visuel_numero27 Le numéro 27 de la revue  Les périphériques vous parlent paru en mai 2009

Six ans après la publication de l’Ange, démons et merveilles du vin la revue Les périphériques vous parlent prend acte, avec ce numéro spécial, des évolutions et de l’actualité des vins naturels.

Au-delà du plaisir du vin, ce numéro consacre une large place aux nouvelles modalités de production agricole et viticole, dessinant un devenir vivable pour les écosystèmes et le cadre de vie humain, dont le destin est corrélé. La redécouverte du goût du vin est sans doute à la clef d’un changement dans les mentalités. Nombreux sont ceux qui aspirent aujourd’hui à terrasser leur dégoût d’une société acquise à la fadeur banalisée des aliments issus de modes de production souvent polluants et peu viables à court terme.

Le choix des vignerons dépeints dans ce numéro, lequel n’est pas un guide, est à la fois arbitraire et pertinent. Arbitraire, dans la mesure ou bien d’autres vignerons auraient pu y figurer et le tableau être plus complet ; pertinent en ce sens où les vignerons retenus sont des figures prégnantes de la filière des vins naturels et sans sulfites dont, certaines, quasi mythiques.

Ces vignerons nous proposent ici une alternative claire et concrète, plus encore séduisante et excitante. Nos palais s’étoilent depuis quelques années de saveurs trop longtemps réprimées par une conception monoforme du vin. Nos bouteilles de supermarché pâtissent depuis des décennies de l’ascendant dévorant des substances de synthèse. Le marketing de têtes de gondole tronque l’idée même de terroir, réduit à la portion congrue d’une image aguicheuse, agglomérant tradition et qualité dans un flou total.

Nous n’invitons pas à détruire le vin tel qu’il domine aujourd’hui. D’ailleurs, entre les vins dits nature et les vins techniques, existent d’infinies nuances et de dégradés sur les échelles de qualité. Nous constatons, simplement, qu’après toutes les latitudes de traitement mais aussi les lâchetés qui ont infiltré nos vins, des vignerons se sont résolus à produire et à travailler sans tricher. Au delà du bénéfice en termes de santé publique, de protection environnementale et de délectation bachique, nous redécouvrons l’étonnante variété des saveurs du vin et, par elles, la capacité de la vie humaine de se renouveler dans ses œuvres.

Notre revue, sensible aux émergences, ne pouvait manquer d’en détailler les aspects.

Prix public : 6€

Numéro en vente en ligne