Commentaire Blog d’un écologue : novembre 2013 - 21/11/13

Fraîcheurs et froidures récurrentes

Entre 1979 et 2010, 1 million de km2 de glace de mer a été perdu en Arctique et, simultanément, une hausse de la couverture neigeuse a été observée dans les parties septentrionales et centrales de l’hémisphère Nord.

Existe-t-il un lien de cause à effet entre ces deux phénomènes ?

Il semble bien que oui.

En raison de la progression continue des émissions de gaz de serre (42 milliards de tonnes en 2012), la température en Arctique a augmenté, en moyenne, de 3° C dans l’atmosphère, et de 5° C dans l’océan (alors qu’il faut pourtant 1000 fois plus d’énergie pour élever une température d’océan qu’il n’en faut pour accroître celle d’une atmosphère).

Le niveau estival le plus bas de la glace de mer Arctique représentait :

-  8, 5 millions de kms2 en l’an 600

- 7 en 1980

- 3, 4 en 2012.

Or, toute surface blanche renvoie au moins 80 % du rayonnement solaire vers l’espace, alors qu’une étendue plus sombre absorbe la force radiative du soleil : c’est ce dernier phénomène qui se produit avec de la mer remplaçant de la glace.

Une bonne partie de cette chaleur supplémentaire absorbée par un océan Arctique davantage liquide que gelé est restituée, à l’automne, à l’atmosphère Arctique.
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Commentaire Blog d’un écologue : juillet 2013 - 5/08/13

Insolites gaz de serre

De mieux en mieux connus pour leurs rôles dans le réchauffement de l’atmosphère terrestre, les gaz à effet de serre le sont moins pour leurs influences persistantes au sein d’espaces parfois inattendus.

Ainsi, entre l’an 850 et l’an 1850, l’humanité a diminué le couvert végétal planétaire afin de pouvoir utiliser de nouvelles terres agricoles, provoquant une émission massive de co2 issue de ces défrichements.

Aujourd’hui encore, 9 % des actuelles hausses des températures sont dues à l’action du co2 alors émis.

Aujourd’hui encore, 30 % des gaz de serre actuellement dans l’atmosphère sont le fruit des déboisements intervenus au cours de cette même période dans les seules Chine et Inde.

Entre 200 et 2000 kms au-dessus de la planète, l’influence des gaz de serre n’est pas non plus négligeable.

A certaines de ces altitudes, il n’est pas rare d’y trouver une concentration de co2 progressant de 10 ppm/décennie (ppm : parties par million, c’est-à-dire 1 gramme de co2 pour 1 tonne d’air atmosphérique).

Ces concentrations ont pour effet de diminuer la densité atmosphérique de ces espaces (entre 3 et 5 % / décennie selon les altitudes), d’autant plus que l’atmosphère s’amincit à ces hauteurs.

Cette baisse de densité atmosphérique favorise une longévité accrue (+25 %) des débris spatiaux, augmentant ainsi leurs collisions avec des engins en activité (satellites, télescope Hubble, etc…).

Sur notre bonne vieille terre, les espaces intérieurs de bâtiments peuvent concentrer jusqu’à 2500 ppm de co2 (contre 400 dans l’atmosphère en 2012), ce qui entraîne une altération de la cognition des personnes s’y trouvant, notamment celles d’enfants et adolescents passant plusieurs heures dans des salles de classe insuffisamment aérées.

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Commentaire Blog d’un écologue : mars 2013 - 8/04/13

Noli me tangere !

Le rotifère bdelloid est un micro-organisme vivant essentiellement en eau douce.

Son nom lui vient d’une paire de cils en forme d’hélices, tourbillonnant en sens inverse autour de sa bouche afin d’y rabattre eau et nourriture.

Composée presque toujours de femelles se reproduisant par clonage, cette espèce contribue à épurer les eaux dulcicoles depuis environ 30 millions d’années.

Lorsqu’un rotifère bdelloid se sent menacé par un virus, un parasite ou un danger environnemental, il enclenche un processus d’autodéssèchement qui le réduit à l’état de poussière, état qu’il peut conserver pendant plusieurs années, poussière que les vents emportent loin de la menace qu’il a identifiée.

C’est jusqu’à parfois plusieurs centaines de kilomètres de distance qu’il reprend son état originel, poursuivant ainsi son existence sans encombres.

Bon nombre des environ 30 millions d’espèces peuplant actuellement la terre disposent de mécanismes aussi efficaces, ou modifient radicalement leurs comportements, afin d’échapper, souvent avec succès, aux bouleversements écologiques déclenchés par l’espèce humaine qui, pour sa part, n’a pas de telles dispositions, ni ne veut changer son mode de vie  : elle favorise ainsi d’autant plus un avenir des plus hypothétiques pour elle-même.

 

Source :

- Like little escape artists,rotifers elude their ennemies by drying up and-poof !, traduit en français sur Newswise.com, 26.01.2010.

 

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Commentaire Blog d’un écologue : novembre 2012 - 20/12/12

Haute attitude

Les oies à tête barrée tiennent leur nom des bandes sombres qui figurent à l’arrière de leurs têtes. Au printemps et à l’automne, elles migrent vers les hauts plateaux Chinois ou Mongols, et inversement. Pour ce faire, elles doivent franchir les plus hauts sommets Himalayens.
Leurs poumons sont plus grands que ceux des autres variétés d’oies, et la densité plus élevée des vaisseaux sanguins dans les muscles de leurs ailes permettent à l’oxygène d’y être plus rapidement acheminé et diffusé.
C’est pourquoi elles peuvent voler jusqu’à 9000 mètres d’altitude, ce qui, pour un humain, reviendrait à pouvoir courir un marathon aux mêmes hauteurs que celles atteintes par un vol commercial d’avion.
Sans nécessiter de complexe appareillage, les oies à tête barrée disposent également d’informations météorologiques aussi fiables que celles des alpinistes.
Par exemple, en s’envolant du niveau des mers, les oies mettent 8 heures pour franchir l’Everest d’une seule traite : les cordées les aperçoivent exactement durant les mêmes fenêtres météo que ces escaladeurs utilisent.
Les oies à tête barrée savent donc en partant que le temps y sera calme 8 heures plus tard.

 

Sources :

- The trans-Himalayan flights of bar-headed geese,Proceedings of National Academy of Science, 31.05.2011 ; traduit en Français sur le site internet, Physorg.com, 07.06.id.
Invigorated muscle structure allows geese to have the Himalayas, Physorg, 28.07.2009.
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Commentaire Blog d’un écologue : juillet 2012 - 7/08/12

Abeilles domestiques non indispensables

En Grande Bretagne, les abeilles domestiques ont diminué leur pollinisation de moitié depuis 1980.

Dans le même temps, les plantes cultivées nécessitant une pollinisation ont cru de 14% en moyenne.

Pourtant, aucune diminution de récolte, due à des difficultés de pollinisation, n’a été enregistrée sur cette période, ni en Grande-Bretagne, ni ailleurs sur la planète où cette double évolution s’est généralisée ces trente dernières années.

Cela est peu surprenant : depuis des dizaines de millions d’années qu’elles existent, les plantes ayant besoin d’une pollinisation (concombre, cerise, trèfle, noix, courge, pastèque, luzerne, oignon…) ont eu recours à des pollinisateurs sauvages, et ce bien avant l’invention des ruchées par l’espèce humaine il y a environ une dizaine de milliers d’années.

Parmi eux, les méconnus syrphes occupent une place significative.

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Commentaire Menace sur nos neurones : Alzheimer, Parkinson - 8/11/11


Menace sur nos neurones : l’émission radio

Livre à lire, à offrir, à faire lire impérativement.

Menaces sur nos neurones de Marie Grosman et Roger Lenglet (paru aux éditions Actes Sud dans la collection « Enjeux de société ») est un livre décisif, qui procède à un état des lieux scientifique approfondi des causes de l’explosion des maladies du cerveau, dénonçant l’attitude des autorités et la paralysie de la prévention. Et qui montre comment stopper cette pandémie. Il s’agit à la fois d’un véritable travail de recherche, appuyé sur une analyse rigoureuse des données, et d’un ensemble de révélations sur l’affairisme qui entretient le fatalisme : un voyage scientifique documenté et impeccable dans sa glaciale véracité. En témoigne la quarantaine de pages de notes et de références qui nous scotchent à nos réalités toxiques sans aucun répit. Bien fait pour nous ! Nous prenons ici la mesure de notre ignorance…

Ce livre frappe donc avant tout par sa rigueur et l’approche très détaillée de chaque filière toxique, présentée d’une façon précise, à partir d’études ou vérifications qui sont pour la plupart cachées par les instances officielles ou restent confinées dans le cercle feutré des experts qui se gardent bien d’en parler dans les médias. On a beau se croire déjà «avertis», on doit reconnaître que ce livre est autant une découverte qu’une remise à niveau capitale.

Qu’il s’agisse de la transmission de substances neurotoxiques par la mère à son enfant via le cordon ombilical et le placenta, à la contamination par l’eau que nous buvons, les milles manières des métaux lourds de s’installer durablement parmi nos neurones, des médicaments inefficaces mais délétères qui participent à cet empoisonnement, sans oublier les particules ultrafines polluant l’air et entrant sous nos crânes par l’escalier de service qu’est le nerf olfactif, les épandages de boues toxiques, les adjuvants des vaccins et d’autres encore… nous comprenons vite que nous vivons dans une bulle éminemment toxique. Et au-delà de la seule description du système, les auteurs nous amènent à comprendre comment en déjouer les pièges, collectivement et individuellement.

Ce que nous ignorons, et que ce livre met en lumière, c’est d’abord l’augmentation vertigineuse du nombre d’affections neuropsychiatriques au-delà de la maladie d’Alzheimer, et la manière dont les autorités ont laissé courir ces pandémies. On y découvre, par exemple, que la maladie de Parkinson touche, non seulement de nombreux agriculteurs, mais aussi monsieur Tout le Monde. Et que l’augmentation du nombre de malades d’Alzheimer n’est pas liée au vieillissement de la population, contrairement aux informations qui nous en sont données. Au fil des pages, l’ouvrage démontre qu’au-delà d’une apparente négligence des autorités, une connivence existe entre les décideurs politiques, les leaders médicaux et les industries du médicament, jusqu’à pointer précisément comment ces dernières planifient leurs bénéfices et les partagent entre soi, dans une joyeuse ambiance de spéculation commercialisant les maladies, et investissent sur la multiplication du nombre de malades prévue pour les prochaines décennies. De l’art de s’enrichir en prétendant prendre soin des victimes qu’on cause soi-même… Les preuves qui nous sont données ici sont accablantes.

panneauxCe véritable «traité» de toxicologie et d’épidémiologie éclaire les abîmes de notre ignorance et nous réveille. On ne peut certes pas tout savoir et l’on craint communément de devoir se défendre de tout. Mais cette lecture est incontournable pour tous ceux qui préfèrent savoir comment faire reculer les causes neurotoxiques, plutôt que de les laisser s’installer en eux et continuer à faire des ravages dans la population. D’autant qu’au-delà du vertige ou des frayeurs que le lecteur peut éprouver dans un premier temps devant la dureté des vérités, il nous informe et nous oriente sur nos choix à venir. Résultat des courses : on est fasciné de bout en bout par la savante démonstration, on est dedans et on y reste. Et quand on la termine, on en sort changé : on se sent beaucoup plus fort. Cette révolution est parfaitement comparable à celle que l’on a vécue avec la découverte des microbes, d’abord refusée par le corps médical et l’opinion. Nous ne voulions accepter alors que des créatures invisibles à l’œil nu couvraient la surface du monde et dont certaines étaient la cause d’épidémies épouvantables de peste et de choléra tuant des millions de personnes. « On ne peut pas faire attention à tout et tout nettoyer tout le temps, laver nos mains entre chaque patient, et même nos ustensiles ! » se récriaient des médecins catastrophés. Changement de culture : il faut désormais aussi apprendre à se protéger des nouvelles molécules qu’on place dans notre environnement quotidien, dont certaines sont neurotoxiques à notre insu, quand d’autres sont cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques. Tout comme chaque virus qui est à l’origine de différentes maladies infectieuses. A ceci près que les auteurs indiquent un changement de paradigme : les toxiques chimiques interagissent entre eux, et beaucoup plus que ne le font les germes infectieux…


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Commentaire Jounée de soutien aux périphs le 11 avril 2010 - 16/04/10

Le 11 avril, notre amie Elisabeth a organisé une journée de soutien aux périphériques à l’Ogresse en compagnie des artistes Guillaume Mitonneau, Marianne Auricoste, Elise Ouvrier-Buffet, FRENCH COUSINES, Marie Bissuel, Vera Raykovska, Alain, M.C. Vallez et D. Braun, Clara Quennefranc, Sylvain Guérineau et BLOND AND BLOND AND BLOND.

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Photos de Cristina Bertelli