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	<title>Les périphériques vous parlent &#187; Les périphériques &amp;co</title>
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		<title>Blog d’un écologue : novembre 2013</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Nov 2013 17:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Les peripheriques vous parlent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog d’un écologue]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Les périphériques &co]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversite]]></category>
		<category><![CDATA[energie verte]]></category>
		<category><![CDATA[gaz a effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[Jean luc menard]]></category>
		<category><![CDATA[nuisibles]]></category>
		<category><![CDATA[rechauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[reforestation]]></category>

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		<description><![CDATA[Fraîcheurs et froidures récurrentes Entre 1979 et 2010, 1 million de km2 de glace de mer a été perdu en Arctique et, simultanément, une hausse de la couverture neigeuse a été observée dans les parties septentrionales et centrales de l’hémisphère Nord. Existe-t-il un lien de cause à effet entre ces deux phénomènes ? Il semble bien [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Fraîcheurs et froidures récurrentes</h2>
<p>Entre 1979 et 2010, 1 million de km2 de glace de mer a été perdu en Arctique et, simultanément, une hausse de la couverture neigeuse a été observée dans les parties septentrionales et centrales de l’hémisphère Nord.</p>
<p>Existe-t-il un lien de cause à effet entre ces deux phénomènes ?</p>
<p>Il semble bien que oui.</p>
<p>En raison de la progression continue des émissions de gaz de serre (42 milliards de tonnes en 2012), la température en Arctique a augmenté, en moyenne, de 3° C dans l’atmosphère, et de 5° C dans l’océan (alors qu’il faut pourtant 1000 fois plus d’énergie pour élever une température d’océan qu’il n’en faut pour accroître celle d’une atmosphère).</p>
<p>Le niveau estival le plus bas de la glace de mer Arctique représentait :</p>
<p>-  8, 5 millions de kms2 en l’an 600</p>
<p>- 7 en 1980</p>
<p>- 3, 4 en 2012.</p>
<p>Or, toute surface blanche renvoie au moins 80 % du rayonnement solaire vers l’espace, alors qu’une étendue plus sombre absorbe la force radiative du soleil : c’est ce dernier phénomène qui se produit avec de la mer remplaçant de la glace.</p>
<p>Une bonne partie de cette chaleur supplémentaire absorbée par un océan Arctique davantage liquide que gelé est restituée, à l’automne, à l’atmosphère Arctique.<br /> <span id="more-1045"></span></p>
<p> Ce supplément d’air chaud installe alors plus de hautes pressions atmosphériques au-dessus d’une mer Arctique plus étendue et affaiblit le vortex polaire (la partie polaire du vent cyclonique soufflant en permanence autour de la terre, entre 7, 5 et 33, 5 km d’altitude ) : des masses d’air froid ne circulent alors plus en boucle autour du pôle Nord et prennent la direction du sud.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cependant, ce phénomène ne se produit pas uniformément, le front polaire ne s’ouvrant que là où les hautes pressions atmosphériques sont dominantes, laissant alors passer de l’air froid : c’est pourquoi, depuis une dizaine d’années, l’ensemble de l’Amérique du Nord et de l’Europe, l’Eurasie septentrionale, ainsi que le Centre et le Nord de la Chine (via respectivement le désert de Gobi et la Sibérie) connaissent certaines années des automnes, hivers et printemps marqués par des températures inférieures de 5 à 6° C aux normales saisonnières.</p>
<p>A l’inverse, lorsque des parties du front polaire sont dominées par de basses pressions atmosphériques, elles conservent l’air froid : ces mêmes régions planétaires observent alors des températures supérieures à 5 à 6 degrés aux normales au cours des saisons précitées, conséquences usuelles de tout réchauffement global.</p>
<p>Par ailleurs, davantage de mer Arctique produit davantage de vapeur d’eau et d’humidité dans l’atmosphère Arctique : ceci a pour conséquence d’intensifier les tempêtes de neige dans les régions planétaires et aux saisons susmentionnées, ainsi que les tempêtes de grêle :  en  moyenne, 175 grêlons d’au moins 5 cm de diamètre s’y abattait en 1900 lors de chaque chute de grêle, alors qu’en 2011 ils étaient 1000, en moyenne également à chaque événement de cette nature.</p>
<p>Enfin, l’ensemble de la cryosphère, c&rsquo;est-à-dire les espaces planétaires dominés par de l’eau sous forme solide (glace de mer ; neige ; lacs, rivières,  … gelés ; glaciers ; calottes glaciaires ; sols gelés) a absorbé 30 % d’énergie solaire supplémentaire entre 1979 et 2008 sous l’effet du réchauffement climatique : par exemple, en 1980, le Groenland renvoyait 80 % du rayonnement solaire vers l’espace, alors qu’en 2012 il n’en renvoyait plus que 64 %.</p>
<p>Très prometteur.</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :<span style="text-decoration: underline;"><br /> </span></h3>
<p>- Is global warning causing harsher winters ? Traduit en Français sur le site internet <em>Physorg.com</em>, à la date du 28.03.2013.</p>
<p>- Extreme hail causes billions in dammage, idem sur le site : Climate change, the next generation, 01.08.2012.</p>
<p>- Artic ice melt sets stage for cold weather, <em>Physorg</em>, 06.06.2012.</p>
<p>- Artic sea ice decline may be driving snowy winters seen in recent years, <em>Physorg</em>, 27.02.2012.</p>
<p>- Correlation between summer Artic sea ice cover and winter weather in Central Europe, <em>Physorg</em>, 01.02.2012.</p>
<p>- Cold winters caused by warmer summers, <em>Physorg</em>, 12.01.2012.</p>
<p>- Global warming means more snowstorms, <em>Physorg</em>, 01.03.2011.</p>
<p>- Loss of reflectivity in the Artic doubles estimate of climate models, <em>Physorg</em>, 18.01.2011.</p>
<p>- Biting winters driven by global warming, <em>Physorg</em>, 21.12.2010.</p>
<p>- Europe and US to see snowy and cold winters, <em>Physorg</em>, 17.06.2010.</p>
<p>- Where’s the heat ? Think deep blue, <em>Physorg</em>, 25.08.2005.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Produits et comportements “verts” (5) :  faites du vélo !</h2>
<p>Les pistes cyclables urbaines sont usuellement présentées comme autant d’initiatives écologiques bienfaisantes, car symboles de reconquêtes d’espaces « verts ».</p>
<p>Beaucoup moins bucoliques sont portant les conséquences sanitaires pour les usagers de ces voies particulières.</p>
<p>Le télescopage entre la pollution atmosphérique qui y règne et les efforts physiques qu’ils produisent à l’intérieur de cette pollution se traduit par l’inhalation de 5, 5 millions de microparticules/mètre parcouru à vélo (soit 4, 5 fois plus que ce qu’absorbe un passager d’une voiture ) et de 16 fois plus de polluants qu’un piéton : quelqu’un qui reste immobile pendant 8 heures au bord d’une voie urbaine n’absorbe pas davantage de particules polluantes qu’une personne y pédalant 30 minutes.</p>
<p>30 minutes d’exposition aux suies des moteurs diesel, c’est précisément le temps qu’elles mettent pour commencer à affecter le cerveau : les particules de suie qui se déposent dans ses tissus déclenchent un stress oxydatif qui le conduit à diminuer ses capacités de traitement des informations : des expositions répétées favorisent alors le déclenchement des maladies de Parkinson et d’Alzheimer.</p>
<p>Par ailleurs, les particules de dioxyde d’azote sont peu solubles et atteignent aisément les bronchioles et alvéoles pulmonaires, pénètrent dans le sang, favorisant oedèmes, cancers, insuffisances respiratoires…</p>
<p>Pédaler au sein d’une pollution atmosphérique ne manque pas non plus d’être précurseur d’asthme, d’angines, d’infarctus…</p>
<p>Bien évidemment, tout piéton et automobiliste vivant dans des agglomérations urbaines subissent aussi ces favorisations de pathologies, mais sans les amplifications ci-dessus décrites.</p>
<p>Compte tenu de ces dernières, très nombreux sont les lieux urbains où il ne fait pas bon vélocipéder :</p>
<p>- Miami où chaque kilo de sol urbain contient plus de 1000 microgrammes de 16 polluants,  dont le très cancérogène benzopyrène</p>
<p>- les villes espagnoles et allemandes, l’Espagne et l’Allemagne occupant respectivement les première et deuxième places pour la pollution atmosphérique dans l’Europe des 28 (alors que ces deux pays sont pourtant co-leaders européens en matière d’énergies renouvelables… )</p>
<p>- les 5 voies Parisiennes les plus polluées :</p>
<p>- place Victor et Hélène Basch (14<sup>e</sup> arrt )</p>
<p>- l’avenue des Champs Elysées (80000 véhicules / jour ), 8<sup>e</sup> arrt</p>
<p>- place de l’Opéra (9<sup>e</sup> arrt )</p>
<p>- bd Haussmann (8<sup>e</sup> et 9<sup>e</sup> arrt)</p>
<p>- rue Ordener (18<sup>e</sup> arr )</p>
<p>Etc…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout cela est de plus aggravé par trois phénomènes.</p>
<p>Le premier est que la pollution atmosphérique mesurée est seulement celle émanant des gaz d’échappement, qui ne représente qu’1/3 de la pollution réelle : les 2 autres tiers, qui n’apparaissent dans aucun comptage nulle part sur la planète, sont constitués par des particules d’usure des véhicules et des voies qu’ils empruntent.</p>
<p>Ainsi, l’abrasion des plaquettes de frein libèrent-elles des microparticules de fer, cuivre, antimoine et baryum, celle des pneus des particules cadmium, plomb (employé pour équilibrer les dits pneus), zinc (utilisé comme activateur de vulcanisation) ; les chaussées laissent échapper des particules du bitume dont elles sont revêtues, auxquelles se mêlent celles des sels de dégivrage répandues l’hiver.</p>
<p>Etc…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ces microparticules sont en suspension permanente dans l’atmosphère, à l’instar de celles des gaz d’échappement, et favorisent aussi les pathologies sus-mentionnées : par exemple, les particules d’usure des freins et pneus endommagent les jonctions entre les cellules pulmonaires.</p>
<p>Le second phénomène d’aggravation est formé d’un ensemble de réalisations présentées comme améliorant la situation :</p>
<p>- les filtres qui éliminent certaines particules émises par les moteurs diesel au prix d’une sensible augmentation d’émissions de particules de dioxyde d’azote, ce qui, par exemple à Paris, amène à avoir autant de pollution atmosphérique, alors que la circulation automobile y a diminué de 25 %.</p>
<p>- les véhicules électriques dont les moteurs et batteries sont faits de matériaux (nickel, aluminium, manganèse…) deux fois plus nocifs que ceux des véhicules à essence, gages d’émissions de particules d’usure encore pires que les actuelles.</p>
<p>Etc…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le troisième phénomène aggravant est que toutes ces sortes de pollution atmosphérique circulent partout sur la planète, rendant illusoires les tentations de sanctuariser des villes par des péages urbains, des interdictions de faire circuler des véhicules anciens…</p>
<p>En effet :</p>
<p>- 29 % du plomb atmosphérique présent en Californie vient d’Asie, après un voyage de 11000 kms,</p>
<p>- 68 % des particules en suspension en Ile-de-France proviennent du Nord et de l’Est de l’Europe,</p>
<p>- 6,5 millions de tonnes d’azote émises aux USA arrivent en Europe Occidentale où elles s’y transforment en oxyde d’azote,</p>
<p>- 15 % de la pollution atmosphérique des USA provient d’Asie et d’Europe,</p>
<p>- les particules émises par les incendies des forêts indonésiennes investissent Singapour et Hong-Kong, celles d’Alaska vont jusqu’au Texas,</p>
<p>- la pollution atmosphérique chinoise recouvre régulièrement le Japon,</p>
<p>Etc…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Qui plus est, cette pollution atmosphérique venant d’ailleurs n’est jamais, à elle seule, dans des seuils d’exposition en dessous desquels elle ne présente aucun danger : en d’autres termes, même sans émissions « indigènes », une agglomération urbaine dépasserait toujours les normes sanitaires du seul fait des polluants venant de sources d’émissions éloignées.</p>
<p>Pratiquer des activités physiques (vélo, jogging, marathons de New-York, Londres…) dans de telles conditions n’est pas vraiment recommandable : on peut s’étonner de la présence de dizaines de stades et terrains d’entraînement sportif aux abords de l’autoroute urbaine la plus fréquentée d’Europe (270000 véhicules chaque jour), à savoir le boulevard périphérique parisien, où des scolaires se dépensent allègrement, alors que leurs systèmes immunitaires en cours de formation laissent entrer encore plus facilement des particules dans leurs organismes…</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p>- La pollution atmosphérique reste massive en Ile de France, <em>Le Monde</em>, 29.03.2013.</p>
<p>- L’état de l’air rue par rue, <em>Direct Matin</em>, 28.03.2013.</p>
<p>- Exhaust fume only third of traffic pollution problem, <em>Physorg</em>, 04.06.2013.</p>
<p>- Comparative environmental life cycle assessment of conventional and electric, Journal of industrial ecology, 04.10.2012, traduit en Français sur BBC News.com.</p>
<p>- We need to reduce dust from brakes, tires, traduit en Français sur Treehugger.com, 18.06.2012.</p>
<p>- Asian emissions contribute to air pollution in Western U.S, <em>Physorg</em>, 02.03.2012,</p>
<p>- 12 countries exceed Europe Union limits on air pollutants, <em>Treehugger</em>, 23.02.2012.</p>
<p>- L’Ile de France importe sa pollution, <em>20 minutes</em>, 15.09.2011.</p>
<p>- Polluted cities choke pedal-powered residents with dirty nanoparticles, <em>Treehugger</em>, 04.06.2010.</p>
<p>- Miami’s soils are “heavily contaminated” with vehicle-exhaust pollutants, <em>Physorg</em>, 18.05.2012.</p>
<p>- Particles from car brakes harm lung cells, <em>Physorg</em>, 20.11.2009.</p>
<p>- Air pollutants from abroad : a growing concern, <em>Physorg</em>, 29.09.2009.</p>
<p>- Even low level of air pollution can impair lung function in healthy cyclists, traduit en français sur <em>Respnsesource.com</em>, 14.09.2008.</p>
<p>- Diesel exhaust inhalation stresses your brain, <em>Physorg</em>, 11.03.2008.</p>
<p>- Foreign ozone emissions lower U.S. air quality, <em>Physorg</em>, 13.12.2007.</p>
<p>- Imported pollution tied to poor air quality in Texas, <em>Physorg</em>, 21.09.2006.</p>
<p>- Urban roadside dirt reveals potentially toxic mix of metals, <em>Physorg</em>, 29.06.2006.</p>
<p>- U.S. exports nitrogen pollution elsewhere, <em>Physorg</em>, 17.03.2005.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Pas folle, la guêpe</h2>
<p>De minuscules mouches blanches, les aleurodes, parasitent des centaines d’espèces de végétaux, notamment les aubergines, fushias, tomates,  dont ils sont particulièrement friands.</p>
<p>De minuscules papillons, les mineuses, ravagent les marronniers.</p>
<p>Les mouches du rivage attaquent les cultures de légumes en serre, la laitue ou le céleri par exemple.</p>
<p>Une seule solution à ces multiples prédations : les guêpes.</p>
<p>Des dizaines d’espèces de ces hyménoptères ont en effet  une façon bien à elles d’éviter la prolifération de ces ravageurs.</p>
<p>Elles pondent leurs œufs au sein de ces insectes ou de leurs larves, et, une fois éclos, ces occupants les dévorent de l’intérieur</p>
<p>Si ces hôtes involontaires s’avisaient de tenter de se protéger de ces intrus, il leur arriverait certainement ce qui survient à plusieurs espèces de cafards, elles aussi victimes de ces pontes intempestives.</p>
<p>Ces blattes ont beau disposer d’une bactérie (<em>Serriata Marcescens</em> en l’occurrence), mortelle pour les larves des guêpes Emeraude, ces dernières sécrètent un liquide désinfectant dont elles tapissent, du sol au plafond si l’on peut dire, les intérieurs des cafards : elles peuvent ensuite les consommer en toute sécurité.</p>
<p>Ces procédés, bien que peu ragoutants, font partie des régulations naturelles qui évitent la croissance exponentielle des parasites de toute sorte, et qui contribuent à rendre possible la perpétuation de centaines de végétaux, tant sauvages que cultivés.</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p>- Researchers discover wasp larva disinfect their food before eating, <em>Physorg</em>, 08.01.2013.</p>
<p>- Parasitoid wasps protect lettuce and celery from pests, <em>Phys</em>, 05.07.2011.</p>
<p>- Can wasps help save conker trees ?, <em>Phys</em>, 09.07.2010.</p>
<p>- Tiny U.K. parasitoid wasp discovered, <em>Phys</em>, 20.10.2009.</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">JEAN-LUC MENARD</p>
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		<item>
		<title>Blog d’un écologue : juillet 2013</title>
		<link>http://blog.lesperipheriques.org/2013/08/05/blog-d%e2%80%99un-ecologue-juillet-2013/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Aug 2013 16:49:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Les peripheriques vous parlent]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Insolites gaz de serre De mieux en mieux connus pour leurs rôles dans le réchauffement de l’atmosphère terrestre, les gaz à effet de serre le sont moins pour leurs influences persistantes au sein d’espaces parfois inattendus. Ainsi, entre l’an 850 et l’an 1850, l’humanité a diminué le couvert végétal planétaire afin de pouvoir utiliser de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Insolites gaz de serre</h2>
<p>De mieux en mieux connus pour leurs rôles dans le réchauffement de l’atmosphère terrestre, les gaz à effet de serre le sont moins pour leurs influences persistantes au sein d’espaces parfois inattendus.</p>
<p>Ainsi, entre l’an 850 et l’an 1850, l’humanité a diminué le couvert végétal planétaire afin de pouvoir utiliser de nouvelles terres agricoles, provoquant une émission massive de co2 issue de ces défrichements.</p>
<p>Aujourd’hui encore, 9 % des actuelles hausses des températures sont dues à l’action du co2 alors émis.</p>
<p>Aujourd’hui encore, 30 % des gaz de serre actuellement dans l’atmosphère sont le fruit des déboisements intervenus au cours de cette même période dans les seules Chine et Inde.</p>
<p>Entre 200 et 2000 kms au-dessus de la planète, l’influence des gaz de serre n’est pas non plus négligeable.</p>
<p>A certaines de ces altitudes, il n’est pas rare d’y trouver une concentration de co2 progressant de 10 ppm/décennie (ppm : parties par million, c&rsquo;est-à-dire 1 gramme de co2 pour 1 tonne d’air atmosphérique).</p>
<p>Ces concentrations ont pour effet de diminuer la densité atmosphérique de ces espaces (entre 3 et 5 % / décennie selon les altitudes), d’autant plus que l’atmosphère s’amincit à ces hauteurs.</p>
<p>Cette baisse de densité atmosphérique favorise une longévité accrue (+25 %) des débris spatiaux, augmentant ainsi leurs collisions avec des engins en activité (satellites, télescope Hubble, etc…).</p>
<p>Sur notre bonne vieille terre, les espaces intérieurs de bâtiments peuvent concentrer jusqu’à 2500 ppm de co2 (contre 400 dans l’atmosphère en 2012), ce qui entraîne une altération de la cognition des personnes s’y trouvant, notamment celles d’enfants et adolescents passant plusieurs heures dans des salles de classe insuffisamment aérées.</p>
<p><span id="more-1034"></span></p>
<p>Même des adultes peuvent être impactés par une telle concentration de co2 : une expérience, menée dans une pièce où 2500 ppm de co2 y étaient concentrées, a révélé une diminution de leurs capacités de prises de décisions dans 7 des 9 tests subis par 22 personnes.</p>
<p>Les pelouses urbaines ne sont pas en reste : la chaleur supplémentaire qu’emmagasinent leurs sols du fait du réchauffement global a pour conséquence d’augmenter la nécessité de respirer des micro-organismes y résidant.</p>
<p>Leurs expirations plus nombreuses provoquent davantage de co2 rejoignant l’atmosphère, faisant des pelouses résidentielles des pourvoyeurs en gaz de serre plus abondants que, par exemple, les cultures de maïs.</p>
<p>Durabilité et incongruité : les gaz de serre n’ont pas fini d’être étonnants.</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p>- Residential lawns efflux more carbon dioxide than corn fields, traduit en Français sur <em>Physorg.com</em>, 23.04.2013.</p>
<p>- Scientists detect carbon dioxide accumulation at the edge of the space, <em>Phys.,</em>11.11.2012</p>
<p>- High co2 levels indoors impair cognition, traduit en Français sur <em>Treehugger.com</em>, 17.10.2012.</p>
<p>- Pre-industrial emissions still causing temperatures to rise, <em>Phys.,</em> 03.07.2012.</p>
<p>- Changing atmosphere increases build-up of space debris, <em>Phys.,</em> 23.06.2010.</p>
<p>- Climate change affecting earth’s outermost atmosphere, <em>Phys.,</em> 11.12.2006.</p>
<p>- Rising carbon dioxide levels increase risks to satellites, <em>Phys.,</em> 19.04.2005.</p>
<h2>Produits et comportements “verts”(4) : vaines imitations</h2>
<p>Les imitations artificielles de la nature sont souvent perçues comme des réponses écologiques aux problèmes environnementaux déclenchés par l’espèce humaine.</p>
<p>Pris parmi de nombreux autres, les exemples ci-dessous montrent pourtant des résultats contraires et des impacts environnementaux résultant de telles pratiques.</p>
<p>La recherche de la blancheur immaculée fait partie de cet arsenal.</p>
<p>En effet, plus une surface planétaire est claire, plus le rayonnement solaire est renvoyé vers l’espace, diminuant ainsi l’apport radiatif du soleil et contribuant à ce que les températures atmosphériques n’augmentent pas davantage.</p>
<p>L’albédo, c’est le nom donné à ce mécanisme naturel, fait que, par exemple, les espaces glacés renvoient au moins 80% du rayonnement solaire.</p>
<p>Fort de ce constat, l’idée de peindre en blanc les glaciers déglacés par le réchauffement global s’est fait jour, avec une peinture à base de chaux présentée comme respectueuse de  l’environnement .</p>
<p>Hélas ! La production d’une tonne de chaux, quel qu’en soit le type, génère en moyenne l’émission de 731 kgs de co2, ce qui fait qu’un meilleur renvoi du rayonnement solaire s’accompagnerait d’une hausse significative des gaz de serre dans l’atmosphère .</p>
<p>Au surplus, cette blancheur artificiellement créée entraîne une diminution des précipitations neigeuses et mène donc à un moindre réenglacement naturel des glaciers ainsi peints.</p>
<p>Voilà du bel ouvrage écologique.</p>
<p>Le réchauffement global est issu à 79 % de l’émission de 48 sortes de gaz de serre, à 18 % de la production de noir de carbone (suies), et à 3 % des villes (bitume, bâtiments, béton ,… ).</p>
<p>Faute de s’attaquer aux 97 % de ses causes, ce qui supposerait une réduction drastique des activités professionnelles et des consommations, se préoccuper des 3 % restants paraît plus aisé.</p>
<p>C’est pourquoi des toits blancs sont préconisés dans les agglomérations urbaines planétaires.</p>
<p>Cependant, cette blancheur artificielle accroît la stabilité de l’air et réduit ainsi le transport vertical de l’humidité et de l’énergie nécessaires à la formation de nuages.</p>
<p>Cela se traduit par une baisse des précipitations (par exemple de 12 % en Arizona), cette moindre nébulosité aboutissant aussi au fait que davantage de lumière solaire atteint les villes, en augmentant alors les températures qui y règnent.</p>
<p>Même déboire avec les revêtements refroidissant artificiellement les chaussées urbaines : en été, 40 % de plus de rayonnement solaire sont enregistrés dans les villes Californiennes dotées de tels équipements, en accroissant les températures de 0,8° en moyenne.</p>
<p>Les résultats seraient très différents si les 97 % des causes du réchauffement étaient fortement réduites : le réenglacement massif de la banquise Arctique, du Groenland, des 200 000 glaciers planétaires, etc… permettrait de renvoyer au moins 80 % du rayonnement solaire.</p>
<p>Efficacité des mécanismes naturels, inefficience de leurs pâles copies que sont les technologies humaines .</p>
<p>Les restaurations des zones humides mondiales (lagunes, tourbières, estuaires, marais salants, ripisylves, etc…) constituent un autre bon exemple de pathétisme humain.</p>
<p>621 restaurations de ces types d’écosystèmes ont été récemment évaluées.</p>
<p>Les résultats sont sans ambiguïté aucune :</p>
<p>-  la biodiversité animale et végétale obtenue est bien moindre que dans les zones humides sauvages :</p>
<p>-  26 %d’espèces végétales en moins,</p>
<p>-  disparition de coléoptères aquatiques par une réhydratation artificielle  trop rapide (tourbières…),</p>
<p>-  utilisation d’anciennes terres agricoles, impropres car manquant de déclivités naturelles (marais salants…).</p>
<p>Etc…</p>
<p>- 23 % de co2 stocké en moins dans ces espaces artificiellement reconstitués.</p>
<p>- 5 % du phosphore retenus (60 % dans les zones humides naturelles).</p>
<p>Etc…</p>
<p>Même de longues durées de ces restaurations ne modifient pas ces constats, par exemple aux Etats-Unis où de telles opérations sont menées depuis 100 ans sur plusieurs sites.</p>
<p>En ce sens, la « compensation » qu’est la création d’une zone humide en échange de la construction de l’aéroport de Notre-Dame des Landes apparait d’une redoutable pertinence…</p>
<p>Par ailleurs, ces reconstitutions artificielles n’ont pas non plus empêché le nombre de zones humides mondiales de diminuer de 50 % depuis 1900.</p>
<p>Laisser faire la nature et ne pas intervenir intempestivement permettrait aux milieux naturels de résoudre la plupart des actuels problèmes environnementaux : mais encore faudrait-il que les écosystèmes sauvages disposassent de suffisamment de place pour exprimer leurs talents.</p>
<p>Ainsi, 45 % de la population mondiale vit à moins de 100 kms des linéaires côtiers planétaires, entraînant avec elle l’apparition d’infrastructures permanentes : nombreuses constructions en front de mer, routes d’accès, jetées, digues, ports de plaisance, espaces récréatifs,…</p>
<p>Tout cela a eu pour conséquences la disparition concomitante de nombre d’écosystèmes côtiers (herbiers sous-marins, récifs coraliens, dunes, arbres maritimes, îles-barrières, …) pourtant propres à endiguer montées des mers et océans, érosion, polluants, accroissements des violences des tempêtes…</p>
<p>La multiplication des bactéries fécales (coliformes) due à cette présence humaine bien trop concentrée fait partie des conséquences affectant les littoraux mondiaux, car plus recyclées par des milieux naturels désormais trop souvent absents (notamment, mais pas seulement, les vasières des estuaires).</p>
<p>Dans le but de remplacer ces écosystèmes en tentant des les imiter, des filtres sont installés sous des dunes (souvent artificielles elles-aussi) afin d’éliminer cette abondance de bactéries fécales : en dehors des égouts, ce sont en effet les littoraux planétaires qui en concentrent le plus : ah ! Respirer le bon air marin…</p>
<p>Ainsi, force nylon et polychlorure de vinyle sont-ils utilisés dans les chambres de filtration : confier à ces dérivés du pétrole le soin de neutraliser ces indésirables coliformes à la place de milieux naturels idoines est très révélateur de l’inappropriation de bon nombre d’attitudes humaines.</p>
<p>Un pas supplémentaire est franchi lorsque des forçages de comportements naturels sont menés au nom d’une écologie mal comprise.</p>
<p>Témoins les ponts pour chauves-souris.</p>
<p>Autrefois, les haies guidaient ces petits mammifères dans leurs déplacements, mais l’exubérance irrationnelle des routes et autoroutes en a fait disparaître beaucoup.</p>
<p>C’est pourquoi des ponts ont été installés afin d’éviter les collisions entre chauves- souris et véhicules en incitant les premières à voler au-dessus des seconds.</p>
<p>Mais deux bonnes raisons s’opposent à cette irréaliste volonté humaine : leurs proies se trouvent souvent près du sol, et voler bas les protègent de leurs prédateurs naturels qui ont davantage de difficulté à les attraper à cette faible hauteur : les chauves-souris préfèrent alors risquer des collisions en ne modifiant pas leurs comportements.</p>
<p>Planter des arbres partout est également une marotte humaine.</p>
<p>Depuis environ 300 millions d’années qu’ils existent, les arbres ne se sont jamais installés dans les steppes, pressentant qu’ils auraient beaucoup de mal à s’y maintenir et reproduire.</p>
<p>Mais l’espèce humaine se fait fort de réparer cette erreur.</p>
<p>En Turquie, en Anatolie centrale, de telles plantations intempestives fragilisent l’écosystème steppique qu’il est censé renforcer.</p>
<p>Les steppes appartiennent aux écosystèmes  arides , avec des prairies rases et une faune spécifique (ibis chauve, hyène rayée,…) , rendant les mêmes services écologiques (absorption des gaz de serre, captage d’eau, neutralisation d’érosion,…) que les autres milieux naturels, sans nécessiter le moindre arbre.</p>
<p>D’une manière plus générale, planter des arbres n’importe où est contre productif quant à la lutte contre le réchauffement global.</p>
<p>Et l’on retrouve ici  le pouvoir de l’albédo déjà évoqué ci-dessus.</p>
<p>En effet, dans les zones tropicales, les couleurs plus claires des feuillages fait absorber moins de rayonnement solaire aux arbres qui, par conséquent, emmagasinent aussi moins de chaleur solaire : leur absorption de co2 est alors supérieure à celle de la chaleur solaire, et des reforestations de zones tropicales sont de pertinents recours.</p>
<p>Mais dans les zones tempérées et froides, c’est l’inverse : les couleurs plus sombres des feuillages font que les arbres absorbent davantage de chaleur solaire qui stagne à la surface de la terre et qui surpasse alors  leur absorption de co2 : si les croissances des forêts persistaient dans ces zones, cela se traduirait par 5 degrés de plus dans l’atmosphère d’ici 2100.</p>
<p>C’est pourquoi, en dehors des zones tropicales, il vaut mieux privilégier d’autres milieux naturels que les forêts, davantage prétextes à une sylviculture intensive d’essences semblables qu’à un maintien d’une réelle biodiversité.</p>
<p>Conserver la nature telle que la mémoire humaine l’a toujours connue est un autre bon exemple de ferveur déplacée.</p>
<p>En ce sens, la lutte obsessionnelle contre les espèces animales et végétales présentées comme « invasives » s’apparente à un anachronisme.</p>
<p>En effet, bon nombre d’observations de terrain ont portant montré trois conséquences heureuses de ces « invasions » :</p>
<p>- soit les espèces nouvellement arrivées coexistent avec celles traditionnellement présentes, par exemple en leur offrant de nouvelles sources de nourriture ;</p>
<p>- soit elles rendent les mêmes services écologiques que celles qu’elles ont supplantées ;</p>
<p>- soit elles sont créatrices de nouveaux écosystèmes tout aussi aptes que les anciens à résoudre les problèmes environnementaux.</p>
<p>C’est ainsi que la nature a toujours fonctionné : tout espèce présente quelque part depuis longtemps y  a été forcément à un moment une espèce « invasive ».</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p>- Researchers  devise hidden dune filters to treat coastal stormwater runoff, <em>Phys.</em>, 19.03.2013.</p>
<p>- Pavements designed to fight climate change could increase energy consumption in surrounding buildings, <em>Phys.</em>, 08.11.2012.</p>
<p>- Manmade marshes poorer in plant life that naturals one, <em>Phys.</em>, 20.09.2012.</p>
<p>- White roofs can combat urban heat islands, but not without impact on regional hydroclimate, <em>Environmental Research Letters</em>, 09.2012 ; traduit en Français sur <em>Science Daily. com</em>, 07. idem.</p>
<p>- Bat bridges don’t work, <em>Phys.</em>, 13.06.2012.</p>
<p>- Restored wetlands rarely equal conditions of originals, <em>Phys.</em>, 24.01.2012.</p>
<p>- Urban “heat islands” is a small part of global warning : white roofs don’t reduce it, <em>Phys.</em>, 19.10.2011.</p>
<p>- The perils of tree planting in Turkey, <em>Treehugger</em>, 05.02.2011.</p>
<p>- Peat bog restauration methods may harm insect species, <em>Phys.</em>, 09.06.2010.</p>
<p>- Plant a tree and save the earth ?; <em>Phys.</em>, 13.12.2006.</p>
<h2>Castors, mécanos de la nature</h2>
<p>Depuis environ 12 millions d’années, les castors fournissent des services en tout genre à la nature.</p>
<p>Bien connus sont ceux ayant trait à une plus grande disponibilité de l’eau.</p>
<p>Leurs barrages favorisent en effet une meilleure recharge des nappes phréatiques là où ils sont présents, par exemple en faisant monter les niveaux des eaux souterraines dans les fonds des vallées situés en aval.</p>
<p>De même, leurs barrages conservent-ils l’eau pendant les sécheresses : 60 % de plus qu’en des lieux dont les castors sont absents .</p>
<p>Moins connues sont les facilitations des vies de nombreuses espèces animales résultant de leurs activités.</p>
<p>Ainsi, les naissances et développements de populations amphibiennes sont-ils encouragés par les eaux plus chaudes et mieux oxygénées de leurs retenues, d’autant que les tailles souvent modestes de leurs barrages découragent davantage les prédateurs.</p>
<p>Leurs ouvrages provoquent aussi des dégels plus rapides (par exemple 11 jours plus tôt dans le centre de l’Alberta, au Canada), permettant de ce fait aux coyotes, belettes, renards, orignaux, etc… de s’abreuver plus précocément.</p>
<p>Cette précocité de dégel profite également aux bernaches qui avancent leurs nidifications, offrant ainsi à leurs jeunes oies du temps supplémentaire afin qu’elles se préparent à migrer avec leurs parents à l’automne.</p>
<p>La totalité des cours d’eau douce planétaire subissent actuellement une augmentation de leurs teneurs en sel issue des activités humaines : extractions minières échevelées, (notamment, mais pas seulement celles de la potasse), pratiques agricoles inopportunes, procédés douteux de décalcification d’eau, etc…</p>
<p>En conséquence, les castors s’habituent à résider en permanence dans des eaux saumâtres, par exemple dans des deltas de l’état de Washington situé au nord-ouest des U.S.A.</p>
<p>Ce faisant, ils contribuent aussi à y multiplier les populations de saumons sauvages : ils sont en effet 5 fois plus nombreux dans leurs retenues que dans les plans d’eau dépourvus de leurs barrages.</p>
<p>Pour constituer ces derniers, les castors éclaircissent les forêts, au profit des chauves-souris.</p>
<p>En effet, les systèmes d’echolocalisation qu’elles utilisent afin de repérer leurs proies émettent des ondes qui rebondissent sur les arbres, créant ainsi des interférences qui gênent leurs chasses, alors que lorsqu’il y a moins d’arbres, il y a également  moins de rebondissements et d’interférences, et davantage d’insectes capturés.</p>
<p>Cet éclaircissement de forêts a dû être particulièrement intense là où se trouve le seul ouvrage du règne animal visible depuis l’espace.</p>
<p>Au Canada, dans la province d’Alberta, un barrage de castors, long de 2790 mètres, continue d’être prolongé par eux : l’herbe qui pousse dessus montre qu’ils l’ont commencé autour de l’année 1970.</p>
<p>Constants castors.</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources</h3>
<p>- Busy beavers give Canada geese a lift, <em>Physorg</em>, 13.02.2013.</p>
<p>- Salinisation of rivers : a global environmental problem, <em>Physorg</em>, 11.01.2013.</p>
<p>- European beavers build better bat habitats, <em>Treehugger</em>, 20.02.2011.</p>
<p>- Massive beaver dam visible from space, <em>ID</em>, 05.05.2010.</p>
<p>- Beavers building prime salmon habitat in Skagit delta, <em>Physorg</em>, 24.05.2009.</p>
<p>- Beaver population helps battle drought, <em>Physorg</em>, 20.02.2008.</p>
<p>- Beavers and their dams may help amphibians, <em>Physorg</em>, 12.01.2007.</p>
<p>- Downstream ecosystems aided by beaver dams, <em>Physorg</em>, 05.06.2006.</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">JEAN-LUC MENARD</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Blog d’un écologue : mars 2013</title>
		<link>http://blog.lesperipheriques.org/2013/04/08/blog-d%e2%80%99un-ecologue-mars-2013/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 18:45:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Les peripheriques vous parlent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog d’un écologue]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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		<category><![CDATA[energie verte]]></category>
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		<description><![CDATA[Noli me tangere ! Le rotifère bdelloid est un micro-organisme vivant essentiellement en eau douce. Son nom lui vient d’une paire de cils en forme d’hélices, tourbillonnant en sens inverse autour de sa bouche afin d’y rabattre eau et nourriture. Composée presque toujours de femelles se reproduisant par clonage, cette espèce contribue à épurer les eaux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Noli me tangere !</h2>
<p>Le rotifère bdelloid est un micro-organisme vivant essentiellement en eau douce.</p>
<p>Son nom lui vient d’une paire de cils en forme d’hélices, tourbillonnant en sens inverse autour de sa bouche afin d’y rabattre eau et nourriture.</p>
<p>Composée presque toujours de femelles se reproduisant par clonage, cette espèce contribue à épurer les eaux dulcicoles depuis environ 30 millions d’années.</p>
<p>Lorsqu’un rotifère bdelloid se sent menacé par un virus, un parasite ou un danger environnemental, il enclenche un processus d’autodéssèchement qui le réduit à l’état de poussière, état qu’il peut conserver pendant plusieurs années, poussière que les vents emportent loin de la menace qu’il a identifiée.</p>
<p>C’est jusqu’à parfois plusieurs centaines de kilomètres de distance qu’il reprend son état originel, poursuivant ainsi son existence sans encombres.</p>
<p>Bon nombre des environ 30 millions d’espèces peuplant actuellement la terre disposent de mécanismes aussi efficaces, ou modifient radicalement leurs comportements, afin d’échapper, souvent avec succès, aux bouleversements écologiques déclenchés par l’espèce humaine qui, pour sa part, n’a pas de telles dispositions, ni ne veut changer son mode de vie  : elle favorise ainsi d’autant plus un avenir des plus hypothétiques pour elle-même.</p>
<h3> </h3>
<h3>Source :</h3>
<p>- Like little escape artists,rotifers elude their ennemies by drying up and-poof !, traduit en français sur <em>Newswise.com</em>, 26.01.2010.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1017"></span></p>
<h2>Produits et comportements “verts”(3): le bois</h2>
<p>Le bois est un combustible écologique : cette assertion est largement erronée, sa combustion ayant au moins trois conséquences aussi défavorables sur l’environnement que les autres sources d’énergie .</p>
<p>La première est de fournir une part importante de la pollution atmosphérique.</p>
<p>En effet, 10 sortes de gaz et 11 sortes de particules s’échappent du bois en train d’être brûlé.</p>
<p>Parmi eux, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (benzoprène,…), des crésols, du dioxyde de souffre, du monoxyde de carbone, etc, favorisent plusieurs variétés de cancers.</p>
<p>Les particules fines et ultrafines issues de la combustion de bois favorisent également les pathologies cardio-vasculaires et respiratoires.</p>
<p>De ces émanations ne manquent pas non plus d’abonder une pollution atmosphérique permanente :</p>
<p>- au-dessus de l’Union Européenne, jusqu’à parfois 9000m d’altitude, 60 % des polluants en suspension en sont issus ;</p>
<p>- en Grèce, la crise financière fait privilégier le chauffage au bois, moins onéreux que les combustibles fossiles :</p>
<p>- à Athènes, la concentration de particules peut désormais atteindre 150 microgrammes/m3 atmosphérique (50 microgrammes est la norme Européenne, mais 20 sont considérés comme neutres sanitairement) ;</p>
<p>- à Salonique, ce sont 73 micgs/m3 qui planent en permanence ;</p>
<p>- à Thessalonique, la pollution atmosphérique a augmentè de 17 % ;</p>
<p>etc…</p>
<p>-  En Ile-de-France, cette dernière est composée pour 20 % de son total par les particules fines et ultrafines émanant de la combustion de bois, le trafic routier fornissant 25 % de la pollution Francilienne ;</p>
<p>Etc…</p>
<p>Tout cela n’a rien d’étonnant : le bois brûlé dégage en effet 30 fois plus de microparticules que le pétrole consumé.</p>
<p>Conséquemment, un chauffage au bois de moyenne qualité ne met que 9 heures à libérer autant de microparticules qu’une voiture de puissance moyenne parcourant 20000 kms,un chauffage au bois très performant 2 jours .</p>
<p>La seconde conséquence défavorable à l’environnement de la combustion de bois est l’aggravation du réchauffement climatique.</p>
<p>Le noir de carbone(suie) qui en émane se dépose sur les 200000 glaciers planétaires, assombrissant leurs surfaces et accélérant ainsi leurs fontes,ce qui réduit d’autant la part du rayonnement solaire renvoyé vers l’espace par de moins en moins d’étendues glacées.</p>
<p>Par ailleurs, brûler du bois revient à consumer le cycle entier du carbone qui s’y trouve stocké, c&rsquo;est-à-dire brûler du carbone à ses différentes étapes de transformation, alors que consumer du carbone fossilisé c’est le brûler seulement à son dernier stade de transformation : c’est pourquoi le bois consumé émet en moyenne 45 % de plus de co2 que le charbon, et 300 % de plus que le gaz naturel.</p>
<p>Au surplus,utiliser du bois pour chauffer ou produire de l’électricité revient à dépeupler les forêts et ainsi réduire leurs capacités de stockage du co2 : à l’échelle planétaire, entre 2005 et 2010, ce sont 500 millions de tonnes de co2 stockés qui ont disparu du fait de ces deux utilisations.</p>
<p>Aux Etats-Unis, ces usages du bois consomment chaque année des arbres qui occupaient 119000 kms2 (soit la surface de l’état de Pennsylvanie), et les 15 millions de poëles à bois consomment 1/5<sup>e</sup> des forêts Américaines annuellement.</p>
<p>La troisième conséquence est une perte de biodiversité végétale et animale.</p>
<p>En effet, les utilisations du bois susmentionnées conduisent à faire occuper de vastes espaces forestiers par un petit nombre d’essences à « croissance rapide » (mais mettant quand même 20 ans à devenir des arbres « consommables »), ce qui réduit le nombre d’essences présentes, d’une part, et ce qui favorise la prolifération de parasites (dendroctones, scolytes …) non dissuadée par la multiplicité des essences, d’autre part.</p>
<p>En outre, la litière forestière faite d’arbres morts et de déchets de bois laissés dans les forêts ne fournit plus de services écologiques à de petits mammifères (tamias, campagnols, musaraignes,…)dont les populations sont régulées par des martres…, entres autres exemples de biodiversité animale disparue.</p>
<p>Cela est d’autant plus regrettable qu’au bout de 100ans,les arbres laissés sur place après leurs trépas contiennent encore 15 %du co2 qu’ils avaient séquestré durant leurs vies, alors que ceux brûlés libèrent instantanément la totalité du co2 qu’ils contiennent…</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p>- Relancé par la crise,le chauffage au bois couvre Athènes d’un nuage de particules, <em>Le Monde</em>, 09.01.2013.<br /> &#8211; La santé des Grecs se consume dans les poëles à bois, <em>Libération</em>, 07.01.2013.<br /> &#8211; Wood-burning sets off pollution alarm bells in Athens,traduit en Français sur <em>Physorg.com</em>, 28.12.2012.<br /> &#8211; Forestry’s waste wood offers habitat for small forest-floor animals, <em>Newswise</em>, 24.10.2012.<br /> &#8211; Wood-burning stoves:harmful or safe ?, <em>Physorg,</em> 17.01.2012.<br /> &#8211; Replacing coal with biomass electricity is no climate solution, traduit en Français sur <em>Treehugger.com</em>, 12.09.2011.<br /> &#8211; Is burning wood for heat really green?, <em>Treehugger</em>, 06.06.2011.<br /> &#8211; New study sally reputation of biomass as clean and green, <em>Physorg</em>, 28.03.2011.<br /> &#8211; Air pollutants from fireplaces and wood-burning stoves raise health concerns, <em>Physorg</em>, 06.02.2011.<br /> &#8211; Burning wood may do more harm than good, <em>Treehugger</em>, 27.09.2010.<br /> &#8211; Burning Ohio trees at Burger sets fire to debate, traduit en Français sur <em>Ohio.com</em>, 01.08.2010.<br /> &#8211; Biomass worse than coal,<em> Treehugger</em>, 12.06.2010.<br /> &#8211; Wood power worse for climate than coal,traduit en Français sur <em>Boston.com</em>, 11.06.2010.<br /> &#8211; Biomass,a burning issue, traduit en Français sur <em>AECB.net</em>, 2010.<br /> &#8211; Montreal plans ban on wood stoves, <em>Treehugger</em>, 05.02.2009.<br /> &#8211; Wood stove emissions law in Germany, <em>Treehugger</em>, 12.03.2006.</p>
<h2>Précieux contrôle naturel en perdition</h2>
<p>Les ripisylves sont des écosystemes croissant le long des cours d’eau, tant en zones tempérées que tropicales.</p>
<p>Ces importantes densités végétales peuvent compter jusqu’à 50 essences d’arbres différentes (comme par exemple dans certaines zones ripariennes du Rhin et du Rhône), ou aller jusqu’à susciter de nombreuses espèces de poissons frugivores, comme en Amazonie.</p>
<p>Mais c’est la capacité de la végétation ripicole à absorber l’azote qui est le plus notable : jusqu’en 1895, les ripisylves planétaires contrôlaient quasiment la moitié de l’azote et de ses dérivés émis mondialement.</p>
<p>En effet, les arbres absorbent les nitrates pour leurs croissances, ce qui en réduit la teneur dans les eaux ripariennes.</p>
<p>Les feuilles, débris ligneux, branchages, mousses aquatiques, nématodes(vers ronds) et divers micro-organismes capturent l’azote et en neutralisent la plus grande part.</p>
<p>L’association de ces deux mécanismes naturels fait que les eaux ripariennes contiennent beaucoup plus d’oxygène que d’azote et ses dérivés : les bactéries d’eau douce n’ont alors pas besoin de les consommer, car il y a suffisamment d’oxygène pour qu’elles puissent vivre : conséquemment, l’azote et ses dérivés ne rejoignent pas l’atmosphère, ce qui est le cas à chaque fois que ces bactéries sont obligées de s’en servir pour assurer leurs existences .</p>
<p>Outre cette régulation, les ripisylves assurent d’autres services écologiques : havres de fraîcheur en période de sécheresse ; réduction de lumière solaire dans les eaux, ce qui défavorise les efflorescences algales indésirables ; entraves à l’érosion etc…</p>
<p>Mais la disparition de ces écosystèmes associée à la très forte augmentation de l’utilisation de l’azote artificiel (engrais…) ne permettent plus aux ripisylves d’en contrôler la quantité : c’est pourquoi des volumes de plus en plus importants des divers oxydes d’azote se retrouvent aujourd’hui dans l’atmosphère, contribuant entre autres méfaits, à détruire le pourtant indispensable écran d’ozone .</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p>- Forested riparian zones important to nitrogen control and stream health, <em>Physorg</em>, 21.02.2012.<br /> &#8211; Streams need trees to withstand climate change, <em>Physorg</em>, 10.02.2012.<br /> &#8211; Farmers and ranchers served by stream bank biodiversity, <em>Physorg</em>, 13.10.2010.</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">JEAN-LUC MENARD</p>
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		<title>Blog d’un écologue : novembre 2012</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Dec 2012 20:10:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Haute attitude Les oies à tête barrée tiennent leur nom des bandes sombres qui figurent à l’arrière de leurs têtes. Au printemps et à l’automne, elles migrent vers les hauts plateaux Chinois ou Mongols, et inversement. Pour ce faire, elles doivent franchir les plus hauts sommets Himalayens. Leurs poumons sont plus grands que ceux des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Haute attitude</h2>
<p>Les oies à tête barrée tiennent leur nom des bandes sombres qui figurent à l’arrière de leurs têtes. Au printemps et à l’automne, elles migrent vers les hauts plateaux Chinois ou Mongols, et inversement. Pour ce faire, elles doivent franchir les plus hauts sommets Himalayens.<br /> Leurs poumons sont plus grands que ceux des autres variétés d’oies, et la densité plus élevée des vaisseaux sanguins dans les muscles de leurs ailes permettent à l’oxygène d’y être plus rapidement acheminé et diffusé.<br /> C’est pourquoi elles peuvent voler jusqu’à 9000 mètres d’altitude, ce qui, pour un humain, reviendrait à pouvoir courir un marathon aux mêmes hauteurs que celles atteintes par un vol commercial d’avion.<br /> Sans nécessiter de complexe appareillage, les oies à tête barrée disposent également d’informations météorologiques aussi fiables que celles des alpinistes.<br /> <span> Par exemple, en s’envolant du niveau des mers, les oies mettent 8 heures pour franchir <span>l’Everest</span> d’une seule traite : les cordées les aperçoivent exactement durant les mêmes <span>fenêtres</span> météo que ces <span>escaladeurs</span> utilisent.</span><br /> Les oies à tête barrée savent donc en partant que le temps y sera calme 8 heures plus tard.</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p><span>- <span>The</span> <span>trans</span>-<span>Himalayan</span> <span>flights</span> <span>of</span> bar-<span>headed</span> <span>geese</span>,<span>Proceedings</span> <span>of</span> National <span>Academy</span> <span>of</span> Science, 31.05.2011 ; traduit en França<span>is</span> sur le site <span>internet,</span> <em>Physorg.com</em>, 07.06.id.</span><br /> <span> &#8211; <span>Invigorated</span> muscle structure <span>allows</span> <span>geese</span> <span>to</span> have <span>the</span> <span>Himalayas</span>,<em> Physorg</em>, 28.07.2009.</span><br /> <span id="more-996"></span></p>
<h2>Produits et comportements “verts”(2): mangez du poisson</h2>
<p><span>En 1950, chaque personne consommait en moyenne 3 <span>kgs</span> de poissons durant l’année, aujourd’hui, 17 <span>kgs</span>. Cette multiplication par (presque) 6, alors que, sur la même période, la population mondiale n’a été multipliée que par 2,8, génère de nombreux impacts.</span><br /> Tout d’abord,une réduction drastique :<br /> <span> -31% des espèces de poissons sont surexploitées (cabillaud : 93% pêchés avant d’avoir pu se reproduire ; espadon : pouvant peser 1 tonne, il est autorisé de le prendre à partir de 20 <span>kgs</span> ; colin, églefin, capelan, mulet, maquereau, merlu,…)</span><br /> -54% sont au maximum de leur exploitation (flétan : particulièrement concerné par l’extension de ses zones de pêche due à l’absence de glaces provoquée par le réchauffement global ; bar : la moitié pêché avant d’avoir pu se reproduire ; carrelet, lieu, sole,…)<br /> -15% sont en exploitation modérée (hareng, merlan, raie, thon,…)<br /> <span> Quant aux poissons de petite taille (sardine, ancho<span>is</span>, éperlan,…), ils sont <span>surcapturés</span> afin d’être transformés en farine qui nourrit les pensionnaires des bassins d’aquaculture : il faut en effet 4 <span>kgs</span> de poissons sauvages pour obtenir 1 kg de poisson d’élevage.</span><br /> Ensuite, à l’instar de la plupart des activités professionnelles, l’insincérité des pêcheurs est patente.<br /> <span> Ainsi entre autres exemples, de 1950 et 2006, les prises déclarées dans l’arctique <span>Amérasien</span> s’élevaient-elles à 12700 tonnes chaque année, alors <span>qu’elles</span> se sont révélées être de 953000 tonnes, soit 75 fo<span>is</span> plus.</span><br /> <span> Il est très probable que ces sous-déclarations soient systématisées sur l’ensemble des lieux de pêche mondiaux, et que les 500 millions de personnes vivant directement et indirectement de cette activité n’y trouvent d’autant moins à redire que la seule façon de stopper la <span>surpêche</span> serait une interdiction d’accès à 1/3 des mers et océans pendant 10 ans.</span><br /> La raréfaction des ressources marines alimentaires mène à une avancée continue du jour du dépassement, c&rsquo;est-à-dire celui où les ichtyophages en ont consommé davantage que ce que la nature peut en produire durant un an : en 2011 dans l’Union Européenne, ce jour fut le 9 juillet : tout poisson mangé postérieurement venait forcément d’autres mers que celles la baignant.<br /> A cet égard, il faut aujourd’hui parcourir 17 fois plus de distance, utiliser 17 fois plus d’énergie etc… pour capturer la même quantité de poissons qu’en 1889 : à 3 litres de gazole nécessaires pour prendre 1 kg de poisson, ce dernier est donc aussi carboné que la viande : la pêche est autant émettrice de gaz à effet de serre que l’élevage bovin et ovin.<br /> <span> Manger beaucoup plus de poissons <span>qu’auparavant</span> conduit aussi à capturer ceux vivant dans les grands fonds : à l’aide de filets de 500 mètres de large évoluant à 2000 mètres de profondeur, 70 espèces en sont ainsi remontées.</span><br /> <span> Ma<span>is</span> seulement une dizaine est commercialisée (baudroie, <span>lingue</span>, <span>mostelle</span>, sébaste, grenadier, empereur, sabre,…), la soixantaine d’autres étant rejetée morte à la mer.</span><br /> <span> Tout ceci a pour conséquence que, chaque année, les fonds remués par la pêche planétaire représentent 2 fo<span>is</span> la surface des <span>Etats</span>-Un<span>is</span>, endommageant gravement de nombreux écosystèmes.</span><br /> L’exploitation des gaz de schistes, l’élevage intensif, l’exploitation minière… : aucune de ces activités, ni aucune autre, ne s’étend chaque année sur 2 fois la surface des U.S.A. En ce sens, manger du poisson est la plus grande prédation environnementale existante.<br /> Le poisson, c’est bon pour la santé : serinée depuis des décennies, cette antienne est loin de correspondre à la réalité.<br /> Les poissons d’eau douce comme d’eau de mer sont en effet perclus de substances toxiques pour les organismes humains (et aussi pour les poissons eux-mêmes) :<br /> -1,7 fois plus d’arsenic que la normale<br /> &#8211; 3,5 fois plus de mercure, surtout dans les lottes, bars, flétans, thons ,raies, dorades, anguilles, brochets… car il se concentre, à un volume augmenté d’un million de fois, davantage dans les muscles que dans les tissus (rappelons que le mercure favorise, notamment, des perturbations du système nerveux, du cœur, des systèmes immunitaires,…)<br /> <span> &#8211; du <span>polychlorobiphényle</span>(<span>pcb</span>) en telle quantité que manger du maquereau, de la sardine, du saumon, du hareng,… 2 fo<span>is</span> par semaine équivaut à en ingérer une dose dépassant la norme admise, et 4 fo<span>is</span> celle-ci avec de l’anguille, de la brème, du gardon,… (rappelons que les <span>pcb</span> favorisent, notamment, la détérioration des neurones, du système hormonal, ainsi que les survenances des cancers du foie et de la vésicule biliaire).</span><br /> &#8211; enfin, celles et ceux mangeant les 84 millions de tonnes de poissons pêchées chaque année ingèrent en même temps les 18000 tonnes de plastiques qu’ils contiennent.<br /> <span> Ces substances, et bien d’autres, sont présentes dans toutes les eaux douces et marines à des taux de concentration en général très élevés : la plupart des cours d’eau du <span>Gard</span>, la mer des Caraïbes, la <span>Saône</span>, la mer <span>Baltique</span>, la Marne, le lac <span>Erié</span>, la baie de Seine,… étant particulièrement touchés.</span></p>
<h3> </h3>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p><span>- <span>Task</span> <span>forcerezcommends</span> <span>reducing</span> global <span>harvest</span> <span>of</span> &laquo;&nbsp;forage <span>fish</span>”,<em> Physorg</em>, 03.04.2012</span>.<br /> &#8211; L’urgence à stopper la surexploitation des Abysses, <em>Le Monde</em>, 15.10.2011.<br /> <span> &#8211; Poissons : friture sur la ligne, <em>Viva</em>, 09.2011.</span><br /> -  Fish consumption at all time, <em>Physorg</em>, 31.01.2011.<br /> <span> &#8211; <span>Artic</span> <span>fisheriescatches</span> in <span>Russia</span>,<span>United</span> –<span>States</span>,and Canada :<span> baselines</span> for <span>neglected</span> <span>ecosystems</span>, Polar <span>Biology</span>, 29.01.2011;<em> Physorg</em>, 04.02.idem.</span><br /> &#8211; Dans la Seine,la chair à poisson serait du poison, <em>20</em>’, 19.05.2010.<br /> <span> -<span> The</span> <span>effects</span> <span>of</span> 118 <span>years</span> <span>of</span> <span>industrial</span> <span>fishing</span> on U.K.<span>bottom</span> <span>trawl</span> <span>fisheries</span>, <em>Nature</em>, 04.05.2010; en França<span>is</span> sur le site internet <em>Science Daily.com</em>, 05. idem</span>.<br /> <span> &#8211; <span>Mercury</span> <span>is</span> <span>higher</span> in <span>some</span> <span>tuna</span> <span>species</span>,<span>accordinf</span> for <span>dna</span> <span>barcoding</span>,<em> Physorg</em>, 21.04.2010</span>.<br /> <span> -<span>Call</span> for <span>fishing</span> ban in a <span>third</span> <span>of</span> <span>oceans</span>, <em>The Observer.com</em>, 26.04.2009.</span><br /> <span> -<span> Bottom</span> <span>trawling</span> impacts <span>clearly</span> visible <span>from</span> <span>space</span>,<em> Physorg</em>, 15.02.2008.</span><br /> <span> &#8211; Store-<span>brought</span> <span>freshwater</span> <span>fish</span> <span>contain</span> <span>elevated</span> <span>levels</span> <span>of</span> <span>mercury</span>,arsenic and <span>selenium</span>, <em>Physorg</em>, 07.11.2007</span>.<br /> &#8211; Mercury can travel long distance, <em>Physorg</em>, 12.12.2005.</p>
<h2><span><span>Statégies</span> séductrices</span></h2>
<p><span>Depu<span>is</span> environ 300 millions d’années qu’un certain nombre de végétaux ont commencé à se diversifier par la <span>pollinisation</span>, les actuelles espèces de plantes en ayant besoin rivalisent d’ingéniosité dans les moyens de parvenir à cette fin.</span><br /> L’émanation est un outil souvent employé avec succès.<br /> Ainsi, une centaine de variétés d’orchidéés d’Afrique du Sud produisent-elles une huile volatile dans le but de se concilier les bonnes grâces d’abeilles sauvages.<br /> <span> Loin de l’habituel nectar, cette huile dégage une odeur acre proche de celle du pétrole : composée en moyenne de 26 éléments chimiques naturelles, cette <span>fragrance</span> pétrolifère éloigne les narines humaines, ma<span>is</span> connaît un franc succès auprès d’abeilles qui se régalent de cette huile…et emmènent avec elles de petits paquets jaunes de pollen accrochés à leurs pattes.</span><br /> L’incitation prend de multiples formes lorsque des plantes veulent convaincre des animaux de contribuer à leur prospérité. A cet égard, la couleur pourpre arborée par certains végétaux se révèle être un atout gagnant :<br /> &#8211; elle attire les herbivores qui consomment leurs graines dont une partie est restituée intacte dans leurs déjections, souvent à de grandes distances du lieu où elles ont été ingérées<br /> &#8211; les rayures rouges violacées sont autant de voies d’accès vers le nectar, situé au centre de la fleur pour les insectes sacrifiant au péché de gourmandise.<br /> <span> L’imitation ne manque pas de figurer dans cette panoplie de charmes <span>envoutants</span>.</span><br /> A ce titre, depuis environ 97 millions d’années, une variété d’arum, Rubescens Homalomena, s’est appropriée l’odeur d’une variété de scarabée afin de l’inciter à la polliniser.<br /> Décidément, tous les goûts sont dans la nature.</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p><span>- Plants mimic scent <span>of</span> pollinating beetles,<em> Physorg</em>, 03.04.2012.</span><br /> <span> &#8211; For certain orchids,relatives more important than pollinators in shaping floral attractants,<em> Physorg</em>, 26.10.2011.</span><br /> &#8211; The power of purple, <em>Physorg</em>, 09.02.2011.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">JEAN-LUC MENARD</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Blog d’un écologue : juillet 2012</title>
		<link>http://blog.lesperipheriques.org/2012/08/07/blog-d%e2%80%99un-ecologue-juillet-2012/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Aug 2012 14:06:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Les peripheriques vous parlent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog d’un écologue]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Abeilles domestiques non indispensables En Grande Bretagne, les abeilles domestiques ont diminué leur pollinisation de moitié depuis 1980. Dans le même temps, les plantes cultivées nécessitant une pollinisation ont cru de 14% en moyenne. Pourtant, aucune diminution de récolte, due à des difficultés de pollinisation, n’a été enregistrée sur cette période, ni en Grande-Bretagne, ni [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Abeilles domestiques non indispensables</h2>
<p>En Grande Bretagne, les abeilles domestiques ont diminué leur pollinisation de moitié depuis 1980.</p>
<p>Dans le même temps, les plantes cultivées nécessitant une pollinisation ont cru de 14% en moyenne.</p>
<p>Pourtant, aucune diminution de récolte, due à des difficultés de pollinisation, n’a été enregistrée sur cette période, ni en Grande-Bretagne, ni ailleurs sur la planète où cette double évolution s’est généralisée ces trente dernières années.</p>
<p>Cela est peu surprenant : depuis des dizaines de millions d’années qu’elles existent, les plantes ayant besoin d’une pollinisation (concombre, cerise, trèfle, noix, courge, pastèque, luzerne, oignon…) ont eu recours à des pollinisateurs sauvages, et ce bien avant l’invention des ruchées par l’espèce humaine il y a environ une dizaine de milliers d’années.</p>
<p>Parmi eux, les méconnus syrphes occupent une place significative.</p>
<p><span id="more-947"></span></p>
<p>Ces 5000 variétés de mouches que la nature déguise en abeilles, guêpes…, sont de très efficaces pollinisateurs en raison de leurs systèmes immunitaires à la fois plus complets et plus robustes que ceux des abeilles de ruches.</p>
<p>Les 250 espèces de bourdons contribuent également à compenser la moindre pollinisation des pensionnaires des apiculteurs : par exemple, leur intervention accroît de moitié les récoltes de tomates.</p>
<p>Quant aux abeilles sauvages, les 19200 variétés dénombrées à ce jour assurent une part prépondérante de la pollinisation d’une foule de plantes.</p>
<p>En Libye, celles de l’oasis de Koufra reçoivent, sans interruption depuis 10000ans, la visite d’abeilles dépourvues de parasites et dotées de gènes qui leur sont particuliers.</p>
<p>Essentiellement carnivores, les guêpes sauvages jouent un rôle plus effacé dans la pollinisation, à l’exception du fruit de la passion et de la figue que quelques espèces pollinisent avec succès (l’association guêpes /figuiers durant depuis 80 millions d’années).</p>
<p>C’est donc tout naturellement que l’ensemble de ces pollinisateurs sauvages s’est substitué aux déclinantes colonies d’élevage, continuant ainsi le fructueux mutualisme les liant à bien des végétaux.</p>
<p>Cependant, ces champions de la pollinisation ne sont pas épargnés par les comportements humains inappropriés.</p>
<p>Bien que ne concernant que des aires géographiques spécifiques, il a été constaté, autour de sites industriels Britanniques et Polonais, une baisse de moitié de la population d’abeilles sauvages du fait de leur contamination par des métaux lourds.</p>
<p>Plus inquiétant, 11 de leurs variétés ont été trouvées porteuses de virus en provenance d’abeilles domestiques dans trois états Américains : Illinois, New-York et Pennsylvanie.</p>
<p>Il a été démontré que le transfert des dits virus s’effectuait lorsque les occupantes des ruches les déposaient involontairement sur le pollen recueilli par ces pollinisateurs sauvages.</p>
<p>Si de telles contaminations prenaient de l’ampleur, la pollinisation planétaire serait alors réellement en danger, beaucoup plus que si les ruchées disparaissaient : le concours de ces dernières semble en effet être si modeste dans cette activité qu’aucune évaluation scientifique n’a été menée pour la mesurer.</p>
<p>Outre les indéniables impacts de plusieurs pesticides sur les colonies d’abeilles domestiquées, des facteurs intrinsèques interviennent dans leur déclin.</p>
<p>L’importation incontrôlée de reines Asiatiques par les apiculteurs d’Europe et d’Amérique du Nord au cours des années 60 et 70 du 20<sup>e</sup> siècle a certainement été déterminante.</p>
<p>En effet, ces abeilles d’Extrême-Orient étaient porteuses de parasites contre lesquels, depuis des milliers d’années, elles ont trouvé des parades limitant leurs actions virulentes.</p>
<p>Ces parasites ont alors investi les ruchées Européennes et Nord-Américaines qui ne sont pas parvenues à les enrayer.</p>
<p>Cette invasion a affaibli leurs systèmes immunitaires qui ne furent plus alors capables de s’opposer à l’intrusion des molécules chimiques aujourd’hui incriminées.</p>
<p>Cette invasion est également à l’origine de la perte de vigilance des pensionnaires des apiculteurs.</p>
<p>En effet, les ruches sécrètent une bière de levure qui attire une variété de coléoptères : encouragés par l’absence de réaction des abeilles, ces derniers s’y sont de plus en plus souvent installés à demeure, finissant même parfois par en chasser leurs occupantes.</p>
<p>Enfin, le propolis n’est pas toujours le bienvenu dans les ruchées, les récoltants de miel trouvant que cette substance collante gêne leur travail.</p>
<p>Pourtant, ce mélange de résines végétales et de cire, que les abeilles domestiques disposent à l’intérieur et à l’extérieur des ruches, empêche efficacement la prolifération de champignons pathogènes : privilégier les colonies qui en produisent le moins dans le but de faciliter l’exercice de l’apiculture n’est guère propice à sa continuation.</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p>- Bees’self medicate when infected with some pathogens, traduit en Français sur le site internet <em>Physorg.com</em>, 30.03.2012.<br /> &#8211; Abundance and diversity of wild bees along gradients of heavy metal pollution, <em>Journal of Applied Ecology</em>, 09.11.2011; <em>Physorg.com</em>, 29.id.<br /> &#8211; Pollination services in the U.K.: how important are honeybees? Agriculture, <em>Ecosystems and Environment</em>, 20.05.2011; <em>Physorg.com</em>, 16.06.id.<br /> &#8211; Honeybees may be responsible for viruses in wild pollinators, traduit en Français sur le site internet <em>Treehugger.com</em>, 28.12.2010.<br /> &#8211; Saharian bees survive 10000 years isolation, <em>Treehugger.com</em>, 22.06.2010.<br /> &#8211; Bee species outnumber mammals and birds combined, <em>Physorg.com</em>, 11.06.2008.<br /> &#8211; Hives ferment a yeasty brew which attract beetle pest, <em>Physorg.com</em>, 16.05.2007.</p>
<h2>Produits et comportements “verts”(1) : fiat lux!</h2>
<p>Les ampoules basse consommation passent pour avoir des vertus écologiques.</p>
<p>Pourtant, de nombreuses caractéristiques les concernant ne plaident pas en ce sens.</p>
<p>Le fait qu’elles produisent de la lumière plutôt que de la chaleur paraît être un avantage.</p>
<p>Cependant, dans les pays nécessitant du chauffage l’hiver, l’obligation de compenser la chaleur qu’émettaient les ampoules à incandescence va se faire sentir.</p>
<p>Autrement dit, les volumes d’énergies vouées au chauffage vont très certainement augmenter.</p>
<p>Par exemple, dans un pays comme la France où ce dernier est assuré pour les 2/3 par le fioul et le gaz (dont les combustions sont fortement émettrices de co2), cela va se traduire par une hausse de 3 millions de tonnes de co2 émis, accroissement dû au chauffage supplémentaire pour compenser le mini radiateur en moins que constituaient les ampoules à filament.</p>
<p>Est-ce que les volumes d’électricité vouées à l’éclairage vont diminuer grâce aux ampoules basse consommation ?</p>
<p>Rien n’est moins sûr.</p>
<p>En effet, depuis l’an 1700, chaque individu planétaire a constamment consacré 0,72% de son revenu annuel à son éclairage, et cela quelles que fussent les améliorations apportées, et a au total utilisé toujours plus de quantité de lumière artificielle.</p>
<p>Au surplus, par rapport à un adulte âgé de 20 ans, un enfant de 5 ans voit deux fois moins bien, et une personne de plus de 60 ans six fois moins bien.</p>
<p>Or, la structure démographique planétaire (de nombreuses personnes âgées dans l’hémisphère Nord, de nombreux enfants en bas-âge dans l’hémisphère Sud) ne correspond pas à l’utilisation généralisée d’ampoules dont la qualité de luminosité ne semble pas très probante.</p>
<p>Les composantes des ampoules basse consommation ne sont pas non plus très rassurantes.</p>
<p>Les ampoules fluocompactes (cf. : c compact fluorescent lamp) contiennent du mercure, dont la vapeur libérée après une cassure est supérieure aux normes admises, tandis que le champ électromagnétique dans un rayon de 20 cm autour de leurs culots est d’une puissance supérieure à celle acceptable.</p>
<p>Les diodes électroluminescentes (led : light-emitting devices) sont composées d’une douzaine de substances toxiques, parmi lesquelles figurent le plomb (jusqu’à 8 fois les niveaux autorisés), le phosphure d’indium (cancérogène), l’arsenic, etc., composés favorisant les déclenchements de maladies neurologiques, rénales, d’hypertension…</p>
<p>Les impacts sanitaires des ampoules basse consommation sont d’ores et déjà mesurables sur d’autres champs pathologiques.</p>
<p>Ainsi, comme il en va avec les équipements sans fil en général, l’électricité qu’elles génèrent contribue-t-elle à élever le taux de glycémie.</p>
<p>Quant aux diodes électroluminescentes, deux impacts sont à mentionner :</p>
<p>- l’effet photochimique liée à la lumière bleue qu’elles dégagent : les enfants dont le cristallin ne filtre pas encore certaines longueurs d’ondes trop énergétiques et les personnes atteintes de maladies oculaires peuvent être frappés de lésions rétiniennes ;</p>
<p>- la petitesse des diodes fait qu’elles émettent une lumière très concentrée, provoquant un éblouissement (celui-ci constitue d’ailleurs une catégorie reconnue de la pollution lumineuse)ayant pour conséquences :</p>
<p>- une moins bonne synchronisation des rythmes circadiens, c&rsquo;est-à-dire ceux d’une durée d’environ 24 h,</p>
<p>- 5 fois moins de production de mélatonines par la glande pinéale du cerveau, mélatonines elles-mêmes à l’origine de la production d’antioxydants et d’anticancéreux.</p>
<p>Au total, donc, un bilan bien peu écologique, surtout si l’on y ajoute la quantité d’énergie supplémentaire nécessaire à leur fabrication : 5 fois plus que pour celle des ampoules à incandescence, cet écart étant essentiellement attribuable à l’extraction des terres rares (terbium, lanthane, europium et néodyme) sans lesquelles les ampoules basse consommation ne peuvent fonctionner.</p>
<h3> </h3>
<h3>Sources :</h3>
<p>- Ce système n’est pas sans danger, <em>Le Parisien Economie</em>, 03.10.2011.<br /> &#8211; Danger to exposure to white light, traduit en Français sur le site <em>Newswise.com</em>, 11.09.2011.<br /> &#8211; Mercury vapor released from broken compact fluorescent light bulbs can exceed safe exposure levels, traduit en Français sur le site <em>physorg.com</em>, 06.07.2011.<br /> &#8211; Led products billed as eco-friendly contain toxic metals, <em>Physorg.com</em>, 10.02.2011.<br /> &#8211; Led promise brighter future, not necessarally greener, newswise.com, 24.08.2010.<br /> &#8211; La lampe à basse consommation, une idée faussement lumineuse,<em> Les Echos</em>, 10.03.2009.<br /> &#8211; Dirty electricity elevates blood sugar among electrically sensitive diabetics and may explain brittle diabetes, traduit en français dans <em>Biologie et Médecine Electromagnétique</em>, 06.06.20008.</p>
<h2>Mondialisation naturelle</h2>
<p>Le Montana est l’un des états Américains jouxtant le Canada.</p>
<p>Si ses habitants veulent savoir à l’avance quelles sortes de cultures pratiquer, au printemps, ou à quels genres d’activités récréatives ils vont pouvoir s’adonner à cette même période, c’est vers le large du Pérou qu’ils doivent se tourner.</p>
<p>En effet, une corrélation a été établie entre la température de la mer à 5500 km de cet état américain et la météorologie qui va l’affecter.</p>
<p>A partir de données ininterrompues entre 1901 et 2000, il s’avère que lorsque la température du Pacifique Péruvien est plus chaude que la moyenne de novembre à mars, le Montana connaîtra des conditions climatiques sèches et chaudes du mois de décembre de la même année au mois de juin de l’année d’après.</p>
<p>Au cours de ces 7 mois, elles se traduiront par une diminution de 20 % des précipitations et par au moins 20 jours de température extrêmement élevée.</p>
<p>Dans ces mêmes laps de temps respectifs, lorsque la température de l’océan baignant le Pérou est plus froide que la moyenne, une météorologie fraîche et humide prédominera dans cet état.</p>
<p>Il est probable que bien d’autres mondialisations naturelles soient à l’œuvre sur la planète, qu’elles soient issues de mécanismes existant depuis longtemps(le phénomène El Nino/La Nina dans cet exemple), ou qu’elles soient nouvellement créées par le réchauffement global.</p>
<h3> </h3>
<h3>Source :</h3>
<p>- Link discovered between Montana weather and ocean near Peru, <em>Physorg.com</em>, 22.07.2011.</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;">JEAN-LUC MENARD</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Menace sur nos neurones : Alzheimer, Parkinson</title>
		<link>http://blog.lesperipheriques.org/2011/11/08/menace-sur-nos-neurones-alzheimer-parkinson%e2%80%a6-et-ceux-qui-en-profitent/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 13:41:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Les peripheriques vous parlent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Economie et Société]]></category>
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		<category><![CDATA[roger lenglet]]></category>

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		<description><![CDATA[Menace sur nos neurones : l&#8217;émission radio Livre à lire, à offrir, à faire lire impérativement. Menaces sur nos neurones de Marie Grosman et Roger Lenglet (paru aux éditions Actes Sud dans la collection &#171;&#160;Enjeux de société&#160;&#187;) est un livre décisif, qui procède à un état des lieux scientifique approfondi des causes de l’explosion des maladies [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<hr />
<p><a href="http://blog.lesperipheriques.org/emissionsradio/Periph-10-11-11 2.mp3"><strong><em>Menace sur nos neurones : l&rsquo;émission radio</em></strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin: 5px;" title="Menaces sur nos neurones" alt="" src="http://www.actes-sud.fr/sites/default/files/couv_jpg/9782742796083.jpg" width="259" height="428" /></p>
<p style="text-align: justify;">Livre à lire, à offrir, à faire lire impérativement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Menaces sur nos neurones</em> de Marie Grosman et Roger Lenglet (paru aux éditions Actes Sud dans la collection &laquo;&nbsp;Enjeux de société&nbsp;&raquo;) est un livre décisif, qui procède à un état des lieux scientifique approfondi des causes de l’explosion des maladies du cerveau, dénonçant l’attitude des autorités et la paralysie de la prévention. Et qui montre comment stopper cette pandémie. Il s’agit à la fois d’un véritable travail de recherche, appuyé sur une analyse rigoureuse des données, et d’un ensemble de révélations sur l’affairisme qui entretient le fatalisme : un voyage scientifique documenté et impeccable dans sa glaciale véracité. En témoigne la quarantaine de pages de notes et de références qui nous scotchent à nos réalités toxiques sans aucun répit. Bien fait pour nous ! Nous prenons ici la mesure de notre ignorance…</p>
<p style="text-align: justify;">Ce livre frappe donc avant tout par sa rigueur et l’approche très détaillée de chaque filière toxique, présentée d’une façon précise, à partir d’études ou vérifications qui sont pour la plupart cachées par les instances officielles ou restent confinées dans le cercle feutré des experts qui se gardent bien d’en parler dans les médias. On a beau se croire déjà «avertis», on doit reconnaître que ce livre est autant une découverte qu’une remise à niveau capitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’il s’agisse de la transmission de substances neurotoxiques par la mère à son enfant via le cordon ombilical et le placenta, à la contamination par l’eau que nous buvons, les milles manières des métaux lourds de s’installer durablement parmi nos neurones, des médicaments inefficaces mais délétères qui participent à cet empoisonnement, sans oublier les particules ultrafines polluant l’air et entrant sous nos crânes par l’escalier de service qu’est le nerf olfactif, les épandages de boues toxiques, les adjuvants des vaccins et d’autres encore… nous comprenons vite que nous vivons dans une bulle éminemment toxique. Et au-delà de la seule description du système, les auteurs nous amènent à comprendre comment en déjouer les pièges, collectivement et individuellement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que nous ignorons, et que ce livre met en lumière, c’est d’abord l’augmentation vertigineuse du nombre d’affections neuropsychiatriques au-delà de la maladie d’Alzheimer, et la manière dont les autorités ont laissé courir ces pandémies. On y découvre, par exemple, que la maladie de Parkinson touche, non seulement de nombreux agriculteurs, mais aussi monsieur Tout le Monde. Et que l’augmentation du nombre de malades d’Alzheimer n’est pas liée au vieillissement de la population, contrairement aux informations qui nous en sont données. Au fil des pages, l’ouvrage démontre qu’au-delà d’une apparente négligence des autorités, une connivence existe entre les décideurs politiques, les leaders médicaux et les industries du médicament, jusqu’à pointer précisément comment ces dernières planifient leurs bénéfices et les partagent entre soi, dans une joyeuse ambiance de spéculation commercialisant les maladies, et investissent sur la multiplication du nombre de malades prévue pour les prochaines décennies. De l’art de s’enrichir en prétendant prendre soin des victimes qu’on cause soi-même… Les preuves qui nous sont données ici sont accablantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin: 5px;" alt="panneaux" src="http://blog.lesperipheriques.org/wp-content/gallery/articles/panneaux.jpg" width="212" height="320" />Ce véritable «traité» de toxicologie et d’épidémiologie éclaire les abîmes de notre ignorance et nous réveille. On ne peut certes pas tout savoir et l’on craint communément de devoir se défendre de tout. Mais cette lecture est incontournable pour tous ceux qui préfèrent savoir comment faire reculer les causes neurotoxiques, plutôt que de les laisser s’installer en eux et continuer à faire des ravages dans la population. D’autant qu’au-delà du vertige ou des frayeurs que le lecteur peut éprouver dans un premier temps devant la dureté des vérités, il nous informe et nous oriente sur nos choix à venir. Résultat des courses : on est fasciné de bout en bout par la savante démonstration, on est dedans et on y reste. Et quand on la termine, on en sort changé : on se sent beaucoup plus fort. Cette révolution est parfaitement comparable à celle que l’on a vécue avec la découverte des microbes, d’abord refusée par le corps médical et l’opinion. Nous ne voulions accepter alors que des créatures invisibles à l’œil nu couvraient la surface du monde et dont certaines étaient la cause d’épidémies épouvantables de peste et de choléra tuant des millions de personnes. « On ne peut pas faire attention à tout et tout nettoyer tout le temps, laver nos mains entre chaque patient, et même nos ustensiles ! » se récriaient des médecins catastrophés. Changement de culture : il faut désormais aussi apprendre à se protéger des nouvelles molécules qu’on place dans notre environnement quotidien, dont certaines sont neurotoxiques à notre insu, quand d’autres sont cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques. Tout comme chaque virus qui est à l’origine de différentes maladies infectieuses. A ceci près que les auteurs indiquent un changement de paradigme : les toxiques chimiques interagissent entre eux, et beaucoup plus que ne le font les germes infectieux…</p>
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<p style="text-align: center;"><strong><span id="more-819"></span></strong></p>
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<p style="text-align: center;"><strong>La relation des choses entre elles </strong></p>
<p style="text-align: justify;">On découvre l’extraordinaire imbrication des facteurs concomitants, du cumul de causes, grandes et petites, qui produisent un cocktail explosif de toxicité sur nos neurones. L’évidence des preuves est patente, de même que celle des actions à mener. Marie Grosman et Roger Lenglet montrent que nous sommes à l’âge de la relation des choses entres elles, un âge propre bien sûr à la mondialisation économique, mais se déclinant ici en une constellation de productions toxiques qui circulent sur tous les continents et entrent dans tous nos espaces, sans les garde-fous nécessaires. Mondialisation économique = mondialisation toxique. Celles que, depuis une paire de décennies, nous avons pu pressentir comme des menaces sont aujourd’hui des réalités qui se croisent et s’imbriquent, développant leurs racines dans chaque filière : médicaments, pesticides, additifs alimentaires, etc. qui tenaillent la terre et les humains qui l’habitent.</p>
<p style="text-align: justify;">A travers ce livre nous percevons vraiment la fin de la linéarité, la fin de l’élément singulier à traiter singulièrement. Nous sommes connectés à un monde recomposé par des lobbies industriels et financiers, qui transforment tous les éléments pour les commercialiser sans égard pour la santé publique, diffusent les facteurs toxiques dans des réseaux auxquels il est difficile d’échapper, à moins d’apprendre à leur opposer des résistances habiles. Mais l’exercice est difficile si l’on considère l’air pollué que l’on respire, à l’eau aluminisée que l’on boit, la densité des ondes électromagnétiques qui saturent notre espace… Le résultat original de notre superbe civilisation est d’avoir introduit partout et dans une précipitation délirante, des dangers totalement inédits, alors que l’espèce humaine avait, en plusieurs millions d’années, à peine appris à connaître et à combattre certains dangers de la nature.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Cet automne, et assurément la sortie de ce livre y a contribué, quelques langues se délient, des études sont publiées, abordant des sujets tels que celui de l’inefficacité des médicaments contre l’Alzheimer et de leurs effets secondaires déplorables (clairement exposés par les auteurs). Il semble que les prises de conscience avancent, ou du moins, que les media osent enfin parler un peu plus de produits toxiques, de pesticides dangereux, de médicaments abusifs, bref, de notre cohabitation avec ces nouveaux poisons aussi divers que variés. Mais un autre des mérites de cet ouvrage est de nous montrer comment déjouer le flux incessant d’informations elles-mêmes toxiques parce que manipulées en vue de susciter des consensus passifs… Sa lecture nous incite à bien distinguer entre les sources et à puiser nos informations directement au cœur du milieu scientifique, plutôt que de nous contenter des articles édulcorés que diffusent les services communication d’un système affairiste, dont le seul objectif est de nous rassurer et nous pousser à consommer, chaque fois un peu plus, tout et n’importe quoi. Chemin faisant, nous découvrons que chacun d’entre nous peut entretenir une relation plus permanente avec le niveau de connaissances réel des scientifiques et y trouver de puissants motifs d’infléchir nos comportements, mais aussi de placer les décideurs devant leur responsabilité. Sujets économiques d’un système de consommation aveugle porté à son paroxysme, nous voyons avec quelle hostilité est perçue la simple idée de décroissance. Et ce, non seulement par certains économistes, qui devraient savoir analyser les limites ou nécessités du système, mais aussi, malheureusement, par les consommateurs eux-mêmes, pour lesquels elle signifie en réalité tout simplement consommer moins et échapper au processus de reconnaissance symbolique par la consommation. Car aujourd’hui la consommation plus que jamais ressentie comme nécessaire pour tenter d’exister en tant que sujet économique heureux et reconnu au sein de cette jungle mondialisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe un lien étroit entre toxicité et consommation : c’est sur la compulsivité de la consommation de produits en tous genres issus de la chimie (médicaments, vaccins, nourriture industrielle, produits d’entretien, produits de toilette&#8230;) que les toxiques prospèrent. Et c’est pour ne pas «effrayer» les citoyens-consommateurs et pour éviter leurs réactions critiques, voire judiciaires, que les pouvoirs publics et agences de surveillance, censés nous protéger, laissent couler les choses, permettant aux grands actionnaires des sociétés transcontinentales qui vendent ces produits d’augmenter leurs dividendes.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Des solutions</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comment dès lors « renverser la vapeur » ? En commençant, en priorité, par enseigner la toxicologie aux médecins, ainsi que l’art de réduire, voire d’éviter de susciter, les compulsions médicamenteuses. De même, nous pouvons exiger de nos députés européens un sérieux renforcement des règles existantes sur les composants chimiques, mais qui aille bien au-delà du système d’évaluation et d’autorisation actuel  qui reste encore très facilement contournable. Les auteurs du livre formulent également un grand nombre d’autres actions concrètes, faciles à mettre en œuvre et permettant de réagir individuellement et collectivement.</p>
<p style="text-align: justify;">Un trop grand nombre de personnes tombent malades à cause d’une trop grande ignorance. Les forces persuasives du lobbying des géants économiques orientent les mentalités vers la consommation des produits utiles à leurs propres bénéfices et occultent les informations qui leur nuiraient à coup sûr. Le problème est bel et bien celui de la qualité de l’information qui nous est distillée insensiblement et en permanence. La question de la manipulation de ce type d’information nous renvoie à notre capacité d’interrogation critique sur notre relation à l’environnement. Prendre conscience réellement que l’eau ne coule pas spontanément pure de nos robinets, que la terre autrefois nourricière se transforme en un simple support aux produits de l’industrie agrochimique, et que l’air des villes ne se respire plus sans risques, ne va pas de soi. L’eau, la terre et l’air sont les conditions <em>sine qua</em> non de nos vies, et nous peinons à devoir réfléchir à ce que nous buvons, mangeons et respirons. Ceci est encore plus vrai pour les jeunes générations. Heureusement, progressivement, une prise de conscience émerge.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel lien avec la démocratie ? Quand les auteurs démontent le puzzle infernal qui conduit les politiques et les autorités sanitaires à faire le jeu des industriels polarisés sur la rentabilité de cette clientèle captive que nous formons en tant que futurs malades, c’est bien à travers la question de santé publique, la question de la démocratie que ce livre nous oblige à regarder en face.</p>
<p style="text-align: justify;">Michel Foucault nous invitait à « voir autrement » ce qui est déjà là, avant de vouloir le changer. Et nous devons en effet regarder aujourd’hui comme révolue cette époque où pensions avoir l’air à respirer et l’eau à boire «tout naturellement». Après la révolution pasteurienne, nous devons faire notre révolution toxicologique. Attention : ces matériaux toxiques sont rentrés dans nos vies sur l’air du « progrès », de la volonté de puissance ou de l’amélioration esthétique, voire morale (déodorants, cosmétiques, matériaux toujours plus performants…). Ils s’installent au cœur de nos organes, en particulier de notre cerveau, comme la bande d’amis qui, dans <em>Orange mécanique, </em>prend possession des lieux pour les détruire. Comment allons-nous nous défendre ?</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Changer l’imaginaire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela nous oblige à aiguiser notre conscience et faire évoluer notre imaginaire du monde, ce qui peut impliquer une phase anxiogène, mais qui est le prix de notre lucidité et de notre capacité d’action. Nous pouvons nous sentir ignorants et innocents et/ou conscients et coupables, mais nous ne devons pas refouler cette prise de conscience. C’est pourquoi afin de défendre notre santé et notre capacité éthique dans ce monde lancé dans les transformations les plus inconséquentes, j’invite tout le monde à lire ce livre où se dessinent nos futurs comportements. J’invite également l’éditeur à publier une version simplifiée à l’usage des très jeunes générations, et à initier une campagne pour informer les adolescents de l’étrange chorégraphie dans laquelle ils devront mener la danse de leur vie. « Mieux vaut prévenir que guérir », et mieux vaut être vigilants que précautionneux. Sage chose que serait celle de pouvoir contrarier leur goût effréné des chips ou des bonbons aux additifs neurotoxiques comme la tartrazine et les métaux lourds. Quant aux adultes, il reste toujours vrai que savoir c’est pouvoir, c’est donc à vous de jouer.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Les auteurs </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Roger Lenglet est philosophe et journaliste d’investigation. Du philosophe apparaissent dans ce livre, à travers la sagesse de la preuve, la rigueur de la réflexion, les faits inattaquables et la statistique confirmée, de même que la volonté de ne jamais glisser dans la critique gratuite. De l’auteur, on apprécie l’élégance de l’écriture avec laquelle il nous guide dans la jungle des recherches en les rendant passionnantes. J’ajouterai un regard sur l’investigateur ne craignant de plonger au fond des eaux saumâtres quand il le faut, et l’homme, militant opiniâtre auquel il faut rendre hommage. Marie Grosman est scientifique et sa connaissance des dossiers, en particulier celui du mercure, est infiniment précieuse. Elle représente l’Europe des associations mobilisées dans ce domaine auprès de l’ONU, qui travaille actuellement à un traité international de 140 pays qui doit interdire de nombreux usages du mercure. Il faut saluer son courage de dénoncer publiquement les dessous de cette affaire dans un livre qui démontre abondamment combien de scientifiques préfèrent se taire malgré le résultat de leurs recherches.</p>
<p style="text-align: justify;">Chapeau aux auteurs pour cette prodigieuse enquête qu’ils approfondissent depuis quinze ans, parallèlement à leurs autres travaux. La balle est désormais dans le camp des citoyens qui vont devoir se retrousser leurs manches, non seulement pour le lire au plus vite, mais aussi pour s’organiser et exiger de toute urgence les changements nécessaires. Espérons qu’une prochaine édition nous proposera une préface «socio-philosophique» des auteurs, qui théorisera la révolution induite par ce livre, et qui permettra de suivre son impact notamment dans le milieu des associations de malades et au sein de la communauté médicale. Petite remarque sur le titre : son aspect « marketing » ne doit pas susciter de malentendu car son contenu n’a rien à voir avec de nombreux ouvrages à sensation qui sont à des années-lumière de celui-ci, aussi bien sur le plan scientifique que sur de l’analyse en profondeur qu’il mène sur la neurotoxicité de notre société (il a d’ailleurs failli s’intituler <em>La société neurotoxique</em>, nous a confié Roger Lenglet).</p>
<p style="text-align: justify;">Cristina Bertelli</p>
<p><strong>A lire aussi de Roger Lenglet :<br /> </strong><br /> &#8211; <a href="http://www.lesperipheriques.org/article.php3?id_article=555">L’indignation comme concept politique, dans <em>Les périphériques vous parlent</em> N°25 </a></p>
<p>-       <a href="http://www.lesperipheriques.org/article.php3?id_article=488">Corruption dans <em>Les périphériques vous parlent</em> N°22 </a></p>
<p>-       <a href="http://www.lesperipheriques.org/article.php3?id_article=648">Lobbyings industrialo-politiques, nanotechnologieset et écotoxicologie dans <em>Les périphériques vous parlent</em> N°33  WEB</a></p>
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		<title>Jounée de soutien aux périphs le 11 avril 2010</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Apr 2010 14:49:03 +0000</pubDate>
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<p><em>Photos de Cristina Bertelli</em></p>
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		<title>Salon du livre de Paris &#8211; 26 au 31 mars</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 20:01:55 +0000</pubDate>
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