Posts Tagged ‘Jean luc menard’

Comment Blog d’un écologue : juillet 2012 - 08/7/12

Abeilles domestiques non indispensables

En Grande Bretagne, les abeilles domestiques ont diminué leur pollinisation de moitié depuis 1980.

Dans le même temps, les plantes cultivées nécessitant une pollinisation ont cru de 14% en moyenne.

Pourtant, aucune diminution de récolte, due à des difficultés de pollinisation, n’a été enregistrée sur cette période, ni en Grande-Bretagne, ni ailleurs sur la planète où cette double évolution s’est généralisée ces trente dernières années.

Cela est peu surprenant : depuis des dizaines de millions d’années qu’elles existent, les plantes ayant besoin d’une pollinisation (concombre, cerise, trèfle, noix, courge, pastèque, luzerne, oignon…) ont eu recours à des pollinisateurs sauvages, et ce bien avant l’invention des ruchées par l’espèce humaine il y a environ une dizaine de milliers d’années.

Parmi eux, les méconnus syrphes occupent une place significative.

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Comment Blog d’un écologue : mars 2012 - 03/6/12

Pertes de contrôles naturels

L’écran d’ozone stratosphérique s’étage entre 18000 et 37000 m environ.
Sa mesure s’effectue en unité Dobson (du nom du scientifique qui l’a conçue), chaque unité représentant 10 micromètres (soit 0,01 millimètre).
Malgré ce peu d’épaisseur, il protège efficacement des ultra-violets rayonnés par le soleil.
Mais l’écran d’ozone stratosphérique contrôle aussi un certain nombre de mécanismes naturels, sérieusement mis à mal par la diminution de sa surface.
Des mesures opérées dans l’océan Austral ont montré une baisse affectant jusqu’aux deux-tiers de la production de phytoplancton : lorsque l’écran d’ozone atteint moins de 300 unités Dobson, la concentration de chlorophylle diminue, occasionnant une moindre activité planctonique.
Dans ce même océan, la déplétion de l’écran d’ozone se traduit par une diminution de ses capacités d’absorption de gaz de serre : en temps normal, cet océan absorbe à lui seul 15 % des émissions humaines de CO2.
L’évolution de la concentration d’ozone depuis 1975 ne le permet plus : sa présence continûment en baisse fait que des vents plus puissants soufflent sur l’océan Austral, mélangeant eaux de surface et eaux plus profondes riches du CO2 précédemment absorbé, ce qui sature les organismes phyto et zoo planctoniques pourtant naturellement absorbeurs.
Plus largement, l’amincissement de l’écran d’ozone modifie la circulation atmosphérique dans les latitudes basses de la planète : cela a pour conséquence de favoriser l’accroissement de violentes précipitations du Pôle Sud à la ligne équatoriale, comme en ont récemment témoigné le Brésil, l’Afrique du Sud ou l’Australie.
La perte de contrôle des ultra-violets due à la diminution de l’écran d’ozone contribue également à la disparition des Amphibiens : 150 espèces ont disparu depuis 1980, alors que leur rythme naturel d’extinction est d’une variété tous les 250 ans.

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Comment Blog d’un écologue - 11/15/11

Préventions  efficaces des pathologies : biodiversités et milieux  naturels

Pris parmi de nombreux autres, voici trois exemples qui mettent en lumière la véracité de cet axiome.

– Le paludisme cause le décès de 800000 personnes chaque année.

Dans 54 districts de l’Amazonie Brésilienne, il a été montré que le déboisement de seulement 4 % d’un territoire accroissait de 48 % le nombre d’impaludés : en effet, Anophele Darlingui, moustique transmettant le virus, apprécie particulièrement les mares à découvert que la déforestation occasionne.

A l’ouest du Kenya, le poisson Tilapia a été réintroduit dans un lac : la population de moustiques vecteurs de la malaria y a alors diminué de 94 %.

– Voilà longtemps que le virus du Nil Occidental a quitté l’Ouganda, son lieu originel d’activité.

Possiblement mortel (fièvres) ou provoquant des décès foudroyants(méningites), il a essaimé, entre autres de nombreux pays, aux Etats-Unis.

Là- bas, de patientes recherches ont démontré que s’il existe une diversité d’oiseaux s’équilibrant entre espèces, seul un volatile sur mille est infecté par ce virus : peu de transmissions aux humains se réalisent alors.

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Comment Blog d’un écologue - 07/18/11

Echange de bons procédés

Dans deux biotopes comparables (lacs dans le Wisconsin aux Etats-Unis, et cours d’eau en Colombie Britannique, Canada), une réciprocité végétaux/saumons contribue à une bienfaisante diversité.
Lorsque les algues d’eau douce sont en quantité insuffisante, le zooplancton local complète son alimentation par des résidus végétaux (feuilles d’érable, aiguilles de pin, …), à la vive satisfaction des saumons qui se nourrissent en partie de ces organismes zooplanctoniques (daphnies, …).
A leur tour, via les nutriments issus de leurs frais, la plus ou moins grande abondance de saumons contribue à déterminer les types et productivités des végétaux présents dans les forêts environnantes.
– un nombre élevé de ces poissons favorise une faible diversité de plantes à haute teneur en éléments nutritifs (ronce, sureau,….)
– un nombre faible favorise une grande diversité de plantes à basse teneur en éléments nutritifs (myrtille, bleuet,….)

 

Sources :

– Impacts of salmon on riparian plant diversity, Science, 25.03.2011 ; traduit en français sur Physorg.com à la même date.
– Strong evidences for terrestrial support of zooplancton in small lakes based on stable isotopes of carbon, nitrogen and hydrogen, Proceedings of National Academy of Science, 01.02.2011, physorg 21.01.idem.

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Comment Blog d’un écologue - 03/18/11

Prospères marmottes

Un heureux effet du réchauffement global se produit au Colorado et dans les Pyrénées Catalanes.

Entre 1976 et 2008,  les nombre et poids de ces sympathiques rongeurs terricoles n’ont cessé de s’accroitre, avec une accélération de 2001 à 2008.

Ce phénomène est attribuable à trois facteurs combinés : une fonte plus précoce des neiges avance la productivité végétale, assurant ainsi une meilleure survie des jeunes marmottes.

Amateurs de fraiches altitudes, ces animaux, à l’instar d’autres espèces partageant les mêmes affinités, avaient survécu sans peine au précédent réchauffement climatique. Ce dernier s’était étalé sur 10000 ans (d’il y a 20000 à 10000 ans), permettant ainsi leur adaptation progressive à de nouvelles conditions.

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