Posts Tagged ‘reforestation’

Comment Blog d’un écologue : janvier 2015 - 12/29/14


Entretien radio avec Jean-Luc Ménard sur le climat

Comment Blog d’un écologue : novembre 2014 - 11/17/14

Ce n’est pas moi, c’est l’autre

Lorsqu’il s’agit de rejeter la responsabilité de déboires environnementaux sur d’autres espèces, bon nombre d’humains font preuve d’une imagination sans guère de limites.

Ainsi, la hausse de 0,90 degré de la moyenne des températures australiennes entre 1880 et 2013 serait due avant tout… aux chameaux redevenus sauvages au début du 20e siècle, car abandonnés au profit du transport ferroviaire.

De quelques milliers alors, ils sont aujourd’hui 1,2 million, le lent métabolisme des camélidés expliquant qu’ils ont moins besoin de nourriture pour prospérer, comme c’est le cas dans les déserts de l’outback Australien.

Ce faisant, le méthane rejeté via leurs rôts s’établit également à peu de choses : 45 kg/individu/an (soit l’équivalent d’une tonne de co2), ne justifiant pas la préconisation d’abattage massif de cette population animale sauvage faite par les actuels dirigeants de ce pays.

Ces derniers feraient plutôt mieux de considérer les éléments suivants comme contributeurs majeurs au réchauffement, tant global qu’australien.

– Chaque Australien émet 21 tonnes de co2/an (chaque chameau : 1 tonne/an, soit 21 fois moins), et occupe ainsi la première place mondiale (devant l’Américain, le Canadien, etc…).

– Depuis 1850, l’Australie a émis 12 milliards de tonnes d’équivalent co2 (les chameaux : 100 millions de tonnes, depuis leur introduction vers 1880).

– Le boom de l’exploitation charbonnière depuis l’an 2000 fera que le contenu de ces nouvelles mines représentera 51 milliards de tonnes d’émissions supplémentaires de co2.

ETC…

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Comment Blog d’un écologue : juillet 2014 - 08/16/14

Chaleur Norvégienne

Sans lien avec le réchauffement global, la Norvège a toujours joui d’une température moyenne annuelle de 5 à 10 degrés plus chaudes que celles régnant sur des régions planétaires situées à la même latitude qu’elle.
C’est à un double phénomène naturel, air et eau, que ce pays doit cette douceur inattendue.
L’air : celui venant de l’est de l’Amérique du Nord est contraint de contourner les Montagnes Rocheuses, se chargeant alors de chaleur et d’humidité qu’il absorbe et qu’il répandra, plusieurs milliers de kms plus loin, sur la Norvège.
L’eau : les vents du Nord chassent l’eau froide des côtes Norvégiennes par le détroit du Danemark (entre Islande et Groenland), tandis que les masses d’eau réchauffées de la dérive Nord-Atlantique (improprement appelée Gulf Stream) arrivent dans la mer de Norvège.
Ce courant chaud a un débit proprement hallucinant : chaque seconde, ce sont 8,5 millions de ms3 qui s’y déversent, 7 fois plus que le total des rejets de tous les cours d’eau planétaires dans tous les océans et mers (soit 1,2 million de ms3).
Il n’est alors pas surprenant, qu’entre autres conséquences, ces deux phénomènes fassent de Bergen, ville située au Sud-Ouest de la Norvège, la cité la plus arrosée d’Europe : 2250 mms de précipitations/an, avec un record de 85 jours consécutifs de pluies établi entre Octobre 2006 et Janvier 2007.

 

Sources :

– Cold wind makes Norvegian sea warmer, en Français sur Physorg.com,11.10.2012.
– North America Rocky Mountains affect Norway’s climate, en Français sur Science Daily.com, 06.09.2012.

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Comment Blog d’un écologue : novembre 2013 - 11/21/13

Fraîcheurs et froidures récurrentes

Entre 1979 et 2010, 1 million de km2 de glace de mer a été perdu en Arctique et, simultanément, une hausse de la couverture neigeuse a été observée dans les parties septentrionales et centrales de l’hémisphère Nord.

Existe-t-il un lien de cause à effet entre ces deux phénomènes ?

Il semble bien que oui.

En raison de la progression continue des émissions de gaz de serre (42 milliards de tonnes en 2012), la température en Arctique a augmenté, en moyenne, de 3° C dans l’atmosphère, et de 5° C dans l’océan (alors qu’il faut pourtant 1000 fois plus d’énergie pour élever une température d’océan qu’il n’en faut pour accroître celle d’une atmosphère).

Le niveau estival le plus bas de la glace de mer Arctique représentait :

–  8, 5 millions de kms2 en l’an 600

– 7 en 1980

– 3, 4 en 2012.

Or, toute surface blanche renvoie au moins 80 % du rayonnement solaire vers l’espace, alors qu’une étendue plus sombre absorbe la force radiative du soleil : c’est ce dernier phénomène qui se produit avec de la mer remplaçant de la glace.

Une bonne partie de cette chaleur supplémentaire absorbée par un océan Arctique davantage liquide que gelé est restituée, à l’automne, à l’atmosphère Arctique.
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Comment Blog d’un écologue : juillet 2013 - 08/5/13

Insolites gaz de serre

De mieux en mieux connus pour leurs rôles dans le réchauffement de l’atmosphère terrestre, les gaz à effet de serre le sont moins pour leurs influences persistantes au sein d’espaces parfois inattendus.

Ainsi, entre l’an 850 et l’an 1850, l’humanité a diminué le couvert végétal planétaire afin de pouvoir utiliser de nouvelles terres agricoles, provoquant une émission massive de co2 issue de ces défrichements.

Aujourd’hui encore, 9 % des actuelles hausses des températures sont dues à l’action du co2 alors émis.

Aujourd’hui encore, 30 % des gaz de serre actuellement dans l’atmosphère sont le fruit des déboisements intervenus au cours de cette même période dans les seules Chine et Inde.

Entre 200 et 2000 kms au-dessus de la planète, l’influence des gaz de serre n’est pas non plus négligeable.

A certaines de ces altitudes, il n’est pas rare d’y trouver une concentration de co2 progressant de 10 ppm/décennie (ppm : parties par million, c’est-à-dire 1 gramme de co2 pour 1 tonne d’air atmosphérique).

Ces concentrations ont pour effet de diminuer la densité atmosphérique de ces espaces (entre 3 et 5 % / décennie selon les altitudes), d’autant plus que l’atmosphère s’amincit à ces hauteurs.

Cette baisse de densité atmosphérique favorise une longévité accrue (+25 %) des débris spatiaux, augmentant ainsi leurs collisions avec des engins en activité (satellites, télescope Hubble, etc…).

Sur notre bonne vieille terre, les espaces intérieurs de bâtiments peuvent concentrer jusqu’à 2500 ppm de co2 (contre 400 dans l’atmosphère en 2012), ce qui entraîne une altération de la cognition des personnes s’y trouvant, notamment celles d’enfants et adolescents passant plusieurs heures dans des salles de classe insuffisamment aérées.

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Comment Blog d’un écologue : mars 2013 - 04/8/13

Noli me tangere !

Le rotifère bdelloid est un micro-organisme vivant essentiellement en eau douce.

Son nom lui vient d’une paire de cils en forme d’hélices, tourbillonnant en sens inverse autour de sa bouche afin d’y rabattre eau et nourriture.

Composée presque toujours de femelles se reproduisant par clonage, cette espèce contribue à épurer les eaux dulcicoles depuis environ 30 millions d’années.

Lorsqu’un rotifère bdelloid se sent menacé par un virus, un parasite ou un danger environnemental, il enclenche un processus d’autodéssèchement qui le réduit à l’état de poussière, état qu’il peut conserver pendant plusieurs années, poussière que les vents emportent loin de la menace qu’il a identifiée.

C’est jusqu’à parfois plusieurs centaines de kilomètres de distance qu’il reprend son état originel, poursuivant ainsi son existence sans encombres.

Bon nombre des environ 30 millions d’espèces peuplant actuellement la terre disposent de mécanismes aussi efficaces, ou modifient radicalement leurs comportements, afin d’échapper, souvent avec succès, aux bouleversements écologiques déclenchés par l’espèce humaine qui, pour sa part, n’a pas de telles dispositions, ni ne veut changer son mode de vie  : elle favorise ainsi d’autant plus un avenir des plus hypothétiques pour elle-même.

 

Source :

– Like little escape artists,rotifers elude their ennemies by drying up and-poof !, traduit en français sur Newswise.com, 26.01.2010.

 

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Comment Blog d’un écologue : novembre 2012 - 12/20/12

Haute attitude

Les oies à tête barrée tiennent leur nom des bandes sombres qui figurent à l’arrière de leurs têtes. Au printemps et à l’automne, elles migrent vers les hauts plateaux Chinois ou Mongols, et inversement. Pour ce faire, elles doivent franchir les plus hauts sommets Himalayens.
Leurs poumons sont plus grands que ceux des autres variétés d’oies, et la densité plus élevée des vaisseaux sanguins dans les muscles de leurs ailes permettent à l’oxygène d’y être plus rapidement acheminé et diffusé.
C’est pourquoi elles peuvent voler jusqu’à 9000 mètres d’altitude, ce qui, pour un humain, reviendrait à pouvoir courir un marathon aux mêmes hauteurs que celles atteintes par un vol commercial d’avion.
Sans nécessiter de complexe appareillage, les oies à tête barrée disposent également d’informations météorologiques aussi fiables que celles des alpinistes.
Par exemple, en s’envolant du niveau des mers, les oies mettent 8 heures pour franchir l’Everest d’une seule traite : les cordées les aperçoivent exactement durant les mêmes fenêtres météo que ces escaladeurs utilisent.
Les oies à tête barrée savent donc en partant que le temps y sera calme 8 heures plus tard.

 

Sources :

– The trans–Himalayan flights of bar-headed geese,Proceedings of National Academy of Science, 31.05.2011 ; traduit en Français sur le site internet, Physorg.com, 07.06.id.
– Invigorated muscle structure allows geese to have the Himalayas, Physorg, 28.07.2009.
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