Commentaire Blog d’un écologue : avril 2016 - 28/04/16

 

Créateurs de diversités

Toutes les sortes d’écosystèmes existent grâce à la diversité des espèces animales et végétales, toutes les sortes d’espèces prospèrent via des écosystèmes perpétuellement renouvelés, les uns comme les autres étant en forte osmose.

Les zostères sont des plantes à fleurs, vivant le long des côtes tempérées et tropicales, qui se reproduisent soit par multiplication d’organes souterrains appelés rhizomes, soit par production de minuscules graines.

Dans la baie de Chesapeake (côte Est des USA), entres autres, ces dernières sont consommées par divers animaux aquatiques qui en excrètent une partie intacte plus loin.

C’est ainsi que les poissons-globes les rejettent en moyenne à 55 mètres d’où ils les ont mangées, les tortues-diamants à 1 500 mètres, les fuligules (des canards plongeurs) à 15 000 mètres, etc., assurant aux zostères une expansion régulière… et s’assurant pour eux-mêmes de nouvelles zones de nourrissage.

A l’intérieur des forêts tropicales, les arthropodes (mille-pattes, araignées, …) contribuent à former de l’humus avec des champignons microscopiques.

Ceux-ci déploient leurs filaments, en moyenne 260 kg/ha, sous forme de grands réseaux qui décomposent les feuilles mortes et fournissent aussi nourriture, logis et voies de communication aux arthropodes, tout cela permettant le maintien de la diversité sylvestre.

Le processus est en partie inverse au cœur du parc naturel de la Sierra Nevada, dans la région de Grenade en Espagne.

En effet, mulots et souris excrètent peu de graines intactes des chênes verts, pins, etc. qu’ils consomment, ce qui a pour conséquence de faire apparaître peu à peu un autre écosystème, la garrigue, à la place des forêts encore présentes actuellement.

Erreur de la nature?

Non, évolution vers un écosystème végétal plus apte à tirer parti du réchauffement climatique : ajoncs, romarin, chèvrefeuille, buis, genévriers, euphorbes, etc. dont se composent les garrigues sont effectivement davantage en phase avec des sécheresses répétées que les essences d’arbres peuplant ces contrées depuis longtemps.

Sans compter que la garrigue fournit aux rongeurs un habitat plus protecteur face à leurs prédateurs : mulots et souris n’ignorent pas ce qu’ils font en digérant complètement la majorité des graines d’arbres désormais indésirables.

Comment faire lorsque l’on ne dispose pas d’éléphants pour répandre des graines végétales ?

Réponse : on fait appel à des poissons.

Dans la jungle amazonienne, dépourvue de pachydermes, les gramitana, proches des piranhas quoique essentiellement frugivores, accomplissent les mêmes tâches que les éléphants ailleurs.

Chacun d’entre eux excrète chaque semaine 3 000 graines intactes de 22 essences d’arbres différentes à 5,4 km de l’endroit où il les a ingérées, soit la même distance parcourue par les éléphants au moment de leurs excrétions.

 

Sources :

- Study reveals that animals contribute to seagrass dispersal, www.phys.org, 19 décembre 2012

- Invisible fungi crucial for rainforest diversity, www.phys.org, 21 décembre 2011

- Overfished Amazon fish disperse seeds long distances, www.phys.org, 19 avril 2011

- Small rodents encourage the formation of scrubland in Spain, www.phys.org, 27 août 2009

 

 

Travaillez, travaillez, et pollution vous aurez

« Ce n’est pas parce qu’il y a du smog que les Londoniens travaillent, c’est parce que les Londoniens travaillent qu’il y a du smog. »

Cette citation du dramaturge irlandais Oscar Wilde remonte aux années 1890.

Aujourd’hui, elle concerne l’ensemble de la planète via la pollution atmosphérique.

En moyenne, les jours non travaillés sur la terre se traduisent par une diminution de 37,5 % de la concentration atmosphérique des divers oxydes d’azote émis par :

- L’emploi de combustibles fossiles pour produire de l’électricité ;

- Les transports terrestres et aériens ;

- Les épandages d’engrais ;

etc…

C’est ainsi, entre autres, que ces journées sont davantage ensoleillées en Espagne et qu’en Israël les vendredis dans les cités arabes et les samedis dans les villes juives sont beaucoup moins pollués.

Quant aux sulfates issus des oxydes d’azote, ils ne proviennent pas seulement des activités professionnelles locales : en Californie, par exemple, 1/4 d’entre ceux présents toute l’année dans l’atmosphère a pour origine des fabrications chinoises destinées à la consommation américaine, alors que leur part dans la pollution atmosphérique de la côte Est des Etats-Unis a diminué du fait de ces mêmes transferts de fabrication.

Les augmentations du chômage ont pour corollaires des baisses concomitantes de concentration de monoxyde de carbone et de dioxyde d’azote dans l’ensemble de l’atmosphère terrestre : pour ne citer qu’un exemple, respectivement -17 % et -12 % en Californie entre 2006 et 2010 lorsque le chômage y est passé de 5 % à 12 %.

Par ailleurs, la croissance de la pollution atmosphérique les jours travaillés favorisent aussi, entre autres phénomènes météorologiques extrêmes,  la survenance de tornades plus violentes et plus mortelles ces journées-là.

Dans le sud-est des USA, entre 1995 et 2009, de minutieuses recherches ont montré une telle corrélation : les particules de pollutions étant trop petites pour former des précipitations, leur très grande concentration produit un gros surplus d’énergie s’exprimant par de forts accroissements d’éclairs d’orages et de puissance des vents qui deviennent des tornades surpuissantes entre les lundis et vendredis, beaucoup moins fortes les samedis, dimanches et fériés.

Et comme les tornades concernent désormais à peu près toutes les zones géographiques planétaires…

 

Sources :

- Air pollution tried to exports : blowback causes extra day per year of ozone smog in Los Angeles, www.phys.org, 20 janvier 2014

- Recessions and health the impact of economics trends on air pollution in California, Science Daily, 12 septembre 2012

- New research may explain why serious thunderstorms and tornados are less prevalent on the weekends, www.phys.org, 22 décembre 2011

 

 

 

Opportuns contrôles

Les mécanismes naturels régulant les substances qui sont nocives en cas de concentration excessive se comptent par centaines.

Parmi eux, de simples arêtes de poissons décontaminent des sols perclus de plomb : le phosphate qu’elles contiennent s’y lie, le dissout et le transforme en pyromorphite, un cristal écologiquement inoffensif.

A Oakland, dans la baie de San Francisco, il n’a pas fallu plus de deux semaines pour que cette transformation se réalise.

Avec le réchauffement climatique, non seulement les arbres s’implantent de plus en plus haut sur les versants montagneux, mais leurs racines connaissent également un essor supplémentaire dans les sous-sols.

De ce fait, il se produit alors une dissolution accrue des roches qu’elles rencontrent : les composantes ainsi obtenues attirent le CO2 atmosphérique et le capture en un stockage naturel pouvant durer plusieurs milliers d’années.

Quant à l’Afrique subsaharienne, elle peut compter, entre autres, sur l’acacia Faidherbia Albida pour doper les cultures.

En effet, ses feuilles fixent une grande quantité d’azote atmosphérique et tombent en même temps que les graines de mil, sorgho, maïs, etc. sont semées, leur apportant ainsi des éléments nutritifs naturels, ces mêmes feuilles repoussant pendant la saison sèche, ce qui réamorce ce cycle pour l’année suivante.

100 acacias/ha multiplient par trois les récoltes par rapport à celles issues de parcelles qui en sont dépourvues.

La nature a l’habitude de résoudre tous les problèmes environnementaux survenus depuis des centaines de millions d’années : utiliser  ses technologies pour ceux provoqués par les activités humaines serait plus efficient que de recourir aux technologies « vertes », n’ayant d’autre raison d’être que de substituer un business « écologique » à un business industriel.

 

Sources :

- The roots in the mountains « acted like a thermostat », for millions of years, www.phys.org, 05 février 2014

- Fish bones used to decontaminate soil in lead-poisoned neighborhood, www.phys.org, 15 août 2011

- Scientists announce unique acacia tree’s promise to revive African soils, www.phys.org, 24 août 2009

 

Jean-Luc Ménard

 

Commentaire Blog d’un écologue : novembre 2015 - 17/12/15

Médicaments naturels efficaces

De nombreux individus d’espèces animales et végétales recourent, en toute conscience de cause, à des substances naturelles afin de faciliter la vie de leur progéniture ou la leur propre.

Par exemple, les papillons monarques femelles pondent préférentiellement leurs œufs sur les 140 espèces d’asclépiades (des plantes herbacées) dont bon nombre sont dotées, entre autres substances, de concentrations de cardénolides (des types de stéroïdes naturels) qui conduiront à la mort prématurée des parasites internes des futures chenilles.

Pour le même genre de raison, les oiseaux moqueurs, également appelés rossignols d’Amérique, accueillent avec faveur les œufs des vachers luisants (des passereaux) dans leurs nids, car ils sont porteurs d’agents chimiques efficients contre les parasites : un processus à l’avenir assuré, car, grâce au réchauffement, les vachers luisants se sont récemment répandus d’Amérique du Sud vers les Antilles et le sud de la Floride, en attendant d’autres expansions.

 

C’est à ce qui serait pour nous, humains, une ivresse mortelle que prépare pour ses larves Drosophilia Mélanogaster, une mouche de 3 à 4 millimètres de long. Plusieurs variétés de guêpes ont en effet la mauvaise manière de pondre leurs œufs dans ses larves, en vue de les dévorer de l’intérieur. C’est pourquoi cette mouche pond ses œufs sur des fruits : les larves les ingèrent, des levures et protéines les transformant en alcool (à tel point que ces larves atteignent un taux d’alcoolémie sanguin égal à 10 %). Cet alcool développe alors une puissante toxine propre à éliminer 60 % des œufs de guêpes.

Dans les agglomérations urbaines planétaires, nouveaux eldorados pour nombre d’espèces animales et végétales, roselins, moineaux, pinsons… ont bien compris le haut intérêt de récolter… des mégots de cigarettes. En effet, la nicotine qu’ils contiennent dégage des toxines suffisantes pour éloigner des nids de mites et acariens indésirables. Ils ont probablement appris cela de la plante sauvage Nicotiana, tout comme les larves des papillons sphinx qui mangent la nicotine des plants de tabac : elles l’excrètent ensuite, dispersant alors des nuages de répulsifs qui dissuadent les araignées-loups de les manger.

Les plantes, quant à elles, peuvent compter sur de nombreux micro-organismes : par exemple, les 160 espèces de trichodermes (des champignons ou des moisissures) sont souvent équipés de gènes spécialisés dans la perception des caractères sensibles du monde extérieur et alertent ainsi les plantes de maladies les menaçant, les néophytes (des bactéries ou des champignons) jouant des rôles similaires auprès des arbres.

 

Sources :

- Tobacco hornworm found to use nicotine to create « defensive halitosis », www.phys.org, 31 décembre 2012

- Le mégot, matériau de construction du moineau Mexicain, Le Monde, 29 décembre 2012

- Fruit flies medicate their larvae with alcohol, www.phys.org, 22 février 2012

- Fruit flies use alcohol as a drug to kill parasites, www.phys.org, 16 février 2012

- Monarch butterflies use medicinal plants to treat offspring for disease, www.phys.org, 11 octobre 2010

 

 

Médicaments naturels illusoires

On portrait croire les poudres de perlimpinpin, autrefois vendues comme panacées par des charlatans, reléguées aux musées des souvenirs : il n’en est rien.

Témoins les 5 000 lions et 6 000 tigres élevés en captivité, respectivement en Afrique du Sud et en Chine, dans le but principal de « soigner », entre autres, la malaria. Ou encore les 1 215 rhinocéros tués en 2014 en Afrique du Sud (contre 13 en 2007), où vivent 80 % de leur population mondiale, dont les cornes préalablement pilées acquièrent des vertus de « remèdes ». Sans parler des geckos (des lézards) qui, une fois séchés et dûment pulvérisés, « guérissent » du sida et du cancer : rien qu’à Taïwan, 15 millions d’entre eux ont été importés des Philippines, de Malaisie, d’Indonésie… de 2004 à 2012.

Un pas supplémentaire est franchi lorsque les « médicaments » sont contaminés dès avant leurs emplois. C’est par exemple le cas de nombre de plantes « médicinales » chinoises : chrysanthèmes, chèvrefeuilles, jujubes, bulbes de lys… démarrent les « traitements » percluses de 42 résidus de pesticides différents, dont 18 interdits en Europe, et 3 en Chine même.

 

Et que dire de l’empoisonnement volontaire de vautours à capuchons et de milans noirs (parmi beaucoup d’autres rapaces) pratiqué en vue de leurs captures en Afrique, sinon que l’utilisation des poudres ainsi contaminées qui en sont issues risque de soulager encore moins migraines et épilepsies. Quant à administrer de la bile d’ours pour apaiser douleurs et fièvres, on ne peut s’empêcher de rapprocher l’enfermement à cet effet de 50 000 ours noirs (rien qu’en Chine et Vietnam) du fait de leurs classements « en voie de disparition » en Asie…

 

Ces comportements humains inopportuns sont à associer à d’autres, tout aussi peu reluisants :

- Dans les parcs zoologiques et aquatiques planétaires, plus de 15 000 animaux sont tués chaque année ;

- Rien qu’aux USA, les chats de compagnie occisent 3,7 milliards d’oiseaux/an ;

- 136 pays fabriquent leur papier à partir de bois issus de forêts primaires composées d’essences rares ;

- 500 millions de poissons sont capturés annuellement pour alimenter les aquariums domestiques ;

- 350 millions d’individus appartenant à des milliers d’espèces végétales et animales font chaque année l’objet de trafics illégaux, etc.

 

90 % des espèces qui disparaissent sont victimes de ces pratiques alors que seulement 10 % de ces disparitions sont à attribuer au réchauffement, pollutions et pertes d’habitats. La nature s’adapte sans problème particulier aux changements environnementaux, mais a bien plus de mal avec les nombreuses attitudes directement prédatrices des humains… qui se gardent de les inscrire au programme d’une conférence mondiale.

 

Sources :

- Growing numbers of rhinos poached for horns in South Africa, www.phys.org, 30 août 2015

- Raptors in West and Central Africa threatened by trade for bushmeat and fetish, www.phys.org, 24 août 2015

- Les pesticides contaminent jusqu’aux plantes médicinales chinoises, Greenpeace, 04 juillet 2013,

- L’appétit asiatique pour les os de lions fait la fortune des élevages d’Afrique du Sud, Le Monde, 09 mars 2013

- Les « fermes » de tigres en Chine accusées d’alimenter un commerce clandestin pour la médecine traditionnelle, Le Monde, 27 février 2013

- Chinese scientists call for ban on bear farming, www.phys.org, 26 avril 2012

- Activists urge protection of hunted gecko species, www.phys.org, 16 novembre 2011  

 

Précoces impacts (3) : bruits de bottes

Au début du XXIIe siècle avant J.C., de faibles variations climatiques ont créé sécheresse et manque d’eau dans la région entourant l’empire akkadien qui couvrait alors les actuels Irak et Syrie.

S’en sont suivis famines, afflux de migrants, militarisation de cet empire, puis des affrontements armés qui ont conduit à l’élimination de l’empire akkadien, comme celle des migrants.

Entre 2006 et 2010, la Syrie a connu sa pire et plus longue sécheresse du XXe siècle, y  provoquant une baisse d’1/3 des récoltes, un doublement du prix des céréales, et une migration d’1,5 million de personnes des campagnes vers les villes.

Pourtant, en Syrie comme ailleurs, les problèmes environnementaux ne constituent actuellement que la seconde cause des migrations. En effet, d’ores et déjà, 60 millions de personnes sont des réfugiés de guerre, 37 millions des réfugiés environnementaux. A ce jour, 86 % d’entre eux sont accueillis par des pays pauvres ou émergents, 14 % par des pays riches.

 

Cependant, une seconde vague a commencé à s’ébranler et se déploiera sur les années qui viennent :

- 50 millions au titre de l’aridification de leurs terres ;

- 50 millions poussés à émigrer par les déplacements répétés qu’ils subissent du fait des catastrophes naturelles, notamment ouragans et inondations.

Les pollutions affectant leurs sols agricoles mènent la Chine, le Japon, les USA, l’Union Européenne, etc. à annexer plus de 70 millions de terres cultivables en Afrique, Asie et Amérique du Sud principalement, en chassant les individus qui y vivaient : ces derniers deviennent alors des migrants supplémentaires.

Le passage de 30 conflits armés en 2010 à 44 en 2013, associé d’une part à  des accroissements exponentiels d’achats et de ventes d’armes entre 2010 et 2014 et d’autre part à  des émigrations en forte augmentation - 10 000 personnes/jour en 2010, 42 000 en 2014 (soit de 3,6 ms à 15 ms/an) -,

laisse penser que l’espèce humaine s’apprête à « régler » les innombrables problèmes religieux, économiques, ethniques, environnementaux, financiers et sociaux qu’elle s’est elle-même créés par de multiples confrontations guerrières, militaires et civiles, comme elle l’a fait tant de fois durant les 10 000 dernières années.

La généralisation planétaire de ces stades suprêmes de violence est d’ores et déjà précédée de comportements de niveau moindre, mais cependant significatifs :

- Quelques dixièmes de degrés supplémentaires de température atmosphérique causent des hausses de violences domestiques (Australie…), ethniques (Europe, Asie…), criminelles (USA, Tanzanie…) ;

- Des diminutions de précipitations liées à des moussons défaillantes entraînent des augmentations de 8 % des assassinats de femmes en Inde.

A l’inverse,

- Des inondations excessives répétées au Pakistan y suscitent des accusations proférées par des djihadistes : « l’Inde a ouvert ses barrages pour noyer le Pakistan » ;

- Accumulés au fil du temps, des droits d’utiliser 5 fois plus d’eau que la quantité fournie par des précipitations satisfaisantes crée des tensions en Californie où une sécheresse sévit pour la 5e année consécutive.

La pétrodictature que devient le Canada depuis 2006 préfigure probablement le destin mondial des savoirs :

- Autodafés de plusieurs milliers de livres suite à la fermeture de 12 bibliothèques scientifiques ;

- Rideau de fer tiré entre la population et la communauté scientifique par l’obligation faite à cette dernière de soumettre leurs déclarations à un « bureau des relations avec les médias » ;

- Suppressions de dizaines de laboratoires et de centres de recherches sur le climat, l’écotoxicologie, les ressources halieutiques, la qualité de l’eau (alors que ce pays contient le plus grand nombre de lacs d’eau douce au monde)…

ect.

 

Sources :

- Lower rainfall could spark domestic violence dowry killings in India, www.phys.org, 18 juin 2015

- Did climate change help spark the Syrian war? www.phys.org, 02 mars 2015

- Far more displaced by disasters than conflict, www.phys.org, 17 septembre 2014

- California has given away rights to far more water than it has, www.phys.org, 20 août 2014

- Canada’s closure of science librairies riles researchers, www.phys.org, 11 janvier 2014

- Le Canada s’attaque à son patrimoine scientifique, Le Monde, 09 janvier 2014

- Climate strongly affects human conflict and violence worldwide, www.phys.org, 01 août 2013

- Journal urges Ottawa to stop muzzling scientists, www.phys.org, 02 mars 2012

- La désertification touche 1,5 milliard de personnes, Le Monde, 21 septembre 2011

 

Jean-Luc Ménard

 

Commentaire Vous avez dit handicap ? : proposition de participation à des ateliers - 17/09/15

Vous avez dit handicap ? : 

proposition de participation à des ateliers

 

Ateliers d’une durée de 3 heures

pour une dizaine de participants,

personnes handicapées et non handicapées.

Les 17 octobre, 31 octobre et 14 novembre

de 14 h 30 à 17 h 30 à Paris

au 100, 100 rue de Charenton Paris 12e

 

La démarche

Notre association Star (connue également sous le nom de la revue Les périphériques vous parlent) mène depuis plusieurs années des projets sur la participation citoyenne, la créativité collective et individuelle, l’égalité hommes/femmes, la lutte contre les discriminations, avec l’organisation d’ateliers, d’émissions radios, de publications, la production de documentaires (dont deux récemment édités sur les méthodologies de lutte contre les discriminations – aspects juridiques et discrimination à l’embauche).

Dans la continuité de nos démarches, nous souhaitons organiser des ateliers de parole et d’échange avec la participation de personnes handicapées et non handicapées.

Nous pensons que dans le handicap se joue, peut-être avant tout, une relation humaine de sensibilité, de jeux d’échanges et de miroirs interactifs, où chacun apprend des autres et apprend aux autres, de questionnements sur ce qu’est la norme, le visible et l’invisible du handicap. Le sens de notre démarche est de permettre que l’aménagement de droits puisse aller de pair avec la découverte d’espaces sensibles communs, terrains d’entente d’un vivre ensemble où les différences s’enrichissent mutuellement.

 

 

Objectifs des ateliers

 • permettre un échange réel de sensibilités, un changement de regard, un enrichissement mutuel, au-delà du normatif ;

 • offrir un espace privilégié de parole et d’entente, où les personnes handicapées partageront leurs perceptions et leurs vécus et où les personnes non handicapées pourront, en apprenant et en écoutant l’autre, le connaître tout en apprenant aussi sur eux-mêmes ;

• témoigner d’une « mémoire », d’un « vécu » à partager ;

• faire émerger le champ où la personne handicapée a pu ou a su développer une expression, un espace, des qualités, un savoir-être, un savoir-faire qui enrichit sa personne et sa relation aux autres, et lui permettre de l’exprimer sans inhibition ni honte ;

• faire surgir les raisons de certaines résistances de la part de personnes non handicapées et de libérer la parole à ce propos.

 

Cette pensée de Jean-Paul Sartre nous accompagnera lors des ateliers : « L’homme se caractérise par le dépassement d’une situation, par ce qu’il parvient à faire de ce qu’on a fait de lui. »

 

Les ateliers seront co-animés par l’association Star et Claire Merlin (psychosociologue, auteur du livre Sourde en centres d’appels, plaidoyer pour une distanciation intégrante envers les personnes en situation de handicap, consultante handicap et fondatrice de RECIT’H, structure de formation et d’accompagnement professionnel http://www.recith.fr/, administratrice de l’Adapt, http://www.ladapt.net/).

 

Nous proposons que les ateliers soient enregistrés (son et images) pour en constituer une mémoire.

 

 

Dans la suite des ateliers

Dans l’esprit des ateliers, un travail filmique à part entière (écriture, tournage, montage), auquel des extraits de ces ateliers pourront ou non être intégrés, sera mené par l’association Star pour la réalisation de courts documentaires. Ils auront pour objectif de donner à voir des questionnements, des perceptions, des postures sensibles rarement abordés dans le handicap et pour lesquelles des réflexions issues des ateliers seront une source précieuse.

 

La réalisation et la diffusion de ces films nous semblent être des bons vecteurs pour partager ensuite, auprès d’un large public, des questionnements qui nous tiennent à cœur.

 

Les personnes qui souhaitent s’associer à ce travail seront les bienvenues.

 

 

Les ateliers sont gratuits.

Pour s’inscrire ou toute information :

Tél : + 33 (0)1 40 05 05 67 ou sur

chaos@lesperipheriques.org

 

Les 17 octobre, 31 octobre et 14 novembre

de 14 h 30 à 17 h 30 à Paris au 100 (établissement culturel solidaire) :

100, rue de Charenton, 75012 Paris

Métro : Gare de Lyon ou Ledru-Rollin, RER : Gare de Lyon, Bus : 57 et 29

Accès aux personnes à mobilité réduite

 

 

 

 

Commentaire Blog d’un écologue : juillet 2015 - 14/08/15

Endurance

Le traquet motteux a le poids d’un moineau sous-alimenté : 25 grammes.

Pourtant, ce passereau insectivore accomplit chaque année une migration de 29 000 kms, en en parcourant à peu près 290 chaque jour.

S’il y consacre beaucoup d’énergie, il n’en dépense aucune à construire son nid : ripicole (nichant dans des crevasses de rochers), ou terricole (occupant d’anciens terriers de lapins), il s’assure ainsi une reproduction régulière.

Les environ 2,9 millions de traquets motteux actuellement présents sur la planète vont cependant devoir peut-être modifier leurs comportements.

De même que pour d’autres espèces migratoires, le réchauffement climatique change la donne : bien des migrateurs renoncent en effet à ces coûteux voyages, car ils bénéficient désormais de conditions thermiques proches de celles qu’ils allaient auparavant chercher ailleurs.

Ces économies d’énergie se traduisent alors par des améliorations en matière de nidification, diversité nutritive, protection des oisillons, etc., même si des pathologies inédites peuvent leur poser problème.

En effet, demeurant aux mêmes lieux en permanence, ils sont parfois exposés à des virus ou des parasites qui se manifestent à des périodes durant lesquelles ils en étaient absents.

Toutefois, même si les premiers temps d’espèces devenues sédentaires se sont révélés difficiles à cet égard, des adaptations ultérieures à ces nouvelles maladies leur ont souvent permis de les surmonter et de tirer un parti globalement positif de l’arrêt des énergivores migrations.

 

Source :

Feather weight songbird is a long-distance champ, traduit en français surwww.physorg.com, 15/02/2012

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Commentaire Les intervenants - 4/08/15

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Les intervenants

 

 

Patrick Saurin, employé de banque, porte-parole de Sud BPCE, membre de la Commission pour la Vérité sur la Dette grecque, du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde, et du Collectif d’Audit Citoyen ; voir son blog sur Mediapart :    http://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-saurin. Patrick Saurin est l’auteur du livre Les Prêts toxiques : une affaire d’Etat, Demopolis & CADTM, Paris 2013.
Il mène également des recherches sur le Mexique ancien ainsi que dans les champs de la poésie et de psychanalyse. Il est l’auteur de plusieurs livres et de nombreux articles sur ces sujets.

 

Rapport préliminaire de la Commission pour la Vérité sur la Dette grecque

Site Web Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde

Site Web Collectif d’Audit Citoyen

 

 

Roger Lenglet, philosophe et journaliste d’investigation. Il a enseigné la philosophie et l’administration territoriale à l’université Paris-XII. Il a contribué à de nombreux lancements d’alertes : amiante, mercure dentaire, stérilisation massives de jeunes handicapés, etc.). Il est l’auteur de nombreux livres d’enquête ayant contribué à des alertes, notamment L’Affaire de la maladie de lyme, une enquête, (avec Chantal Perrin), éditions Actes Sud, 2016 ; Les Recasés de la République, (avec Jean-Luc Touly), éditions First, 2015 ; Nanotoxiques, éditions Actes Sud, 2014 ; Menaces sur nos neurones, (avec Marie Grosman), Actes Sud, 2011, réédition Babel Poche, 2014,  ; 24 h sous influences, Bourin Editeur 2013 ; Syndicats : corruption, dérives, trahisons, (avec J-L Touly), First, 2013 ; Un pouvoir sous influence – Quand les think tanks confisquent la démocratie, (avec Olivier Vilain) éditions Armand Colin, 2011 ; Lobbying et santé. Comment certains industriels font pression contre l’intérêt général, éditions Mutualité Française, 2009 ; Profession Corrupteur, éditions Jean-Claude Gawsewitch, 2007 ; Les Multinationales de l’eau (avec Jean-Luc Touly), Fayard 2006 ;  Silence, on intoxique ! – Face aux lobbies, la longue bataille pour sauver notre santé, (avec André Aschieri), La Découverte 2006 ; Repenser l’offre de soin – Pour une véritable politique de santé publique, éditions Mutualité Française, 2000 ; L’Affaire de l’amiante, éditions La Découverte 1996…

Liens multimédias sur Roger Lenglet

 

 

photographie de Frédéric de BeauvoirFrédéric de Beauvoir, dirigeant d’une galerie d’art et exportateur d’œuvre d’art française aux Etats-Unis dans les années 1980 au cours de ses études en histoire et arts dramatiques, Frédéric de Beauvoir devient dans les années 1990 administrateur de compagnie de théâtre. En 1998, il rejoint la Manufacture Centre Dramatique Régional en Alsace. Il devient ensuite élu municipal en charge de la culture puis attaché parlementaire au Sénat sur les dossiers culture et multimédia.

En 2004, il s’intéresse au fonctionnement des squats artistiques et rédige le projet concret d’ouverture d’un lieu expérimental qui deviendra le 100 Etablissement Culturel Solidaire. Structure qui propose de l’accompagnement de projets culturels à destination des artistes, lieu qu’il dirige depuis. 

Site Web du 100

Page Facebook du festival Effet de C.E.R.

 

 

photographie de Julien Neiertz Julien Neiertz, consultant en accompagnement des politiques publiques et formateur, il est le co-fondateur et le principal animateur de l’association Métropop’! qui s’intéresse à la transformation des représentations de la banlieue et à l’appropriation citoyenne des enjeux du Grand Paris. Il anime à ce titre un collectif d’acteurs de la société civile métropolitaine, des ateliers avec des habitants des quartiers populaires de la métropole et des espaces démocratiques de discussion et co-production.

Site Web de Metropop’

 

 

 

Julie-Lou Dubreuilh    Julie-Lou Dubreuilh, co-fondatrice de l’association Clinamem en Seine-Saint-Denis. Ces bergers urbains ont pour but de dynamiser le territoire urbain par la promotion des pratiques paysannes en ville (élevage, écopastoralisme, permaculture, jardin-vigne…). Elle développe en équipe des projets d’agriculture au cœur de la ville. Des moutons qui paissent tranquillement en Seine-Saint-Denis ? Ce n’est pas un rêve mais leur action concrète. Ce système de gestion durable d’espaces verts grâce au pâturage en parcours permet de redécouvrir ce terroir et de recréer des connexions sociales. Une initiative écologique et poétique, créatrice de lien et plébiscitée par les habitants des différents territoires où ces bergers cultivateurs opèrent.

Site Web de Clinamen

Page facebook de Clinamen

 

 

Commentaire Les 5 expériences - 31/07/15

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Les ateliers : les 5 expériences

 

 

Audits citoyens

 

Les samedis 10 octobre 2015 et 23 janvier 2016 de 15 à 19 heures

Cet atelier abordera les fondements légaux du contrôle citoyen sur les finances publiques, notamment à la lumière de la dette grecque. Seront mis plus particulièrement en lumière les audits citoyens en cours sur les prêts toxiques que les collectivités territoriales ont contractés auprès des banques, ainsi que l’audit en cours sur la dette et les déficits publics. Chacun de nous peut créer un audit citoyen !

Présenté et animé par Patrick Saurin (membre de la commission pour la vérité sur la dette grecque, de SUD BPCE et du CADTM, blogueur sur Mediapart, employé de banque)

 

 

Lancement d’alerte

 

Les samedis 21 novembre 2015 et 13 février 2016 de 15 à 19 heures

Il s’agira d’approcher les outils concrets et méthodologiques que les lanceurs d’alerte utilisent, ainsi que le cadre légal qui définit leur statut  et leur protection. Le premier défi est de construire une « expertise profane » en intégrant à la fois les connaissances de terrain, les témoignages et en dressant un état des lieux des connaissances scientifiques. Ces ateliers seront l’occasion de réfléchir ensemble aux conditions du lancement d’alerte dans le cadre de pratiques démocratiques, certes audacieuses, mais aussi rigoureuses.

Présenté et animé par Roger Lenglet (philosophe et journaliste d’investigation, auteur de nombreux ouvrages en santé publique et environnementale et sur la corruption et le lobbying)

 

 

Lieux culturels d’initiatives citoyennes

 

Les samedis 19 décembre 2015 et 19 mars 2016 de 15 à 19 heures

Héritiers du phénomène des friches comme du mouvement des squats, ces nouveaux lieux sont depuis quelques années le résultat d’un travail expérimental tant sur le plan artistique qu’organisationnel. Ils tentent de réinventer par des moyens divers une culture indépendante, démocratique, joyeuse, créatrice et originale. L’émergence de lieux culturels non programmés est ainsi devenue une des façons privilégiées par les citoyen-ne-s de se réapproprier une politique culturelle devenue par trop administrée.

Présenté et animé par Frédéric de Beauvoir (fondateur et directeur du 100ecs avec Sébastien Eymard (architecte) et Me Marc Ganilsy (avocat dans le 5e arrondissement de Paris)

 

 

Participation citoyenne au Grand Paris

 

Les samedis 9 et 30 avril 2016 de 15 à 19 heures

Quelle organisation de la société civile dans la métropole parisienne ? C’est la question que soulève l’avènement du Grand Paris, de même que la fabrique, par les francilien-ne-s, des outils démocratiques dont ils disposent ou qu’ils entendent forger pour participer concrètement à la refonte de l’imaginaire et de la symbolique d’une ville qui a généré un clivage fort entre un centre attractif et des périphéries enclavées et reléguées. Dans cet atelier, nous invitons toute personne désireuse de réfléchir à la manière dont la métropole du Grand Paris qui vient de naître peut être l’occasion de renouveler la participation citoyenne des habitants. Les objectifs de cette expérience citoyenne sont : informer sur la mise en place du Grand Paris et ses enjeux ; explorer la question de la place du citoyen dans le Grand Paris à partir de l’expérience de Métropop’ ! ; travailler sur les pistes possibles de participation citoyenne liées au futur Conseil de développement métropolitain.

 

Présenté et animé par Julien Neiertz (fondateur et président de l’association Métropop’ !)

 

 

Agriculture urbaine

 

Un dimanche juin et septembre 2016 (dates à confirmer) de 15 à 19 heures

Circuits courts producteurs/consommateurs/agricultures péri et intra-urbains : ces pratiques de relation directe entre producteurs et consommateurs par vente directe, permettent de retisser le lien entre des producteurs/promoteurs d’une agriculture saine et des consommateurs urbains qui souhaitent consommer mieux dans le cadre d’un commerce qui redonne à l’échange tout son sens. Cette expérience enveloppe aussi la question du redéploiement des agricultures intra-urbaines (par exemple la plantation d’une vigne en biodynamie sur les terrains de l’université de Villetaneuse en Seine-Saint-Denis sera particulièrement étudiée).

Présenté et animé par Julie Dubreuilh (association CLINAMEN)

 

 

 Tout au long des ateliers, nous proposerons la coproduction avec les participant-e-s d’une mémoire audio à travers une diffusion radiophonique et en accès libre sur le Web.

 

Audits citoyens : les samedis 10 octobre 2015 et 23 janvier 2016 de 15 à 19 heures

Lancement d’alerte : les samedis 21 novembre 2015 et 13 février 2016 de 15 à 19 heures

Lieux culturels d’initiatives citoyennes : les samedis 19 décembre 2015 et 19 mars 2016 de 15 à 19 heures

Participation citoyenne au Grand Paris : les samedis 9 et 30 avril 2016 de 15 à 19 heures

Agriculture périurbaine :  un dimanche en juin et septembre 2016 (dates à confirmer) de 15 à 19 heures

 

 

Au 100 (établissement culturel solidaire) : 100, rue de Charenton, 75012 Paris

Métro : Gare de Lyon ou Ledru-Rollin, RER : Gare de Lyon, Bus : 57 et 29

Accès aux personnes à mobilité réduite

Inscrivez-vous d’ores et déjà à l’atelier de votre choix au + 33 (0)1 40 05 05 67 ou sur chaos@lesperipheriques.org

Pour chaque atelier la participation aux deux dates fixées est conseillée

Inscriptions dans la limite des places disponibles

Le descriptif de chaque atelier sera disponible 1 mois avant le déroulement de chaque atelier

 

Commentaire Reprenons la main sur la démocratie - 31/07/15

télécharger la version pdf   /  voir les ateliers /   les intervenants

 

Réfléchissons :

 

…Seuls les poissons morts nagent dans le sens du courant…

 

 

Ateliers d’échanges et de transmission sur
5 expériences démocratiques et citoyennes

 

Reprenons la main

sur la démocratie

 

 

Chaque jour naissent des expériences démocratiques singulières. Initiées par des citoyen-ne-s ou des collectifs, elles se révèlent utiles à la collectivité et sont autant d’occasions importantes pour se mobiliser contre les confiscations anti-démocratiques des pouvoirs privés ou publics.  

Serge Daney nous rappelait que « la démocratie, tout comme l’information, n’est pas un dû mais une pratique ». Ajoutons que la démocratie n’est jamais un acquis définitif mais une conquête à renouveler tous les jours.

Les ateliers proposés offrent l’opportunité d’approfondir 5 expériences de démocratie citoyenne et de les partager, de les reprendre à son compte et de se les approprier. Sont prévus 2 ateliers pour chaque expérience.

 

Audits citoyens sur la dette

Lancement d’alerte

Agriculture urbaine

Lieux culturels d’initiatives citoyennes

Participation citoyenne au Grand Paris                                                              
                                                                                

 

LE CONSTAT

La « lassitude » et la désillusion des citoyen-ne-s concernant l’affaiblissement de la démocratie ne cessent de grandir aujourd’hui. Le sentiment diffus dominant est que les jeux sont faits et que la possibilité d’infléchir sur le cours des choses est préemptée par des intérêts qui noyautent la décision publique et la République. Alors, la résignation fleurit sur le lit des espoirs déçus, avec son lot de rancœur, d’aigreur et de haine rentrée.

Or, la démocratie n’est pas un dû – même si elle se présente aujourd’hui comme un acquis quasi natif dans les pays occidentaux. Au contraire, c’est une conquête au présent, un exercice citoyen qui demande du courage, de la détermination et de l’engagement. Plus encore, c’est une innovation reposant sur la créativité individuelle et collective ; un rempart décisif face aux exclusions, à la corruption et au risque de confiscation du pouvoir par les intérêts privés. La démocratie ne vit que par une mobilisation incessante sans laquelle la société se trouve livrée à la spoliation des pouvoirs par des féodalités habiles, qu’elles soient industrielles, financières ou politiques. Reprendre la main sur la démocratie est une nécessité. C’est d’abord cultiver l’imaginaire de la démocratie, se la réapproprier à la lumière d’initiatives exemplaires.

Ces initiatives fleurissent aujourd’hui : à propos de la dette, du lancement d’alerte, de l’agriculture périurbaine… Mais nombre de citoyen-ne-s n’en n’ont souvent pas connaissance ; de la même façon que nous ignorons bien souvent nos droits.

Nos rencontres nous ont appris qu’il y a un fort désir d’échanges autour de certaines expériences démocratiques et qu’un référencement d’actions citoyennes serait utile en tant que modèles précurseurs. Ainsi, ces ateliers éclairants veulent faciliter l’accès des participant-te-s qui souhaiteraient s’inscrire dans ce type d’actions.

 

LES ATELIERS

Ces ateliers s’adressent à des participant-e-s voulant  :
• Acquérir des connaissances générales et pratiques sur des formes d’intervention citoyenne
• Comparer et partager leurs expériences respectives
• Disposer de moyens concrets pour démarrer une action, des boîtes à outils spécialement dédiées au thème abordé (procédures, références, collecte des informations, balisage des démarches, identifications des acteurs, contacts, études) 
• Participer à des initiatives en cours ou initier une action utile à un collectif (association, collectivité territoriale, etc.) liées à l’environnement, à la santé publique, à la vie culturelle…
• Échanger avec les spécialistes de chaque expérience et avoir un suivi des démarches impulsées
• En bref, renforcer notre pouvoir d’agir sur les questions qui touchent au bien commun, au-delà du bulletin de vote.

 

Inscrivez-vous d’ores et déjà à l’atelier de votre choix
au + 33 (0)1 40 05 05 67 ou sur chaos@lesperipheriques.org

Ateliers : d’octobre 2015 à juin 2016 de 15 à 19 heures au 100ecs
100, rue de Charenton, 75012 Paris

Conception et organisation : Les périphériques vous parlent et l’association Poïésis
Animation des ateliers : Yovan Gilles (Les périphériques vous parlent)
avec les spécialistes de chaque expérience.

 

Avec le soutien du Conseil Régional d’Île-de-France

 

Remerciements au Sénateur Jean Desessard