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Commentaire Blog d’un écologue : mars 2012 - 6/03/12

Pertes de contrôles naturels

L’écran d’ozone stratosphérique s’étage entre 18000 et 37000 m environ.
Sa mesure s’effectue en unité Dobson (du nom du scientifique qui l’a conçue), chaque unité représentant 10 micromètres (soit 0,01 millimètre).
Malgré ce peu d’épaisseur, il protège efficacement des ultra-violets rayonnés par le soleil.
Mais l’écran d’ozone stratosphérique contrôle aussi un certain nombre de mécanismes naturels, sérieusement mis à mal par la diminution de sa surface.
Des mesures opérées dans l’océan Austral ont montré une baisse affectant jusqu’aux deux-tiers de la production de phytoplancton : lorsque l’écran d’ozone atteint moins de 300 unités Dobson, la concentration de chlorophylle diminue, occasionnant une moindre activité planctonique.
Dans ce même océan, la déplétion de l’écran d’ozone se traduit par une diminution de ses capacités d’absorption de gaz de serre : en temps normal, cet océan absorbe à lui seul 15 % des émissions humaines de CO2.
L’évolution de la concentration d’ozone depuis 1975 ne le permet plus : sa présence continûment en baisse fait que des vents plus puissants soufflent sur l’océan Austral, mélangeant eaux de surface et eaux plus profondes riches du CO2 précédemment absorbé, ce qui sature les organismes phyto et zoo planctoniques pourtant naturellement absorbeurs.
Plus largement, l’amincissement de l’écran d’ozone modifie la circulation atmosphérique dans les latitudes basses de la planète : cela a pour conséquence de favoriser l’accroissement de violentes précipitations du Pôle Sud à la ligne équatoriale, comme en ont récemment témoigné le Brésil, l’Afrique du Sud ou l’Australie.
La perte de contrôle des ultra-violets due à la diminution de l’écran d’ozone contribue également à la disparition des Amphibiens : 150 espèces ont disparu depuis 1980, alors que leur rythme naturel d’extinction est d’une variété tous les 250 ans.
Leurs œufs dépourvus de coquilles et leur peau perméable subissent de plein fouet l’augmentation des rayons ultra-violets atteignant la terre : ils sur-activent alors la virulence d’un champignon microscopique, Batrachochytrium Dendrabatidis, qui déforme leurs membres antérieurs.
Bien sûr, ce champignon est certainement présent depuis les 360 millions d’années qu’il y a des Amphibiens sur la planète, de même que bien des diminutions d’ozone ont eu lieu durant cette longue période : mais ces dernières s’étalaient sur des milliers d’années, non sur quelques décennies, laissant le temps aux systèmes immunitaires des Amphibiens de contrecarrer les agissements de ce parasite.
De surcroît, le trou d’ozone ne mesurait peut-être pas 5 fois la surface de l’Allemagne, tant au Pôle Sud qu’au Pôle Nord…
Quoi qu’il en soit, se priver des gros mangeurs d’insectes vecteurs de nombreux virus, dengue, palud chick, ou virus du Nil Occidental (désormais présent, par exemple, en Camargue)… que sont les Amphibiens ne peut que favoriser l’expansion de ces pathologies.
Dans la mesure où, dans le système solaire, l’écran d’ozone stratosphérique est propre à la seule terre, il est probable que d’autres pertes de contrôles naturels sont à déplorer du fait de sa déplétion : ces quelques exemples ne sont que le reflet des recherches menées jusqu’à présent.

Sources :

Le Pôle Nord perd aussi sa couche d’ozone, Le Parisien, 03.10.2011
Impact of polar ozone depletion on subtropical precipitation, Science, 21.04.2011(disponible en Français sur Physorg.com,même date)
Sunbathing not good for tapdoles, Physorg, 17.02.2011
Stratospheric ozone depletion reduces ocean carbon uptake and enhances ocean acidification, Geophysical Research Letters, 20.06.2009, Physorg, 24 idem
Effets du trou de la couche d’ozone sur la production de phytoplancton, Bulletins Electroniques, 04.09.2006.

Eco(cide) tourisme(3)

Bon nombre des 35 millions de vols commerciaux planétaires effectués annuellement sont voués à transporter des touristes.
Vecteurs principaux du développement touristique, les 247 milliards de litres de kérosène actuellement nécessaires aux courts, moyens et longs courriers ne sont pas sans conséquences sur l’environnement.
En effet, leur combustion dégage des molécules de suie et de l’acide sulfurique formant un air chaud et humide.
Son contact avec l’air froid et sec des altitudes produit des nuages artificiels ayant les mêmes propriétés que les cirrus naturels : ils emprisonnent davantage la chaleur de l’atmosphère qu’ils ne renvoient le rayonnement solaire vers l’espace.
Cet apport radiatif supplémentaire renforce le changement climatique : par exemple, il explique à lui seul 20 % du réchauffement de l’Arctique .
Au surplus, en 90 ans d’existence, les activités professionnelles liées à l’aviation ont réchauffé l’atmosphère de 0,15 wt/m-2 (le soleil de 0,30 depuis 1750).
Mais des pollutions s’ajoutent aussi du fait du trafic aérien touristique.
L’encombrement des aéroports lors des grands départs condamne de nombreux avions à attendre, moteurs en marche, ou à rouler au ralenti : la photo-oxydation par le soleil des goutelettes d’huile alors émises les transforme en particules fines pénétrant profondément les poumons humains.
Dans les quartiers résidentiels proches des petits aéroports pour jets privés, leurs niveaux sont de 2,5 à 10 fois plus élevés que les normes tolérables.
Quant aux améliorations technologiques à venir, le doublement du trafic aérien actuellement en cours surpassera largement leur rythme et l’efficacité énergétique qu’elles permettront d’obtenir.
Cette dernière repose en partie sur l’utilisation du kérosène « vert », à base d’huile issue de végétaux.
Mais la produire revient à émettre en moyenne 10 fois plus de CO2 que la production de kérosène classique (55 fois plus si c’est à partir d’huile de palme).
De surcroît, 200 millions d’ha seraient nécessaires pour satisfaire la consommation des 3 litres/passager aux 100km indispensables à l’actuel trafic aérien.
Enfin, les décollages d’avions se heurtent de plus en plus souvent à l’une des nombreuses conséquences du réchauffement global.
En effet, la hausse des températures atmosphériques mène à augmenter l’humidité de l’air.
A son tour, celle-ci fait chuter la densité de ce même air atmosphérique, ce qui diminue d’autant la portance des appareils, qui ont alors besoin de distances plus longues pour décoller à certaines heures de la journée.
Face à cette situation, deux attitudes sont possibles :
- allonger les pistes d’envol existantes, au risque de les rapprocher dangereusement d’habitats ; d’installations classées Seveso ; de centrales nucléaires (par exemple à Lydd, dans le Kent)…
- faire décoller les avions tôt le matin ou tard le soir, comme cela se pratique dans le centre et le sud des Etats-Unis, avec la conséquence que tout ou partie des vols s’effectue de nuit, période durant laquelle les nuages artificiels évoqués plus haut acquièrent un potentiel de réchauffement atmosphérique 2 fois plus élevé que le jour.

Sources :

L’avion condamné à voler plus vert, Metro, 08.09.2011
Dans le Kent, bataille autour de l’extension de l’aéroport de Lydd, Le Monde, 08.06.2011
Idling airplanes produce more harmful pollution than previously throught, Physorg, 12.05.2011
Quantifying variability in life cycle greenhouse gas inventories of alternative middle distillate transportation fuels, Environmental Science and Technology22.04.2011 ; disponible en Français sur le site internet Science Daily.com,11.05.idem
Global radiative forcing from contrail cirrus, Nature Climate Change, 29.03.2011; Physorg 31.idem
How aircraft emissions contribute to warning, Nature News21.12.2009;disponible en français sur le site internet climatechangepsychology.blogpost.com
Aircraft emissions impacts in a neighborhood adjacent to a general airport in southern California, Envtl Sc and Tech 01.10.2009 ; Physorg 18.11.idem
A warmer world could make current airport runways too short, Christian Science Monitor 10.09.2009; climatechange… 11.idem
Resetting global expectations from agriculture biofuel, Environmental Research Letters 01.2009; disponible en français sur le site internet Econologie.com 04.02.idem
Carbone missions from aviation graving rapidly, Physorg 27.06.2006
Does commercial jet traffic affect climate? Physorg 08.12.2005.

Que d’eau, que d’eau.

Faire beaucoup avec peu appartient aux multiples intelligences de la nature.
Dans les milieux extrêmes qualifiés de déserts, les captations de la rare ressource hydrique en sont des illustrations.
Au Sultanat d’Oman, dans les montagnes du Dhofar, une forêt survit au beau milieu du désert en recueillant les goutelettes d’eau qui émanent des brouillards issus des nuages.
Les arbres les stockent ensuite dans les sols et les utilisent lorsque la météorologie n’amène pas ces brumes, ne pouvant compter sur des précipitations, rarissimes en cette région.
La variété de chauve-souris Pipistrellus Khuli a opté pour une autre stratégie afin de triompher du manque d’eau propre aux déserts.
Elle a modifié la graisse de sa peau dans le but qu’elle retienne mieux les apports hydriques des rares abats de pluie.
Objectif atteint : elle conserve 20 % de plus d’eau que ses consoeurs vivant dans des biotopes non désertiques.
La bien nommée rhubarbe du désert procède un peu de la même façon.
En Israël, le désert du Néguev prodigue en moyenne 75 mm de précipitation chaque année.
Pourvue de feuilles pouvant mesurer jusqu’à 1m de diamètre, cette plante utilise les cuticules cireuses dont elles sont recouvertes comme des canaux d’irrigation.
Elle récupère ainsi 426 mm d’eau par an, soit presque 6 fois plus que le total des précipitations annuelles, qui pénètrent ensuite dans les sols, jusqu’à 10 cm de profondeur.
Ces exemples sont à comparer avec l’immarcescible espèce humaine à laquelle il faut 13000 unités de dessalement d’eau de mer, 850000 barrages d’eau douce, 165 milliards de m3 d’eaux usées traitées chaque année, etc… pour satisfaire ses envies d’or bleu.
Il faut dire que lorsqu’une puce électronique pesant 2 grammes nécessite 75 litres d’eau pour sa fabrication…

Sources :

For desert bats,the secret to survival is skin deep, disponible en Français sur le site internet Treehugger.com,01.07.2010
Desert rhubarb,a self irrigating plant, disponible en Français sur le site internet Newswise.com, 01.07.2009
Massachusset Institute of Technology team describes unique desert cloud forest, Physorg 06.09.2006

JEAN-LUC MENARD

Commentaire Blog d’un écologue - 15/11/11

Préventions  efficaces des pathologies : biodiversités et milieux  naturels.

Pris parmi de nombreux autres, voici trois exemples qui mettent en lumière la véracité de cet axiome.

- Le paludisme cause le décès de 800000 personnes chaque année.

Dans 54 districts de l’Amazonie Brésilienne, il a été montré que le déboisement de seulement 4% d’un territoire accroissait de 48% le nombre d’impaludés : en effet, Anophele Darlingui, moustique transmettant le virus, apprécie particulièrement les mares à découvert que la déforestation occasionne.

A l’ouest du Kenya, le poisson Tilapia a été reintroduit dans un lac : la population de moustiques vecteurs de la malaria y a alors diminué de 94%.

- Voilà longtemps que le virus du Nil Occidental a quitté l’Ouganda , son lieu originel d’activité.

Possiblement mortel (fièvres) ou provoquant des décès foudroyants(méningites), il a éssaimé, entre autres de nombreux pays, aux Etats Unis.

Là- bas, de patientes recherches ont démontré que s’il existe une diversité d’oiseaux s’équilibrant entre espèces, seul un volatile sur mille est infecté par ce virus : peu de transmissions aux humains se réalisent alors.

En revanche, lorsque les habitats aviaires sont mis à mal , les espèces hotes du VNO prolifèrent (geais, roselins, corneilles, moineaux, mainates, pinsons, …), tandis que disparaissent celles beaucoup moins enclines à l’accueillir (cailles, perruches, oies, pics, foulques, faisans, …)

- Toujours aux States, la maladie de Lyme (arthrites , paralysies faciales, encéphalites) est favorisée par l’incessant étalement urbain.

Ce dernier est à l’origine de la disparition de l’oppossum , peu affecté par les tiques porteuses de la bactérie Borrelia burgdorferi transmettant cette pathologie aux humains , alors que prolifèrent les souris à pattes blanches qui en sont des gites privilégiés, car il y a de moins en moins d’oppossums pour les manger.

Ces constats sont certainement généralisables à l’ensemble des espèces animales et végétales présentes sur la planète.

En effet, les variétés les plus résistantes à la détérioration de leurs milieux sont aussi celles qui constituent les meilleurs réservoirs et les plus efficaces transmetteurs d’agents infectieux.

Cela est vraisemblablement du au fait que virus et parasites investissent en priorité les organismes vivants en accueillant le plus : du fait de l’apre concurrence qui y règne, ils en attendent un enrichissement des gènes à transmettre à leurs descendants.

A leur tour, les organismes particulièrement infestés  développent des immunités supplémentaires qui leur permettent de s’adapter à des environnements dégradés.

Sources :

- Moins d’espèces , plus de maladies infectieuses (Le Monde, 15.12.2010).

- Loss  of species large and small threatens human health (Nature, 02.12.2010, disponible en Francais sur le site internet de Science Daily, du 01.idem).

- Biodiversity loss : detrimental to your health (disponible en français sur Physorg.com, 01.12.2010.

- Incidence of malaria jump when Amazon forests are cut (Emerging Infectious disease , 16.06.2010 ; Physorg.com, idem).

- Biodiversity loss can increase infectious diseases in humans , bioscience , 07.12.2009 (Science Daily, 06. idem).

- Bird diversity lessens human exposure to West Nile Virus, Physorg.com 06.10.2008.

- Increased avian diversity in associated with lower incidence of human west nile infection, PLOS one, 25.06.2008 (Physorg.com, idem).

- Edible fish feasts beats malaria, (Physorg.com 09.08.2007).

Eco(cide)tourisme(2)

Les montagnes représentent 24% des terres émergées.

Leurs stations de sports d’hiver subissent les conséquences du réchauffement global : la plupart d’entre elles recourent à l’enneigement artificiel de mi-décembre à mi-avril.

Dans les Alpes Européennes , 70 millions de touristes affluent dans les 666 stations se partageant ce massif montagneux.

En Autriche, 35%du domaine skiable fait appel à la nivoculture, 70% en Italie.

En France, 20 milliards de litres d’eau  sont annuellement  consacrées à la production de neige artificielle, 1 milliard supplémentaire chaque année, aspirant 60% du débit des rivières dont les cours sont alors au plus bas .

Très gourmands en énergie, les canons à neige engloutissent  300 millions de watt chaque hiver, contribuant  ainsi à la nécessité d’avoir du multiplier par trois la puissance électrique installée dans les stations Francaises.

Meme dans une zone mondiale en déficit structurel d’eau depuis douze ans, à savoir celle de Pékin, l’engouement pour le ski y confine à la frénésie.

Tout au long de l’année, la dizaine de stations sises aux alentours de la capitale Chinoise ne désemplissent pas  chaque week-end.

Elles sont entièrement enneigées à coups de canon,  alors qu’il manque annuellement 515 millions de m3 d’eau dans cette région.

Ou que ce soit sur la planète, c’est lorsque fond cette neige souvent fabriquée avec de l’eau douteuse que d’autres conséquences se manifestent.

Tout d’abord, un véritable déluge de pollution : une concentration élevée de polluants organiques persistants provenant d’isolants de cables téléphoniques , de vetements hydrofuges , de peintures et revetements , etc… est alors disséminée.

Ensuite , une bactérie, Pseudomonas Syringae, est utilisée pour sa capacité glaciogène qui augmente le rendement de la neige artificielle : lorsqu’elle fond, cette bactérie se répand dans les cultures de concombres, tomates, haricots, pois, prunes, abricots, pommes, …, dont elle est très friande, y causant d’importants dommages.

Par ailleurs, le bilan carbone de la nivoculture est désastreux : chaque HA artificiellement enneigé suscite l’émission de 8 tonnes de co2.

En outre , la présence massive de touristes se situe  à un moment ou la production d’électricité est la plus carbonée, car d’origine thermique quand les retenues de barrages sont gelées.

Cela se traduit par l’émission de 240 KG de co2 par chaque personne séjournant une semaine dans une station de sports d’hiver(contre 80 KG en restant chez soi), atteignant 4,6 tonnes pour chaque individu s’adonnant à deux semaines d’héliski au Canada.

Ces impacts catastrophiques sur l’environnement n’ont pas empeché la survenance d’un double évènement très significatif :

- à l’automne 2010, Carmen de Jong, professure Allemande d’hydrologie et de climatologie, était exclue de l’Université de Savoie, alors qu’elle menait des travaux relatifs aux aspects ci-dessus évoqués.

- au printemps 2011, le Ministère de l’Environnement décernait un premier prix récompensant des recherches pronant l’utilisation des eaux usées dans la fabrication de neige artificielle.

Sources :

- Produire de la neige avec les eaux usées, Métro, 16.06.2011

- Dark side of spring ? Pollution in our melting snow (Université de Toronto), Physorg.com, 28.03.2011

- Mauvase neige, Le Monde, 09.03.2011

- La sécheresse accentue le déficit en eau de Pékin, Le Monde, 30/31.01.2011

- Ambiance glaciale à l’Université de Savoie, Le Canard Enchainé, 14.10.2010

- La neige artificielle pas canon pour l’environnement, 20’, 22.09.2010.

Facétieuse nature

Que deviennent les carcasses de baleines, requins, cachalots… qui, ayant échappé aux filets de la surpeche , décèdent dans les milieux naturels qui les ont vus naitre ?

Eh bien , meme leurs os ne sont pas gaspillés : 17 variétés de vers marins de type osedax s’en régalent.

Opérant jusqu’à 3000m de profondeur, ces créatures sont pourtant dépourvues de bouches, d’intestins et d’anus, cruels manques pour qui a besoin de manger et digérer…

Heureusement, de bienveillantes bactéries leur permettent l’accès à ces os de mamifères marins et leur en facilitent la digestion.

Cette symbiose en cache une autre : chaque femelle osedax abrite en elle environ 75 males beaucoup plus petits, de quoi être sûre d’assurer une reproduction régulière.

Les mamifères marins ne sont pas prets de faire de vieux os.

Sources :

- Deep-sea worms eat found to eat fish bones , Biology Letters , 13.04.2011 (Physorg.com, 14 idem)

- The bizarre life of bone-eating worms , BMC Biology , 09.11.2009 (Physorg.com,idem)

- A unique marine symbiosis is studied , Physorg.com, 23.09.2005.

JEAN-LUC MENARD

Commentaire Menace sur nos neurones : Alzheimer, Parkinson - 8/11/11


Menace sur nos neurones : l’émission radio

Livre à lire, à offrir, à faire lire impérativement.

Menaces sur nos neurones de Marie Grosman et Roger Lenglet (paru aux éditions Actes Sud dans la collection « Enjeux de société ») est un livre décisif, qui procède à un état des lieux scientifique approfondi des causes de l’explosion des maladies du cerveau, dénonçant l’attitude des autorités et la paralysie de la prévention. Et qui montre comment stopper cette pandémie. Il s’agit à la fois d’un véritable travail de recherche, appuyé sur une analyse rigoureuse des données, et d’un ensemble de révélations sur l’affairisme qui entretient le fatalisme : un voyage scientifique documenté et impeccable dans sa glaciale véracité. En témoigne la quarantaine de pages de notes et de références qui nous scotchent à nos réalités toxiques sans aucun répit. Bien fait pour nous ! Nous prenons ici la mesure de notre ignorance…

Ce livre frappe donc avant tout par sa rigueur et l’approche très détaillée de chaque filière toxique, présentée d’une façon précise, à partir d’études ou vérifications qui sont pour la plupart cachées par les instances officielles ou restent confinées dans le cercle feutré des experts qui se gardent bien d’en parler dans les médias. On a beau se croire déjà «avertis», on doit reconnaître que ce livre est autant une découverte qu’une remise à niveau capitale.

Qu’il s’agisse de la transmission de substances neurotoxiques par la mère à son enfant via le cordon ombilical et le placenta, à la contamination par l’eau que nous buvons, les milles manières des métaux lourds de s’installer durablement parmi nos neurones, des médicaments inefficaces mais délétères qui participent à cet empoisonnement, sans oublier les particules ultrafines polluant l’air et entrant sous nos crânes par l’escalier de service qu’est le nerf olfactif, les épandages de boues toxiques, les adjuvants des vaccins et d’autres encore… nous comprenons vite que nous vivons dans une bulle éminemment toxique. Et au-delà de la seule description du système, les auteurs nous amènent à comprendre comment en déjouer les pièges, collectivement et individuellement.

Ce que nous ignorons, et que ce livre met en lumière, c’est d’abord l’augmentation vertigineuse du nombre d’affections neuropsychiatriques au-delà de la maladie d’Alzheimer, et la manière dont les autorités ont laissé courir ces pandémies. On y découvre, par exemple, que la maladie de Parkinson touche, non seulement de nombreux agriculteurs, mais aussi monsieur Tout le Monde. Et que l’augmentation du nombre de malades d’Alzheimer n’est pas liée au vieillissement de la population, contrairement aux informations qui nous en sont données. Au fil des pages, l’ouvrage démontre qu’au-delà d’une apparente négligence des autorités, une connivence existe entre les décideurs politiques, les leaders médicaux et les industries du médicament, jusqu’à pointer précisément comment ces dernières planifient leurs bénéfices et les partagent entre soi, dans une joyeuse ambiance de spéculation commercialisant les maladies, et investissent sur la multiplication du nombre de malades prévue pour les prochaines décennies. De l’art de s’enrichir en prétendant prendre soin des victimes qu’on cause soi-même… Les preuves qui nous sont données ici sont accablantes.

panneauxCe véritable «traité» de toxicologie et d’épidémiologie éclaire les abîmes de notre ignorance et nous réveille. On ne peut certes pas tout savoir et l’on craint communément de devoir se défendre de tout. Mais cette lecture est incontournable pour tous ceux qui préfèrent savoir comment faire reculer les causes neurotoxiques, plutôt que de les laisser s’installer en eux et continuer à faire des ravages dans la population. D’autant qu’au-delà du vertige ou des frayeurs que le lecteur peut éprouver dans un premier temps devant la dureté des vérités, il nous informe et nous oriente sur nos choix à venir. Résultat des courses : on est fasciné de bout en bout par la savante démonstration, on est dedans et on y reste. Et quand on la termine, on en sort changé : on se sent beaucoup plus fort. Cette révolution est parfaitement comparable à celle que l’on a vécue avec la découverte des microbes, d’abord refusée par le corps médical et l’opinion. Nous ne voulions accepter alors que des créatures invisibles à l’œil nu couvraient la surface du monde et dont certaines étaient la cause d’épidémies épouvantables de peste et de choléra tuant des millions de personnes. « On ne peut pas faire attention à tout et tout nettoyer tout le temps, laver nos mains entre chaque patient, et même nos ustensiles ! » se récriaient des médecins catastrophés. Changement de culture : il faut désormais aussi apprendre à se protéger des nouvelles molécules qu’on place dans notre environnement quotidien, dont certaines sont neurotoxiques à notre insu, quand d’autres sont cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques. Tout comme chaque virus qui est à l’origine de différentes maladies infectieuses. A ceci près que les auteurs indiquent un changement de paradigme : les toxiques chimiques interagissent entre eux, et beaucoup plus que ne le font les germes infectieux…


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Commentaire Blog d’un écologue - 18/07/11

Echange de bons procédés


Dans deux biotopes comparables (lacs dans le Wisconsin aux Etats-Unis, et cours d’eau en Colombie Britannique, Canada), une réciprocité végétaux/saumons contribue à une bienfaisante diversité.
Lorsque les algues d’eau douce sont en quantité insuffisante, le zooplancton local complète son alimentation par des résidus végétaux (feuilles d’érable, aiguilles de pin, …), à la vive satisfaction des saumons qui se nourrissent en partie de ces organismes zooplanctoniques (daphnies, …).
A leur tour, via les nutriments issus de leurs frais, la plus ou moins grande abondance de saumons contribue à déterminer les types et productivités des végétaux présents dans les forêts environnantes.
- un nombre élevé de ces poissons favorise une faible diversité de plantes à haute teneur en éléments nutritifs (ronce, sureau,….)
- un nombre faible favorise une grande diversité de plantes à basse teneur en éléments nutritifs (myrtille, bleuet,….)

Sources :


Impacts of salmon on riparian plant diversity (Science, 25.03.2011 ; traduit en français sur Physorg.com à la même date).
Strong evidences for terrestrial support of zooplancton in small lakes based on stable isotopes of carbon, nitrogen and hydrogen (Proceedings of National Academy of Science, 01.02.2011, physorg 21.01.idem)

Eco(cide)- tourisme (1)

Première région touristique planétaire, le Bassin Méditerranéen compte 258 millions d’habitants permanents. Entre les mois de juin et septembre de chaque année, 275 millions de personnes supplémentaires s’y établissent temporairement.
Ce plus que doublement n’est pas sans impacts sur l’évolution de ses écosystèmes.
Une recherche portant sur les 21 pays le formant a révélé, alors qu’on enregistrait la plus forte élévation des températures les plus chaudes, que les zones côtières ne recevaient que 10% des précipitations.
Ces résultantes du réchauffement global se traduisent par une diminution moyenne des abats de pluie de 18% en Espagne depuis 1946, de 30% dans les 40 dernières années au Maroc, etc.…
Combiné à l’irresponsable surcroit de population entre juin et septembre, ce stress hydrique contribue à provoquer la combustion de 600000 hectares de forêt, essentiellement sur cette même période chaque année, mettant à mal les 25000 espèces de végétaux qui tentent de se maintenir dans cette partie du monde.
L’extravagant surplus de densité humaine s’y produisant favorise aussi la transformation de la mer Méditerranée en poubelle géante de la planète.
En effet, 250 milliards de fragments de plastique (soit 115000 micro déchets au km2) garnissent cette mer quasiment fermée (« Méditerranée » vient de la locution latine « médius terra » qui signifie « au milieu des terres »).
Ajoutée aux 50000 tonnes d’hydrocarbures déversées chaque année par le trafic maritime (croisières, plaisance, fret, surpêche), cette pollution participe à la disparition de bon nombre des 1350 espèces marines (par exemple, la moitié des variétés de requins et de raies) qui essaient d’y surnager.
Enfin, last but not least, la contribution du tourisme Méditerranéen aux émissions mondiales de gaz à effet de serre est loin d’être négligeable.
Rester chez soi durant une semaine de vacances conduit à émettre 80 kg de GES/personne : la passer en Croatie en dégage 240, en Italie 320, en croisière Méditerranéenne 880, la palme (c’est le cas de le dire) revenant à une semaine de plongée en Egypte avec 1,2 tonne.
Toutes ces nuisances environnementales, alors que « le tourisme consiste à aller voir ailleurs ce qui est devenu pareil partout » (Guy Debord)…

Sources :


Rain in Spain is on the decline (Physorg , 02.02.2011)
250 billion’ plastic fragments in Mediterranean (Physorg, 30.12.2010)
Mediterranean faces dangerous heat (Geophysical Research Letters, 15.06.2007; Physorg idem)

Un contrôle naturel très efficace

2000 tonnes de mercure sont émises chaque année par la production de charbon, de chlore, l’utilisation d’incinérateurs…
Son cycle biogéochimique est vertueux lorsqu’un mécanisme, prévu pour ses émissions naturelles (éruptions volcaniques, par exemple), peut fonctionner au sein d’écosystèmes préservés.
En effet, les étendues glacées bloquent les molécules mercurielles et le soleil qui brule sur ces neiges les transforme en mercure gazeux rejoignant l’atmosphère, sans conséquence écologique particulière.
Mais lorsque les glaces disparaissent, ces mêmes molécules sont directement décomposées dans l’atmosphère par la lumière du soleil, qui les transforme alors en methylmercure, dangereux composé chimique endommageant les systèmes immunitaires et nerveux, entravant le développement des cerveaux infantiles…
Ce bienfaisant contrôle a été précisément mesuré en Arctique, bien qu’il soit aussi probablement en action sur l’ensemble des masses glaciaires mondiales (Antarctique, Alpes, Himalaya, Groenland, Andes,…).
Il fait partie des nombreux services écologiques rendus par ces biotopes ; il est donc particulièrement dommageable que l’actuelle espèce humaine laisse volontairement fondre l’Arctique afin de pouvoir s’emparer des milliards de tonnes de manganèse , d’or , de pétrole , cobalt , cuivre , fer , gaz , … qui tapissent son sous-sol.

Sources :


Methylmercury photodegradation influenced by sea-ice cover in Arctic marine ecosystems (Nature Geoscience, 16.01.2011; Physorg, 19 idem)
Fingerprinting’ method reveals fate of mercury in Arctic snow (Physorg, 10.02.2010)

JEAN-LUC MENARD

Commentaire Blog d’un écologue - 18/03/11

Prospères marmottes


Un heureux effet du réchauffement global se produit au Colorado et dans les Pyrénées Catalanes.

Entre 1976 et 2008,  les nombre et poids de ces sympathiques rongeurs terricoles n’ont cessé de s’accroitre, avec une accélération de 2001 à 2008.

Ce phénomène est attribuable à trois facteurs combinés : une fonte plus précoce des neiges avance la productivité végétale, assurant ainsi une meilleure survie des jeunes marmottes.

Amateurs de fraiches altitudes, ces animaux, à l’instar d’autres espèces partageant les mêmes affinités, avaient survécu sans peine au précédent réchauffement climatique. Ce dernier s’était étalé sur 10000 ans (d’il y a 20000 à 10000 ans), permettant ainsi leur adaptation progressive à de nouvelles conditions.

En sera-t-il de même avec l’actuel  réchauffement, qui, au bout de 260 ans d’existence, produit des conséquences semblables à celles qui surviennent seulement après plusieurs milliers d’années consécutives de réchauffement ?

So long , marmots !

Sources :

Coupled dynamics of body mass and population growth in response to environmental change (Nature, 21.07.2010. Traduit en Français sur Physorg.com , archives, 21.07.2010.)

An earlier changing climate: humans had to adapt in ancient warning world (Physorg.com, 16.03.2010.)

Potential distribution of the Alpine marmot in Southern Pyrenees (Ethology, Ecology and evolution, 12.2009 ;  Physorg.com, 09.03.2010) .

Echange cancers infantiles  contre petits-déjeuners, déjeuners et ordinateurs gratuits


Cette étrange transaction se déroule dans l’état de Géorgie, aux Etats-Unis.

Depuis plusieurs décennie, une compagnie énergétique y exploite deux réacteurs nucléaires à Waynesboro, localité de 6500 habitants. En échange des avantages matériels évoqués ci-dessus , l’ensemble de la population accepte une augmentation moyenne de 18,5% de divers types de cancers juvéniles depuis une vingtaine d’années.

C’est pourquoi Barack Obama a choisi ce lieu pour relancer le nucléaire civil Américain : deux nouveaux réacteurs vont y voir le jour d’ici respectivement 2016 et 2018.

Il y a une trentaine d’années, de nombreux opposants argumentaient avec justesse sur, entre autres, ces risques sanitaires : aujourd’hui, seule une poignée est restée insensible aux 950 emplois existants comme aux 1600 à venir. Quant à l’ébouriffant maire de Waynesboro, il se félicite d’avoir dans sa ville toutes les enseignes de fast-food, alors qu’il n’y en avait aucune avant l’arrivée du nucléaire…

Pourtant, les pathologies infantiles liées à ce mode d’énergie sont dument attestées de par le monde.

Ainsi, l’Office Fédéral Allemand de Protection contre les Rayonnements a fait savoir, qu’entre 1980 et 2003, un surcroit de 117% avait été constaté chez des enfants de moins de 5 ans résidant à moins de 5 km des 16 réacteurs allemands.

A proximité d’unités de retraitement de déchets nucléaires, de tels surcroits ont également été enregistré :

-+ 100% à Sellafield (Grande-Bretagne) ;

-+ 600% sur des enfants de 5 à 9 ans dans un rayon de 10 km autour de La Hague (France).

Sources :

-Etats-Unis : le retour de l’atome (Le Monde , 07.05.2010)

-Le passé atomique du Royaume-Uni pèse sur la relance de sa filière nucléaire (LM , 29.04.2008)

-Les leucémies infantiles plus fréquentes près des centrales nucléaires (LM , 12.12.2007)

-Espérance de vie, la fin de l’illusion (Claude Aubert,  Terre Vivante Editions , 2006)

Comment les trouver ?


Il n’est déjà pas facile de mettre la main sur un végétal dont moins de 50 individus existent à l’état sauvage sur la planète. Mais lorsqu’il s’agit d’une plante qui pousse exclusivement sous terre, cela relève du tour de force.

Pourtant, celui-ci a été réalisé par des scientifiques Australiens, au bout de nombreuses heures de patientes recherches ayant mobilisé moult bénévoles.

Rhizantella Gardneri, une variété d’orchidées, est en effet indétectable d’une autre manière.

Cette plante blanche à petites fleurs marron foncé s’est affranchie de toute nécessité de photosynthèse : elle vit sa vie souterrainement en recevant ses substances nutritives des Thanatephorus Gardneri, champignons associés aux genets.

Pour ce faire, elle s’est débarrassée des fonctions servant à capturer la lumière du soleil, présentes dans les chloroplastes des autres végétaux, ne conservant que 37 gènes : c’est le plus petit génome chloroplastique connu à ce jour. Découverte depuis 1928, sa capacité à vivre sans photosynthèse n’a semble t-il pas suscité de recherches complémentaires : par exemple, d’autres végétaux ont-ils de semblables modes d’existence ? Des plantes alimentaires pourraient-elles pousser naturellement avec une moindre photosynthèse ?

Source :

Western Australian’s  incredible underground orchid (Physorg.com , 08.02.2011).

JEAN-LUC MENARD

Commentaire La corporation dans tous ses états - 11/02/11

Entretiens avec Philippe Lemoine

(fondateur du Forum d’Action Modernités et PDG de LaSer)

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Emission radio la corporation dans tous ses états

Pertinence et impertinence des enjeux démocratiques dans le monde du travail – L’évolution des organisations du travail -Irrationnel/conflit/pulsion : la part maudite de la rationalité économique – métamorphoses de la valeur et des identités professionnelles – quête et reconnaissance de soi au sein et en dehors des organisations…

Cette émission est la première d’un cycle qui se poursuivra tout au long de 2011 dans le cadre de la démarche du collectif Travail et Démocratie1. Entretiens réalisés par Federica Bertelli, Damien Trawale et Yovan Gilles.

I) Une démarche portée par un collectif A partir de la réflexion que chacune et chacun formule sur le travail et les enjeux de la démocratie en son sein, sur les modes d’organisation du travail et les préconisations diverses pour le transformer. Comment mettre en commun nos forces, conjuguer nos réflexions, nos actions et nos expériences, pour que la question du travail redevienne centrale, politique, humaine, en un mot : démocratique, et pèse dans les débats à l’horizon des présidentielles de 2012 ? 

La démarche Travail & Démocratie a émergé à l’occasion de la constitution, en mars 2007, d’un groupe de réflexion  autour des thèmes du travail et de la démocratie  regroupant des chercheurs, des associations, des consultants, des responsables de ressources humaines, des ergonomes et médecins du travail, des personnels du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSTC), des salariés, des représentants syndicaux, des citoyens, des collectifs de salariés… Ces acteurs se sont réunis en se demandant pourquoi il était si peu question du travail (et non de l’emploi) dans le débat public aujourd’hui ; du travail vu de l’intérieur, des pratiques en vigueur, des modes de travailler… Il leur est apparu que réfléchir sur le travail faisait surgir une exigence de démocratie très souvent mise à mal ou, du moins, bâillonnée par les urgences et les contingences, dans lesquelles ceux qui travaillent se sentent en premier lieu immergés. Progressivement, le fait d’articuler ensemble les thèmes du travail et de la démocratie leur a permis de se représenter sous un autre angle la question du travail, de sa valeur, de son sens, au plan individuel et collectif. Ils se sont dit qu’il était urgent de se saisir d’un débat qualitatif concernant la réalité des rapports sociaux au sein du monde du travail, à la frontière de l’intime et du collectif. Le désir de « transformation sociale » est sans doute sous-jacent à cette démarche qui n’ignore cependant rien des difficultés qui constituent l’ordinaire de chacun.

Depuis ce sont désormais plusieurs centaines de personnes et structures qui se sont associées à la démarche et qui font désormais partie du collectif Travail & Démocratie (*). Le travail effectué depuis 2007 a visé à répondre à deux problématiques principales :

  • Qu’en est-il aujourd’hui de la démocratie dans le travail et du travail dans la démocratie ?
    • Comment créer les dimensions collectives d’un large débat autour du travail de façon à réinscrire la question du rapport social au Travail dans le champ de la citoyenneté et de la délibération publique ?

Cette réflexion a débouché sur la signature de l’appel Travail & Démocratie(**) par plus de 600 citoyennes, citoyens ou structures (notamment des syndicats, des comités d’entreprises, des médecins du travail, des ergonomes, des artistes des responsables des ressources humaines…) qui ont par là même souscrits à la problématique.

Le point d’orgue de la démarche a eu lieu le samedi 2 mai 2009, lors du premier acte public du collectif Travail & Démocratie, à la Maison des Métallos à Paris lors d’une journée qui avait réuni plus de 450 participants.   Pour de plus amples informations sur cette intiative, écrire à travail-democratie@lesperipheriques.org ou 01 40 05 05 67

Commentaire Closed Vision - 20/09/10

Closed Vision

Chères lectrices, chers lecteurs,

nous sommes heureux de vous annoncer la sortie du DVD Closed Vision de Marc’O, présenté au festival de Cannes 1954 par Luis Buñuel et Jean Cocteau. Une réflexion commune autour des pratiques de la créativité unit Marc’O à la rédaction des Périphériques vous parlent depuis plus de 20 ans. Elle se poursuit aujourd’hui avec l’édition de Closed Vision, notamment. Ce film nous paraît être l’Å“uvre qui ancre cinématographiquement le positionnement intellectuel et artistique de Marc’O, l’acte premier de cet incroyable imaginaire créateur qui lui permettra de développer un regard si singulier sur le monde. Å’uvre d’une incroyable liberté, sa sortie aujourd’hui est comme une invitation qui nous ramène là où la créativité était audace et libération.

Pour visionner la bande annonce cliquer ici

Pour se procurer le dvd cliquer ici

Synopsis :

Closed Vision est la représentation cinématographique et poétique de soixante minutes de la vie intérieure d’un homme qui se promène à Cannes, sur la Croisette. Ce film se propose d’être au cinéma l’équivalent des fameux monologues intérieurs de James Joyce dans son célèbre roman Ulysse, il entend ne tenir aucun compte des traditions cinématographiques. Un homme se promène. Il pense, voit, imagine, rêve, marche, contemple, muse, entend, sent, ressent. Il a une caméra dans la tête. C’est tout…

Le synopsis original de 1952 apporte les précisions suivantes :

« le film que nous verrons est composé de trois parties :

1) Scénario paroles.

2) Scénario images.

3) Scénario des rapports parole-image.

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