Comment Blog d’un écologue : novembre 2012 - 12/20/12
Haute attitude
Les oies à tête barrée tiennent leur nom des bandes sombres qui figurent à l’arrière de leurs têtes. Au printemps et à l’automne, elles migrent vers les hauts plateaux Chinois ou Mongols, et inversement. Pour ce faire, elles doivent franchir les plus hauts sommets Himalayens.
Leurs poumons sont plus grands que ceux des autres variétés d’oies, et la densité plus élevée des vaisseaux sanguins dans les muscles de leurs ailes permettent à l’oxygène d’y être plus rapidement acheminé et diffusé.
C’est pourquoi elles peuvent voler jusqu’à 9000 mètres d’altitude, ce qui, pour un humain, reviendrait à pouvoir courir un marathon aux mêmes hauteurs que celles atteintes par un vol commercial d’avion.
Sans nécessiter de complexe appareillage, les oies à tête barrée disposent également d’informations météorologiques aussi fiables que celles des alpinistes.
Par exemple, en s’envolant du niveau des mers, les oies mettent 8 heures pour franchir l’Everest d’une seule traite : les cordées les aperçoivent exactement durant les mêmes fenêtres météo que ces escaladeurs utilisent.
Les oies à tête barrée savent donc en partant que le temps y sera calme 8 heures plus tard.
Sources :
– The trans–Himalayan flights of bar-headed geese,Proceedings of National Academy of Science, 31.05.2011 ; traduit en Français sur le site internet, Physorg.com, 07.06.id.
– Invigorated muscle structure allows geese to have the Himalayas, Physorg, 28.07.2009.
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