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Comment Newsletters - 04/30/21

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∙ Actualités des Périphériques vous parlent

∙ Travail et démocratie

∙ Lutte contre les discriminations

∙ Spots prévention risques toxiques  

 

Comment Les alertes : 7 ans d’activités des Périphériques vous parlent - 11/19/18

LES  PROJETS SUR LES ALERTES 2010-2017

 

2010 : Organisation par Les périphériques vous parlent avec Roger Lenglet d’une série d’ateliers d’une journée à la MJC de Chilly-Mazarin.

 

2013/début 2014 : Réalisation par Les périphériques vous parlent et Roger Lenglet de l’outil pédagogique audio : Lancement d’alerte, 14 réponses à des questions : des points pour connaître et devenir lanceur d’alerte.

http://blog.lesperipheriques.org/2014/02/07/lanceurs-alerte/

 

2014 : Conception par Les périphériques vous parlent et Roger Lenglet d’un cycle de 5 conférences au palais de Luxembourg (Sénat) intitulées Lancement d’alertes, enseignements et perspectives, habituellement défini « cycles de formation à l’alerte ».  Organisation : Les périphériques vous parlent en partenariat avec l’association Adéquations.
Présentation et programme : http://blog.lesperipheriques.org/2014/01/07/1065/

 

Mars 2015 : Lancement du premier des 15 spots de prévention de santé publique : Protégeons notre santé, bien commun, en partenariat de communication avec Adéquations. Conception et réalisation Les périphériques vous parlent et Roger Lenglet.

http://blog.lesperipheriques.org/2014/01/13/protegeons-notre-sante-bien-commun/

 

Octobre 2015 – juin 2016 : Organisation par Les périphériques vous parlent de 10 ateliers intitulés Reprendre la main sur la démocratie, Roger Lenglet anime 2 ateliers sur l’alerte. http://blog.lesperipheriques.org/2015/07/31/reprenons-la-main-sur-la-democratie/

 

2016 et jusqu’à la fin de 2017 : Création d’un service d’aide à la préparation des dossiers d’alerte, conçu et développé par Yovan Gilles pour Les périphériques vous parlent et Roger Lenglet. Ce service d’aide s’est poursuivi jusqu’à décembre 2017.

Comment Communiqué rectificatif suite à l’édition de l’ouvrage L’art de lancer une alerte - 11/19/18

Contrairement à ce qui est publié dans les documents accompagnant la présentation et la promotion de l’ouvrage L’art de Lancer une alerte, les cycles de formation à l’alerte et notamment de formation au lancement d’alerte au Palais de Luxembourg (Sénat) ont été conçus et organisés par notre association Star/Les périphériques vous parlent avec Roger Lenglet, en partenariat avec l’association Adéquations du 27 mars au 3 décembre 2014 et aucunement par Madame Isabelle Badoureaux, comme énoncé dans sa note biographique en 4ème de couverture.

 

Madame Isabelle Badoureaux n’a en aucune manière contribué ni à concevoir, ni à conduire, ni à organiser ces séminaires. Elle a été embauchée par l’association Star/Les périphériques vous parlent l’année suivante de ces formations pendant deux ans à partir du 25 mars 2015 comme Chargée de mission communication.

 

Madame Isabelle Badoureaux n’a pas, par ailleurs, participé à aucune activité ni a été impliquée en aucune manière dans une plateforme d’aide aux lanceurs d’alerte avec Roger Lenglet, que Les périphériques vous parlent ont développé avec ce dernier en 2016 et 2017 avec le soutien de la Sénatrice Marie-Christine Blandin.

 

A la date du 23 novembre 2018 l’éditeur Yves Michel a modifié le dossier de presse en supprimant l’annonce des activités au Palais de Luxembourg et de la plateforme d’aide aux lancers d’alerte dans la note biographique d’Isabelle Badoureaux.


Lancement d’alerte : 14 réponses à des questions – un outil pédagogique audio

 

Les alertes : 7 ans d’activités des Périphériques vous parlent

Comment Ateliers-projections : stéréotypes / préjugés / discriminations / égalité femmes-hommes - 02/5/18

Ateliers à destination des collèges, lycées, corps enseignant, professionnels du travail social et des entreprises.

 A travers ces ateliers, modulables selon les besoins, nous visons ces objectifs :

 

– Aborder par paliers la différence entre stéréotype, préjugé et discrimination afin de comprendre en quoi les discriminations reposent bien souvent sur des préjugés, eux-mêmes alimentés par des stéréotypes, des clichés ou des lieux communs ;

– Examiner la nature des préjugés sexistes et de genre, notamment à travers l’instrumentation qu’en font la publicité et les médias et prendre en considération les évolutions sociales qui ont permis l’émancipation des femmes et qui visent aujourd’hui l’égalité hommes/femmes au plan culturel, social et professionnel ;

– Faire comprendre en quoi les stéréotypes sexistes peuvent prédéfinir des rôles dès le plus jeune âge, influencer le choix ultérieur du métier, conduire à des discriminations (y compris par des mécanismes d’autocensure inconscients) : différenciation à travers les jouets, les interactions sociales, spécifications des rôles présumés de l’homme et de la femme ;

– Informer concrètement sur les discriminations : qu’est-ce qu’une discrimination, d’un point de vue historique et juridique, la loi et les critères, les sanctions, les pratiques de lutte contre les discriminations.

– Doter les participant(e)s d’une meilleure compréhension des mécanismes discriminatoires, de l’égalité femmes/hommes et de ses enjeux dans la société actuelle en stimulant le débat, les échanges et la parole.

– Stimuler les participant(e)s à adopter une attitude résolutive face aux difficultés qu’ils peuvent rencontrer et non défaitiste ou victimaire, en leur montrant les initiatives en termes de lutte contre les discriminations, pour l’égalité femmes/hommes et les dispositifs mis en place au sein des entreprises en faveur d’un accès égalitaire à l’emploi.

– Inciter les jeunes à adopter une posture de dialogue positif lors d’un entretien de stage ou pour des futurs entretiens d’embauche, que cela concerne le code vestimentaire, la mise en valeur de leurs compétences ou la réaction appropriée à adopter face à des questions potentiellement discriminantes. Face à une question qui peut paraître discriminatoire il s’agit aussi de comprendre ce que cherche à savoir l’employeur du candidat.

 

Les ateliers sont prévus pour se dérouler de manière modulable entre une et deux heures selon la demande. Ils sont animés par deux intervenants de notre association.

 

Nous veillons à animer les ateliers d’une manière très interactive afin de susciter la prise de parole sans tabous, ni freins ou inhibition et il est à noter que l’utilisation de courtes vidéos, parfois humoristiques, facilite énormément les échanges, les réactions et les prises de paroles.

 

Nous ne donnons au départ aucune définition, nous construisons collectivement la réflexion à partir de la parole des participant(e)s, de leurs réactions et vécu en leur posant des questions, en leur demandant d’exprimer librement toute idée, image, association d’idée, situations que leur suggère le vocable de préjugé, stéréotype, discriminations.

 

La parole singulière de chacun rencontre l’écoute collective pour échanger et évoluer vers la déconstruction des préjugés (surtout sexistes) et la compréhension des discriminations et des enjeux de l’égalité femmes/hommes.


N’hésitez pas à nous contacter afin de recevoir nos fiches pédagogiques : chaos@lesperipheriques.org

 

Des cycles d’ateliers sont en cours à Paris et en Ile-de-France dans les collèges, lycées, centre sociaux, avec le soutien de la Marie de Paris (dispositif Collèges pour l’égalité), du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), de la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) et de la Fondation Un monde par tous.

                

 

Comment Fondation d’une Université du Bien Commun à Paris - 02/1/18

Nous sommes à l’initiative, avec l’économiste et politologue Riccardo Petrella et Frédéric de Beauvoir (Etablissement culturel solidaire 100 ECS) de la création de l’Université du Bien Commun à Paris. De nombreux partenaires nous ont rejoints.
 
Fondée au printemps 2017, l’université organise d’octobre 2017 à avril 2018 un cycle inaugural de sept rencontres citoyennes sur les multiples aspects et problématiques des biens communs, intitulé « Biens communs, histoire, actualité et perspectives » au 100 ECS, établissement culturel solidaire (75012 Paris). Bien commun, biens communs, communs, sont des notions et des pratiques en développement dans de nombreux domaines et disciplines et à travers des actions citoyennes dans le monde entier. Elles s’amplifient sous la pression de la crise écologique et sociale, de la transformation numérique et de l’épuisement de nos modèles économiques.
 
L’Université du Bien Commun entend promouvoir la connaissance des biens communs et celle des forces en présence dans tous les champs où elles opèrent (droit, économie, anthropologie, philosophie, histoire, sciences, technologies, agriculture, numérique…). Autant agora que lieu de recherche et de diffusion, de formation, d’éducation populaire, l’Université est ouverte à tous les publics avec des modes d’intervention variés : conférences, ateliers, projections, interventions scéniques et plastiques.
 
Cette démarche entend contribuer à sa manière à la valorisation des actions et des réflexions des différents acteurs mobilisés sur ces questions, et susciter la convergence de talents, d’engagements et d’initiatives en faveur d’une meilleure connaissance et de la défense des biens communs.
 
Pour devenir membre coopérateur vous pouvez nous contacter.

Comment Ateliers Corps et perception - 11/7/17

Ateliers Corps et perception 

 

Aujourd’hui la vue prend une place considérable du fait de l’invasion des écrans dans notre quotidien. Tout est centré sur la vision. Mais que se passe-t-il dans notre corps sans la vision ?

 

Cet atelier propose de développer la perception par les sens autres que la vue et de redécouvrir ainsi la partie quasi imperceptible des sens, inhibés par le déluge des sollicitations visuelles et auditives permanentes. Il s’agira également de dépasser les préjugés liés au handicap, de comprendre et éventuellement surmonter les peurs vis-à-vis du handicap et notamment de la cécité, d’adopter une attitude appropriée à l’égard des personnes non voyantes ou malvoyantes.

 

Renverser les rôles, vivre des expériences que l’on n’a pas l’habitude de vivre en tant que voyant, amène à découvrir d’autres possibles sensoriels. C’est aussi développer son imaginaire, enrichir son mental par la surprise et l’inattendu en laissant libre cours à des sensations inexplorées.

 

En déplaçant le point de vue, en se mettant dans la situation d’une personne non voyante, les participants abordent des perceptions jusqu’alors endormies et qu’ils n’ont pas forcément l’habitude de mobiliser. 

 

Les participants seront invités à vivre des situations sensorielles inédites, les yeux bandés : • perceptions tactiles, toucher des matières, des objets, des sculptures, en percevoir les dimensions, les proportions et les volumes • perceptions sonores, écoute, se repérer dans un espace grâce aux sons • se déplacer, se mouvoir dans un espace donné qui comporte des obstacles • écouter la description d’un tableau ou d’une photo : travailler les mots et les images intérieures (chaque personne créée des images mentales totalement différentes).   

 

Ateliers animés par Laurent Scrive et l’équipe des Périphériques vous parlent. Laurent Scrive : ancien chercheur dans le domaine des énergies, malvoyant suite à une dégénérescence en continu de la rétine, pratiquant de Qi Gong depuis plus de 20 ans. Une spécificité : l’humour. Les périphériques vous parlent (équipe) : Federica Bertelli, Cristina Bertelli, Yovan Gilles. Depuis 25 ans notre association intervient dans le champ culturel et social à travers l’organisation d’événements, la productions d’outils pédagogiques et des formations.  

 

Ateliers réalisés avec le soutien de la Mairie de Paris

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Ateliers Corps et perception

Comment Blog d’un écologue : novembre 2015 - 12/17/15

Médicaments naturels efficaces

De nombreux individus d’espèces animales et végétales recourent, en toute conscience de cause, à des substances naturelles afin de faciliter la vie de leur progéniture ou la leur propre.

Par exemple, les papillons monarques femelles pondent préférentiellement leurs œufs sur les 140 espèces d’asclépiades (des plantes herbacées) dont bon nombre sont dotées, entre autres substances, de concentrations de cardénolides (des types de stéroïdes naturels) qui conduiront à la mort prématurée des parasites internes des futures chenilles.

Pour le même genre de raison, les oiseaux moqueurs, également appelés rossignols d’Amérique, accueillent avec faveur les œufs des vachers luisants (des passereaux) dans leurs nids, car ils sont porteurs d’agents chimiques efficients contre les parasites : un processus à l’avenir assuré, car, grâce au réchauffement, les vachers luisants se sont récemment répandus d’Amérique du Sud vers les Antilles et le sud de la Floride, en attendant d’autres expansions.

 

C’est à ce qui serait pour nous, humains, une ivresse mortelle que prépare pour ses larves Drosophilia Mélanogaster, une mouche de 3 à 4 millimètres de long. Plusieurs variétés de guêpes ont en effet la mauvaise manière de pondre leurs œufs dans ses larves, en vue de les dévorer de l’intérieur. C’est pourquoi cette mouche pond ses œufs sur des fruits : les larves les ingèrent, des levures et protéines les transformant en alcool (à tel point que ces larves atteignent un taux d’alcoolémie sanguin égal à 10 %). Cet alcool développe alors une puissante toxine propre à éliminer 60 % des œufs de guêpes.

Dans les agglomérations urbaines planétaires, nouveaux eldorados pour nombre d’espèces animales et végétales, roselins, moineaux, pinsons… ont bien compris le haut intérêt de récolter… des mégots de cigarettes. En effet, la nicotine qu’ils contiennent dégage des toxines suffisantes pour éloigner des nids de mites et acariens indésirables. Ils ont probablement appris cela de la plante sauvage Nicotiana, tout comme les larves des papillons sphinx qui mangent la nicotine des plants de tabac : elles l’excrètent ensuite, dispersant alors des nuages de répulsifs qui dissuadent les araignées-loups de les manger.

Les plantes, quant à elles, peuvent compter sur de nombreux micro-organismes : par exemple, les 160 espèces de trichodermes (des champignons ou des moisissures) sont souvent équipés de gènes spécialisés dans la perception des caractères sensibles du monde extérieur et alertent ainsi les plantes de maladies les menaçant, les néophytes (des bactéries ou des champignons) jouant des rôles similaires auprès des arbres.

 

Sources :

– Tobacco hornworm found to use nicotine to create « defensive halitosis », www.phys.org, 31 décembre 2012

– Le mégot, matériau de construction du moineau Mexicain, Le Monde, 29 décembre 2012

– Fruit flies medicate their larvae with alcohol, www.phys.org, 22 février 2012

– Fruit flies use alcohol as a drug to kill parasites, www.phys.org, 16 février 2012

– Monarch butterflies use medicinal plants to treat offspring for disease, www.phys.org, 11 octobre 2010

 

 

Médicaments naturels illusoires

On portrait croire les poudres de perlimpinpin, autrefois vendues comme panacées par des charlatans, reléguées aux musées des souvenirs : il n’en est rien.

Témoins les 5 000 lions et 6 000 tigres élevés en captivité, respectivement en Afrique du Sud et en Chine, dans le but principal de « soigner », entre autres, la malaria. Ou encore les 1 215 rhinocéros tués en 2014 en Afrique du Sud (contre 13 en 2007), où vivent 80 % de leur population mondiale, dont les cornes préalablement pilées acquièrent des vertus de « remèdes ». Sans parler des geckos (des lézards) qui, une fois séchés et dûment pulvérisés, « guérissent » du sida et du cancer : rien qu’à Taïwan, 15 millions d’entre eux ont été importés des Philippines, de Malaisie, d’Indonésie… de 2004 à 2012.

Un pas supplémentaire est franchi lorsque les « médicaments » sont contaminés dès avant leurs emplois. C’est par exemple le cas de nombre de plantes « médicinales » chinoises : chrysanthèmes, chèvrefeuilles, jujubes, bulbes de lys… démarrent les « traitements » percluses de 42 résidus de pesticides différents, dont 18 interdits en Europe, et 3 en Chine même.

 

Et que dire de l’empoisonnement volontaire de vautours à capuchons et de milans noirs (parmi beaucoup d’autres rapaces) pratiqué en vue de leurs captures en Afrique, sinon que l’utilisation des poudres ainsi contaminées qui en sont issues risque de soulager encore moins migraines et épilepsies. Quant à administrer de la bile d’ours pour apaiser douleurs et fièvres, on ne peut s’empêcher de rapprocher l’enfermement à cet effet de 50 000 ours noirs (rien qu’en Chine et Vietnam) du fait de leurs classements « en voie de disparition » en Asie…

 

Ces comportements humains inopportuns sont à associer à d’autres, tout aussi peu reluisants :

– Dans les parcs zoologiques et aquatiques planétaires, plus de 15 000 animaux sont tués chaque année ;

– Rien qu’aux USA, les chats de compagnie occisent 3,7 milliards d’oiseaux/an ;

– 136 pays fabriquent leur papier à partir de bois issus de forêts primaires composées d’essences rares ;

– 500 millions de poissons sont capturés annuellement pour alimenter les aquariums domestiques ;

– 350 millions d’individus appartenant à des milliers d’espèces végétales et animales font chaque année l’objet de trafics illégaux, etc.

 

90 % des espèces qui disparaissent sont victimes de ces pratiques alors que seulement 10 % de ces disparitions sont à attribuer au réchauffement, pollutions et pertes d’habitats. La nature s’adapte sans problème particulier aux changements environnementaux, mais a bien plus de mal avec les nombreuses attitudes directement prédatrices des humains… qui se gardent de les inscrire au programme d’une conférence mondiale.

 

Sources :

– Growing numbers of rhinos poached for horns in South Africa, www.phys.org, 30 août 2015

– Raptors in West and Central Africa threatened by trade for bushmeat and fetish, www.phys.org, 24 août 2015

– Les pesticides contaminent jusqu’aux plantes médicinales chinoises, Greenpeace, 04 juillet 2013,

– L’appétit asiatique pour les os de lions fait la fortune des élevages d’Afrique du Sud, Le Monde, 09 mars 2013

– Les « fermes » de tigres en Chine accusées d’alimenter un commerce clandestin pour la médecine traditionnelle, Le Monde, 27 février 2013

– Chinese scientists call for ban on bear farming, www.phys.org, 26 avril 2012

– Activists urge protection of hunted gecko species, www.phys.org, 16 novembre 2011  

 

Précoces impacts (3) : bruits de bottes

Au début du XXIIe siècle avant J.C., de faibles variations climatiques ont créé sécheresse et manque d’eau dans la région entourant l’empire akkadien qui couvrait alors les actuels Irak et Syrie.

S’en sont suivis famines, afflux de migrants, militarisation de cet empire, puis des affrontements armés qui ont conduit à l’élimination de l’empire akkadien, comme celle des migrants.

Entre 2006 et 2010, la Syrie a connu sa pire et plus longue sécheresse du XXe siècle, y  provoquant une baisse d’1/3 des récoltes, un doublement du prix des céréales, et une migration d’1,5 million de personnes des campagnes vers les villes.

Pourtant, en Syrie comme ailleurs, les problèmes environnementaux ne constituent actuellement que la seconde cause des migrations. En effet, d’ores et déjà, 60 millions de personnes sont des réfugiés de guerre, 37 millions des réfugiés environnementaux. A ce jour, 86 % d’entre eux sont accueillis par des pays pauvres ou émergents, 14 % par des pays riches.

 

Cependant, une seconde vague a commencé à s’ébranler et se déploiera sur les années qui viennent :

– 50 millions au titre de l’aridification de leurs terres ;

– 50 millions poussés à émigrer par les déplacements répétés qu’ils subissent du fait des catastrophes naturelles, notamment ouragans et inondations.

Les pollutions affectant leurs sols agricoles mènent la Chine, le Japon, les USA, l’Union Européenne, etc. à annexer plus de 70 millions de terres cultivables en Afrique, Asie et Amérique du Sud principalement, en chassant les individus qui y vivaient : ces derniers deviennent alors des migrants supplémentaires.

Le passage de 30 conflits armés en 2010 à 44 en 2013, associé d’une part à  des accroissements exponentiels d’achats et de ventes d’armes entre 2010 et 2014 et d’autre part à  des émigrations en forte augmentation – 10 000 personnes/jour en 2010, 42 000 en 2014 (soit de 3,6 ms à 15 ms/an) -,

laisse penser que l’espèce humaine s’apprête à « régler » les innombrables problèmes religieux, économiques, ethniques, environnementaux, financiers et sociaux qu’elle s’est elle-même créés par de multiples confrontations guerrières, militaires et civiles, comme elle l’a fait tant de fois durant les 10 000 dernières années.

La généralisation planétaire de ces stades suprêmes de violence est d’ores et déjà précédée de comportements de niveau moindre, mais cependant significatifs :

– Quelques dixièmes de degrés supplémentaires de température atmosphérique causent des hausses de violences domestiques (Australie…), ethniques (Europe, Asie…), criminelles (USA, Tanzanie…) ;

– Des diminutions de précipitations liées à des moussons défaillantes entraînent des augmentations de 8 % des assassinats de femmes en Inde.

A l’inverse,

– Des inondations excessives répétées au Pakistan y suscitent des accusations proférées par des djihadistes : « l’Inde a ouvert ses barrages pour noyer le Pakistan » ;

– Accumulés au fil du temps, des droits d’utiliser 5 fois plus d’eau que la quantité fournie par des précipitations satisfaisantes crée des tensions en Californie où une sécheresse sévit pour la 5e année consécutive.

La pétrodictature que devient le Canada depuis 2006 préfigure probablement le destin mondial des savoirs :

– Autodafés de plusieurs milliers de livres suite à la fermeture de 12 bibliothèques scientifiques ;

– Rideau de fer tiré entre la population et la communauté scientifique par l’obligation faite à cette dernière de soumettre leurs déclarations à un « bureau des relations avec les médias » ;

– Suppressions de dizaines de laboratoires et de centres de recherches sur le climat, l’écotoxicologie, les ressources halieutiques, la qualité de l’eau (alors que ce pays contient le plus grand nombre de lacs d’eau douce au monde)…

ect.

 

Sources :

– Lower rainfall could spark domestic violence dowry killings in India, www.phys.org, 18 juin 2015

– Did climate change help spark the Syrian war? www.phys.org, 02 mars 2015

– Far more displaced by disasters than conflict, www.phys.org, 17 septembre 2014

– California has given away rights to far more water than it has, www.phys.org, 20 août 2014

– Canada’s closure of science librairies riles researchers, www.phys.org, 11 janvier 2014

– Le Canada s’attaque à son patrimoine scientifique, Le Monde, 09 janvier 2014

– Climate strongly affects human conflict and violence worldwide, www.phys.org, 01 août 2013

– Journal urges Ottawa to stop muzzling scientists, www.phys.org, 02 mars 2012

– La désertification touche 1,5 milliard de personnes, Le Monde, 21 septembre 2011

 

Jean-Luc Ménard